Chronique N°1 : Le Bonheur à 3 balles (ou la théorie de la grenouille)
Chronique N°1 : Le Bonheur à 3 balles (ou la théorie de la grenouille)
Connaissez-vous la théorie des synchronicités ?
Selon Carl Jung, les synchronicités sont des coïncidences qui semblent “tomber juste” sans qu’on puisse leur trouver une explication logique. Elles laisseraient entrevoir un lien possible entre ce que l’on vit intérieurement et ce qui se produit autour de nous — comme une forme de connexion discrète entre nos mondes intérieur et extérieur. Et selon lui, beaucoup passent à côté sans même s’en rendre compte.
Si l'on devait simplifier : certaines coïncidences seraient trop pertinentes pour être juste du hasard.
L'instant T
Mais pourquoi je vous parle de ça aujourd'hui ?
Durant le week-end, une interaction a provoqué en moi ce sentiment de synchronicité. Deux âmes qui se croisent sans même se connaître, juste le temps d'un échange au cours duquel une information a été partagée dans un parfait équilibre, sans même qu'une question n'ait été posée.
En effet, ce samedi, j'étais sortie en ville avec un ami. Après deux trois petites courses, nous avons décidé de nous rendre dans une boutique de décoration. Alors que je déambulais dans les rayons, mon regard se pose sur une figurine en résine représentant une grenouille.
Oui, une grenouille. Rien que ça.
Jusque-là, rien d'anormal. Rien qui ne puisse paraître étrange. Mais attendez la suite, vous allez comprendre.
La messagère malgré elle
Je manipulais le batracien pour en admirer la conception, mon ami, lui, l'imaginait déjà sur le bord d'une tasse en guise de porte-sachets de thé.
Tout en lui expliquant l'utilité de ce dernier, qu'il ne s'agissait que d'un objet décoratif conçu pour être disposé sur le bord d'un pot de fleurs, une petite dame qui se trouvait juste à côté de nous se retourne vers moi, me remerciant : elle se demandait justement à quoi cela pouvait bien servir.
Dans cette brève interaction, j'ajoute une information qui relève de la superstition et dont j'ai pris connaissance lors de ma quête sur les archétypes et symbolismes quelque temps plus tôt :
Il paraîtrait que disposée près d'une porte d'entrée, la figure de la grenouille porterait bonheur.
Je vois encore cette petite dame saisir l'objet de décoration avec un large sourire et des yeux émerveillés derrière les verres de ses lunettes, comme un sentiment qu'elle attendait un signe, un peu de chance.
Le fil invisible
En quittant la boutique, je repensais à cette théorie sur les synchronicités de Carl Jung.
Se pourrait-il que cette petite dame portait en elle un sentiment profond de malchance ? Et que, dans ce sens, j'étais la personne porteuse d'une information dont elle avait besoin, à proximité pour lui transmettre ? Ou bien au contraire, a-t-elle été la porteuse du sujet de cette chronique ?
Vous voyez, c'est de cet échange parfaitement équilibré dont je vous parlais plus haut.
Je suis animiste. Pour moi, tout est connecté. Humain, animal, végétal, matière, pierre, eau... toutes ces formes portent en elles une empreinte énergétique qui communiquent entre elles dans l'invisible. Peut-être que je me trompe. Peut-être que ce n'était qu'un hasard après tout.
Pourtant, l'animiste en moi pense que les synchronicités ne s'expliquent pas par des preuves concrètes, elles sont ce que la science ne peut maîtriser. Alors, peut-être en était-ce bien une.
Il me plaît à y croire, comme il me plaît à imaginer cette petite dame déposant cet artefact sur le bord du pot de fleurs ou de la plante qui se trouve à la porte de son entrée, ce bonheur à 3 balles.
Ce qui est certain, c'est que cette interaction m'aura permis de poser les mots de cette première chronique du Carnet de Bord des Jours qui Grattent.
On ne croise jamais une grenouille par hasard, pas plus qu'on ne croise un texte. Merci d'avoir prêté votre attention à ce moment de synchronicité. À la prochaine escale du carnet.
@lapilafolie
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