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Moleskin 2001
Fiction
Poésie et chanson
calendar Publié le 30 août 2026
calendar Mis à jour le 30 août 2026
time 5 min
Label de transparence créative
15+
Image / Image humaine
Texte / Création humaine

Moleskin 2001

Je suis un fantôme désaxé. Behemot m’a sabré. Babylone m’a tordu et défoncé sur les routes d’uneréalité désaxée par les murènes amiantes indésirables.


Telles les Valkyries d’un autre monde qui se conditionnent pour mieux te contrôler, t’incitent à consommer, te brûlent sans exister.


Je pardonne au vent et plonge dans l’océan.


Ténèbres et lumière, escorte de l’enfer : l’ancêtre en Babylone système où je survis, effondré.

Rigole bien qui déchantera le denier sous les freins et les épaves.


À trop pécher sans pour aimer, l’on dérive sans imploser. Alors j’ai réfléchi et j’ai tranché : embellir une vie blessée.

D’exposer ma veste, me retournant sans étincelles.


Le temps implose, mes nerfs infusent et les sévices s’effacent au cœur du condamné.


Faudrait être transversal, systématique : intemporel.


Irréel comme un rêve impersonnel, décadent et fusionnel.


Content ou insolent : diabolisme universel.


Je me suis fait violence, sabré en pleine conscience. Pleine de cicatrices, elle se répare comme un aimant s’échappe au carcan scientifique de mon adolescence introvertie.


À en perdre l’esprit.


Je me suis rendu à toi, amour. Et toi tu l’as usé.

Protège ton cul Babylone : je ne veux plus souffrir. Rationalisant. Raisonnant ta mort comme je convoite ta fin.


Séduction est plaisir mais que faire en ton absence ?


Elle m’assassine et je dérive,

mercenaire et fou à lier.

Démissionnaire et condamné.

Que s’est-il passé ? Deux ans sans penser.

Deux ans à m’évincer. Une année alité. Les deuxautres à scier. Tout ça pour percer.


Mais quel est l’axe du mal ?

J’ai mal à l’âme et il faut que je m’avale. Convoitise, malnutrition.


Jetravaille pour l’oppression. Héhé, you know baby. Gare de Bruxelles. J’étais sur le quai. J’attendais le train pour aller vers Maastricht.


Tout était si calme autour de moi et j’y ai bu une bière si fraîche que j’en ai chié mon âme dans le soleil. Dégoûté de la mort. Je vais en la vie. J’ai le cancer de l’amour : je le guéris.


Je me suis fracassé la tête à l’Hôtel des Arts. Dans un bar j’ai senti mon vomi sur la banquette et le videur m’a cogné.


Alors une gonz m’a dit : feel zilegiesch. J’ai rien capté et jeme suis tiré avant d’avoir des ennuis plus sérieux : furieux le croque-mort.


Une telle liberté qu’onne trouve pas en France de se consumer au fond d’un café.


On ne l’a pas. Pouvez-vous nous

l’accorder ?


Alors je plane sous les nuages et venu de m’enivrer, enfin sous le même ciel : l’espace est comme châtré.

L’amour est volonté.

Le sexe en est pulsion.

Amitié inviolable,

mépris est convulsion.


Cela donne un effet étrange d’absorber son shit dans un café. Je plane au THC. Envie de vriller,

Kamasutra matraque et je l’aime pour la souffler. La ville me carbonise : je suis fait sinistre.

Elle infecte l’environnement, toxique comme les salopes qu’on cane pour pas crever. Amour est

volonté : je l’asservis, je n’en ai pas eu. Je l’inspire, sans en perdre une lame au fil des démons queje sabre, m’égarant entre les coffee shops. Aucune émotion. Destruction du mental, violence del’esprit et mépris du dollar.

Voilà tout ce que je vis. Deux ans comme un connard. Évincé. Musqué.


Fracassé : séquestré.


Je veux leur faire savoir mon cauchemar : la violence est misère. Comment leur faire voir, faire


comprendre et s’épancher.

La banlieue sèche. Confrontation véloce de l’amour effondré. Bon vivreà temps calé : autant tout rejeter. J’y veux relier mon être, purger mon âme de tous les sacrilèges.


J’y claque mon fiel dans la salvia. Miaulement des songes, larmes salées sous les succubes de

l’underground englouti. Chimères abâtardies et reapers à éviter. Mystère. Permutation. Des goules


en perdition. Et si la ville me viole alors je l’assassine : nous sommes rasoirs d’ockam.


Propriété intellectuelle et crédits
© Texte principal Ish'em Rajngewic
Gestion des licences Creative Commons
cc_by_nc_sa
Crédit requis, non commercial, partage dans les mêmes conditions CC BY-NC-SA

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