Félicitations ! Ton soutien à bien été envoyé à l’auteur
avatar
Sekouam
Fiction
Poésie et chanson
calendar Publié le 28 août 2026
calendar Mis à jour le 28 août 2026
time 4 min
Label de transparence créative
Tous publics
Image / Image humaine
Texte / Création humaine

Sekouam

C’est peu dire que j’ai été surpris.

Si l’impression d’avoir coulé ma tête ne s’en va pas alors je serai saoul à en perdre la raison jusqu’à noyer ma conscience sous les flammes.

C’était imprévisible. C’était involontaire.

Le mystère s’ouvre à moi et je ne peux oublier les entités que j’ai laissées au portillon. Je ne pouvais les emmener. J’ai dû les sacrifier en laissant le sang couler… Alors je les ai enterrées sous le pont et leurs âmes de continuer à dériver avec le fleuve.

Laissons fuir les gouttières de l’inconscient. Je suis esprit et la nature est consciente. Je suis connaissance. Je suis une entité mystique. Je suis pauvre, ma vie est riche. Je suis famine, mon ventre est énergie. Je ne suis rien, je suis tout. Je n’obéis à rien, j’obéis au tout. On me dit fou, je le suis. Ils me disent étrange, eux sont autrement. Ils ne savent pas et sont aveugles.

J’ai vu la luminosité suspendue à l’éther par des liens indescriptibles. Incube et succube. Je les entendais s’échanger leurs impressions imperceptibles sur le milieu qui les hantait.

C’était irréel. J’ai traversé des centaines d’univers à la recherche d’illusions pour parvenir au Niflheimr, ignorer la vision.

C’est éternel : j’ai entendu le son. C’était fantastique et éphémère, alors j’ai pensé être dieu.

L’instant d’après j’ai su que j’étais feu, l’éther inondait les réseaux et des tornades magnétiques s’abattaient sur le flot.

Le temps n’avait pas de fin. L’intensité reflétait l’éclat de mes yeux et je pouvais aller partout mais j’ignorais par où commencer.

Alors j’ai dérivé. Un démon fantasque voulait m’enchaîner. Il a cru pouvoir me maîtriser ; l’instant d’après je l’ai plié. Alors je l’ai fumé pour mieux le dominer.

Je l’ai évacué.

Voilà ce qu’on m’a dit : laisse le temps à l’esprit pour comprendre et avancer. Laisse au vent le temps de souffler car ton esprit s’éveille dans la pénombre pour en ressortir libre avec une intention purifiée.

La mort m’a emporté dans l’éternité en m’isolant des brumes. J’ai éprouvé la douleur et la haine. Je respire enfin des démons que j’ai vaincus et plonge dans le fleuve avant de m’y noyer. Avant il faut nager, supporter les courants inverses pour émerger de l’autre côté. Je vois la rive mais telle une chimère elle continue de s’éloigner, alors je puise dans mes dernières réserves. Je m’épuise avec mon sort et j’ai besoin de me régénérer.

Laissons aux condamnés le temps de méditer.

Le sage contemple son œuvre et donne libre cours à l’overdose dont il ne rêvait plus…

Dans l’antre de mon âme j’élabore des plans pour échapper aux pièges de la conscience et profiter de ma merveilleuse démence.

Le bluesman se saoule et joue le rôle de sa vie. Dût-il en mourir et sacrifier son existence sur l’autel de la conscience.

Dût-il en oublier la sienne.

La beauté est la seule destination possible face au destin qu’il nourrit chaque jour lorsqu’il contemple la splendeur de la nuit. Ses rêves sont une réalité dont il souffre et qu’il lui est impossible d’ignorer. Il vénère en silence les puissances qui le guident au cours d’une existence non ordinaire. Il est protégé par les esprits et s’engage dans l’univers pour un voyage qui s’éteindra avec l’éternité.


Propriété intellectuelle et crédits
© Texte principal Ish'em Rajngewic
Gestion des licences Creative Commons
cc_by_nc_sa
Crédit requis, non commercial, partage dans les mêmes conditions CC BY-NC-SA

Commentaire (0)

Tu dois être connecté pour pouvoir commenter Se connecter
Prolonger le voyage dans l'univers Poésie et chanson

donate Tu peux soutenir les auteurs qui te tiennent à coeur

promo

Télécharge l'application mobile Panodyssey