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L’immobilier, valeur refuge des particuliers, des investisseurs et... de l’argent sale
Non-fiction
Économie
calendar Publié le 11 juin 2020
calendar Mis à jour le 11 juin 2020
time 11 min

L’immobilier, valeur refuge des particuliers, des investisseurs et... de l’argent sale

Agent immobilier, agent commercial, marchand de biens, syndic ou gérant d’immeubles,...  la loi vous oblige à identifier et déclarer les dossiers présentant un risque de blanchiment d’argent pour lancer une enquête complémentaire.

Quels sont les signes auxquels il faut porter attention ?
Quelle doit être l’attitude à adopter vis-à-vis du dossier ?
Comment déclarer le doute aux autorités ?

Toutes ces questions sont légitimes, surtout au regard des risques que prennent les professionnels de l’immobilier s’ils ne font rien.

Les conséquences de leur inaction seront lourdes, jusqu’à 5 millions d’euros d’amende et une interdiction temporaire ou définitive d'exercer ! 

Et ce ne sont pas uniquement des paroles en l’air. Les autorités de contrôle veillent. En 2018, la Commission nationale des sanctions a prononcé 128 sanctions  (70% concernaient des agences immobilières). Il s’agissait de : 
     - 33 interdictions d'exercer, 
     - 4 avertissements, 
     - 2 blâmes 
     - et 33 sanctions pécuniaires.

Et le bilan des autorités de contrôle est plutôt décevant :
     - Trop peu de professionnels de l’immobilier déclarent des dossiers douteux aux autorités. Seulement 0.3% des déclarations enregistrées par Tracfin(1) émanent de ces métiers. Le nombre de déclarations représente moins de 0.03% du nombre total de transactions immobilières pour l’année 2018 (274 déclarations pour un peu moins d’un million de transactions).

     - La qualité des déclarations laisse à désirer. Souvent il manque des pièces justificatives et très peu de déclarations complémentaires apportent les pièces ou les éléments manquants.

     - une méconnaissance de l’obligation de formation et d’information régulière des salariés et des agents commerciaux.


Pourtant l’immobilier, surtout à travers les transactions immobilières, est un secteur identifié à risque car très prisé des réseaux frauduleux pour écouler l’argent sale.
Beaucoup de professionnels de l’immobilier sont perdus entre les obligations légales qui s’imposent à eux et leur application concrète dans leur activité quotidienne.

Ce flou, qui les rend mal à l’aise, vient du fait qu’on leur demande de prendre en charge des aspects qui ne font pas partie des bases de leur métier.

De leur côté beaucoup d’idées reçues persistent encore :

     - idée reçue 1 : "Les déclarations à Tracfin ne concernent que de très grosses transactions". Pourtant en 2018, 67 % des déclarations ont porté sur des opérations d’un montant inférieur à 500 000 euros.
Les opérations d’un montant supérieur à 1 million d’euros ne représentent que 23

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