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Chapitre 1 - Une macabre découverte

Chapitre 1 - Une macabre découverte

Publié le 5 févr. 2026 Mis à jour le 5 févr. 2026 Policier
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Chapitre 1 - Une macabre découverte

Vendredi 26 septembre


Guilhem Alric se releva, un superbe cèpe à la main. Il chercha des yeux Marti, le setter qui ne quittait que rarement ses pas. Le chien était sorti de son chien de vision. Il l’appela, puis siffla avec ses doigts. Après quelques instants, il lui sembla entendre des grognements à quelque distance. Le vieil homme se dirigea dans la direction du bruit. Le chien tournait en jappant autour d’un amas de feuilles et d’épines de sapin. Guilhem s’approcha et fouilla le tas de végétaux du bout de son bâton ferré. Le chien l’imita en creusant de ses pattes et de son museau. Ce fut l’animal qui mit à jour une main humaine.

La première surprise passée, le promeneur posa son panier et entreprit de calmer le chien avant de soulever les débris. Il ne tarda pas à mettre à jour un corps. Il ne faisait aucun doute que l’individu était mort depuis déjà plusieurs jours. Les insectes grouillaient sur le visage et avaient déjà commencé à attaquer les parties molles.

Guilhem sortit son portable, un vieux Samsung à l’écran fissuré depuis longtemps, mais constata immédiatement qu’il n’y avait pas de réseau. Il marqua l’emplacement avec quelques grandes branches mortes, même s’il était certain de pouvoir retrouver l’endroit, et entreprit de redescendre vers sa voiture pour rejoindre le village. Une fois Marti installé à l’arrière et le panier posé à la place du passager, Guilhem dirigea la vénérable C15 entre les ornières et les flaques de boue de la piste forestière, sans considération pour les suspensions qui criaient grâce à chaque coup de volant. Il lui fallut cinq minutes pour retrouver la route et cinq de plus pour atteindre Arfons où il s’arrêta sur la place centrale.

La connexion était rétablie et l’homme put composer le 17. Il lui fallut d’abord s’identifier et se localiser avant de pouvoir expliquer l’objet de son appel.

— Je l’ai trouvé dans la forêt, au-dessus du Plo del May, répéta Guilhem, je cherchais des champignons et c’est Marti, mon chien, qui a trouvé le corps.

— Vous dites qu’il est mort ? questionna la voix au bout de la ligne.

— Madame, j’ai été pompier volontaire pendant plus de vingt ans, je sais reconnaitre un cadavre, d’autant que celui-là n’est pas beau à voir.

— Excusez-moi, je voulais juste être précise.

— Bon, d'accord, mais vous allez envoyer quelqu’un ?

— Je vais prévenir les collègues de Labruguière, vous pouvez les attendre pour les conduire sur les lieux ?

— Ben oui, ils ne risquent pas de trouver tous seuls ! s’agaça le vieil homme.


Guilhem regarda sa montre, il était encore tôt, la nuit n’allait pas tomber tout de suite. Il appela sa femme pour la prévenir de son probable retard.

— Un cadavre ? s’étonna la femme. Dans la montagne ?

— Oui, sur la route de Font Bruno, enfin, au-dessus de la route, dans un coin à champignon. Je suis passé par là il y a une semaine et Marti n’a rien remarqué.

— Et qu’est-ce que tu vas faire ?

— J’ai appelé les gendarmes, il faut que je les attende à Arfons pour les guider sur place.


À l’arrière de la fourgonnette, le chien commençait à trouver le temps long. L’homme lui ouvrit la porte et le laissa errer sur la place, la truffe à l’affut de nouvelles odeurs. Comme il surveillait l’animal, Guilhem entendit une voix derrière lui.

— Adieu Guilhèm, cossí va ?

— Va plan Miquel e tu ?

Les deux hommes continuèrent la conversation en français.

— Ça fait un moment qu’on ne t’a pas vu ici !

— C’est vrai que depuis que le bar a fermé, je n’ai plus trop de raisons de m’arrêter ici.

— Et qu’est-ce que tu fais alors ?

— J’attends les gendarmes.

Miquel Pujol avait été maire du village pendant de nombreuses années et Guilhem avait eu l’occasion de travailler pour lui à plusieurs reprises. Il lui raconta ce qu’il venait de découvrir.

— Ils en ont au moins pour une demi-heure, viens boire un verre à la maison. Nous serons plus à l’aise pour les attendre.

— Bonne idée ! Ils ont mon numéro de portable, ils sauront bien me trouver.

Guilhem siffla le chien et les deux hommes se dirigèrent vers une belle maison ancienne, à quelque distance, l’animal sur les talons.


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