Tu t'es trompé
Un éclatement et mille trous
Le feu qui fond l'alquifoux
Le bruit incessant du fou
Qui croit que tout est permis
Une éternité à jamais ternie
Profondeur sans fin noircie
Un terrier pour l'humanité
Amer sur la langue le goût
Voilà ce qui se joue de nous
Pauvres innocents qui, dans un isoloir
S’oblige à chaque injonction, à vouloir croire
Que l'un ou l'autre de ces papiers noircis
Saura faire mieux, rêve d'une dystopie
Celle que l'on n’avait pas imaginée, vient de se révéler
Trompe, trompe,
Tu te trompes
Tu parles, parle trop
Couper le micro
L’humanité n'est pas dans ton commerce gras
Poursuite incessante de la matière, terre brûlée
De pétrole en fumée, de champs de débris bombardé
Les terrils de tes envies gisant sur un paysage englouti
Empire ainsi construit, le pas d'Attila
Pays des huns tu ne dureras pas
Trompe, trompe,
Tu te trompes
Tu parles, parle trop
Couper le micro
Hurle leur désespoir, insolent horizon
Pleure ce qui reste de la vie,
Là sur les multiples débris
Noirceur d'un pays, sans rue, sans vie
Les blues notes de cette mélodie
Rythme un demain, un temps incertain
Quand viendra la fin
Tu partiras comme chacun
Dans le sol, tu disparaitras
Sans hommage ni pardon
Ce désastre tu l‘engloutiras
Notre infortune, ton compagnon
Trompe, trompe, Tu t'es trompé
Tu chantais,chantait,
Tu parlais, parlais trop
Perdu, disparus les mots
micro coupé, voix à l'arrêt.
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