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Eth Miscuàth : Daniel V2
Fiction
Aventure
calendar Publié le 17 déc. 2025
calendar Mis à jour le 29 mars 2026
time 60 min
Gabriel Dax verified
Gabriel Dax il y a 1 mois

Première tentative infructueuse.
Je te laisse donc avec ton nouvel ami, il attend, imperturbable.
À moins que tu cherches un peu d'aide. À moins que tu renonces et décides de rentrer dans le Vaucluse ?

Label de transparence créative
Image / Image co-créée avec IA
Texte / Création humaine

Eth Miscuàth : Daniel V2

Eth Miscuàth : Daniel V2

Le réveil

Dans la nuit artificielle, des sons familiers commencèrent à se frayer un chemin. Tout d’abord, lointains, feutrés, puis progressivement plus près et plus aigus. Des odeurs aussi, qui virent s’ajouter à des bips répétitifs, dans une résurgence de conscience. Et c’est très probablement ces souvenirs olfactifs qui furent le plus marquant et qui, de ce fait, prirent les rênes du réveil.

Daniel ouvrit les yeux, juste avant de ressentir cette gêne imposée par les bandages autour de tête. D’autres ceignaient son bras gauche, un plâtre emprisonnait sa jambe droite et surtout ce fichu cathéter, planté dans une veine sur sa main droite, faisait office de menotte chimique. C’est dans ce réveil au milieu d’un brouhaha aseptisé que les odeurs caractéristiques de l’hôpital lui sautèrent alors à la gorge. Tout l’univers stérilisé de sa chambre l’assaillait, tandis qu’il se retrouvait perdu au milieu de souvenirs imprécis.

Comme il essaya de se redresser, sans y parvenir, une alarme se déclencha quelque part dans la carcasse d’un boîtier relié à son crâne. Le bloc de métal bleu, sponsorisé par Gascq Medical Therapeutic, affichait ses constantes. L’autocollant publicitaire, mal collé sur le nom réel de l’appareil, aurait pu le faire sourire, mais sa mâchoire était engourdie et ses zygomatiques jouaient aux abonnés absents. Le seul mot que l’association conjointe de ses cordes vocales et de sa langue sur la voûte palatine fut : « Fhtagn ! ». Dans la tête de Daniel, ça voulait dire « Putain ! », normalement suivit de « C’est quoi ce bordel ? Où suis-je ? ». Toutes ces petites questions sans leurs réponses. Pour d’autres oreilles, cela ressemblait plus tôt au mot rêve avec une certaine notion de sommeil et d’attente. Et, surtout, dans une langue totalement inconnue des profanes.

C’est à ce moment-là qu’une jeune infirmière fit son entrée.

— Bonjour Monsieur, je suis ravie de vous revoir dans le monde des vivants.

Renseignements tout à fait pertinents, lors d’un réveil de ce type et la présence subite d’un ange à côté de soi.

— Vous ne pouvez pas encore parler, c’est normal, mais je vous rassure, vous pourrez bientôt le faire. Le docteur Moreau va passer ce matin et nous allons voir pour cette histoire de bandages et de mâchoire.

L’infirmière, dont un badge faisait mention du patronyme Shelley, virevoltait d’un appareil à un autre. Elle coupa l’alarme, modifia le capteur sous le bandage crânien, rectifia l’électrode sur le torse et celle du bras, puis ajusta le goutte à goutte de la perfusion pendue à son crochet. Elle approcha un thermomètre électronique, releva la mesure, s’assura de la position de la pince digitale pour la saturation et nota un roman sur une feuille coupée sur une tablette de carton rigide.

Daniel ne perdait pas une miette de tous ces gestes qui lui firent presque oublier d’obtenir des réponses à ses questions. Quand M. Shelley IDE lui sourit, il manqua un battement, qui s’inscrivit sur un papier, et retrouva ses idées embrumées.

— Fhtagn ? Fhtaaagnn fhta ?


L’infirmière lui décrocha un nouveau sourire « L’île de la tentation » et lui assura d’un passage du médecin dans la matinée. Elle allait le prévenir de son réveil. Apparemment, ça n’était pas un coma, juste un gros somme en raison des antalgiques, un peu costauds, qu’il avait reçu. Ç'aurait pu être pire. La branche, ou plutôt l’arbre qui avait coupé en deux son capot, et déchiré le toit de sa voiture, était passé à quelques centimètres de son crâne. Sa voiture était morte, mais pas lui. Ha oui, il n’avait pas ses papiers et pas de sac non plus. Étonnant pour un touriste venu du département de Vaucluse, mais bon, ça il verrait bien avec la police. Un agent passera, mais pas avant 14 ou 15 heures. Il faudra répondre aux questions probablement, mais pas longtemps en raison de la mâchoire… Bon, pour Daniel, elle parlait trop désormais. Surtout pour lui balancer son avalanche de mauvaises nouvelles. Sourire ou pas, il aurait presque préféré qu’elle lui dise « Fhtagn ». Elle quitta la chambre, en laissant une signature olfactive beaucoup plus sensuelle que les quaternaires d’ammonium et les dérivés phénoliques. Il ne restait plus qu’à attendre le médecin. Que faire d’autre, prisonnier entre la perfusion, les bandages, le plâtre et la migraine qui commençait, elle aussi, à se réveiller.


Daniel ferma les yeux afin de mieux s’immerger dans la brume de ses souvenirs. Elle était dense et froide. Aussitôt qu’il essaya de pénétrer dans le trou noir précédant son réveil à l’hôpital, elle vint s’enrouler et se coller à lui. Il pouvait quasiment sentir sa langue suivre une à une les circonvolutions de son cerveau. Considérant qu’il n’y avait pas d’autre solution, il baissa sa vigilance et la laissa le ceindre de son humide étreinte.

Il y avait eu ce petit restaurant sur pilotis, La Gargote. Contrairement à ce que laissait supposer son nom, l’établissement, qui mordait sur l’eau noire du lac, avait une bien belle et bonne carte. Il avait succombé à une petite salade landaise, sans prétention, mais dont les morceaux de magrets séchés lui avait ouvert l’appétit. Le lieu jaune qui avait suivi, grillé et cerné de cèpes, avait achevé de le convaincre de noter l’adresse comme un incontournable de Gascq. Le patron de La Gargote n’avait d’ailleurs rien lâché quant au lieu précis où attraper ce délice culinaire. « Effectiv’ment, faut savoir où se trouve le tombant et la cassure du courant. C’est là qui chasse et qu’on peut en dégoter des gros. 60 à 80 centimètres. »

Il est terrible de pouvoir se souvenir jusqu’au goût de son dernier repas avant de sombrer dans le néant. Daniel pouvait presque remanger le plat, en sentir toutes les saveurs, toutes les nuances de textures et pourtant il ne se revoyait qu’avec la plus grande peine retourner à sa voiture. Quelques bribes mémorielles venaient s’échouer par vagues successives, souvent les mêmes, avant de repartir en emportant chaque grain de souvenir. La voiture. La petite route. Les pins maritimes, près, très près. Et puis il y a eu cette langue de brume comme un ruban de signalisation laiteux. Les phares l’avaient déchirée sans aucune pudeur avant que Daniel n’engouffre sa voiture dans les entrailles humides du brouillard en formation. Le bruit. Il y avait eu ce bruit aussi, ce vacarme plutôt. Et, enfin, une dernière morsure de réalité lorsque les branches avaient pénétré l’habitacle en déchirant le métal. La douleur et le néant.

— Bonjour Daniel, fit une voix un peu éraillée. On a peu de temps alors si vous pouviez ouvrir les yeux et les oreilles.

Daniel obéit, non pas parce que la voix lui intimait de le faire, mais parce que sa curiosité était le principal vecteur de ses ennuis. Et, il faut bien l’avouer, l’hôpital et tous les détergents du monde ne pouvait masquer l’odeur stagnante des ennuis qui planaient depuis qu’il avait repris connaissance.

— Mon nom est Charlotte, sœur Charlotte. Nous avons une connaissance commune. Votre sœur.

— Ma cheur ? Où est chelle ?

Langue, palais et cordes vocales faisaient leur maximum pour orchestrer une certaine communication, qui restait compréhensible.

— Elle va bien, mais si vous voulez qu’elle continue d’aller bien, je vous suggère de m’écouter. Sinon ce sera une morte que nous aurons en commun. Une avant la vôtre.

— Ch’est une menache ?

— Loin de là voyons. Nous sommes dans le même camp, mais vous ne le savez pas encore. Pour le moment, votre rencontre est impossible. Retenez juste que vous êtes monsieur Patrick Deleglise. Avant de vous retrouver ici et dans cet état, vous étiez tombé de sommeil sans avoir trouvé d’hôtel à Capbreton. Vous avez fini par poser vos affaires dans une consigne afin de dormir serein dans votre voiture. Le lendemain, vous êtes parti en oubliant votre sac et vos papiers. Le paiement du restaurant à Gascq a pu se faire grâce à votre montre électronique. Puis l’accident et plus rien. Vous étiez là pour des vacances. C’est ok ?

— Pourroi rant de cachocheries ? Che m’est-chil arrivé ?

— Chaque chose en son temps et nous n’en avons pas pour le moment. L’infirmière Shelley va s’occuper de vous, elle est notre petite dans ce lieu de perdition. Jouez pas à l’imbécile avec le Docteur Moreau par contre.

Et soyez rassuré, vous n’avez rien sous votre plâtre. On vous a un peu cassé la figure, pour la crédibilité.

— Chuper !

— Je vous laisse Patrick, n’oubliez pas, Patrick Deleglise.

Sœur Charlotte tourna les talons, emportant avec elle ses robes religieuses avant de disparaître dans le couloir. Daniel eut juste le temps d’apercevoir un voile d’inquiétude rayer son front, au moment de sortir de la chambre.


Le résumé de sa situation, que Daniel se fit dans sa tête, n’était pas des plus engageants. Son pronostic vital, bien que meilleur que prévu, n’inspirait pas une grande confiance dans la durée ; le docteur Moreau semblait être l’homme de la situation pour l’aggraver. Tout ce qu’il retenait était que son accident n’avait probablement rien d’accidentel. Que ses égratignures étaient liées aux branches au travers de sa voiture, mais que sa mâchoire en bandoulière, elle, avait rencontré quelqu’un plutôt que quelque chose. Quant à sa jambe, apparemment, elle n’avait pas besoin d’un plâtre, mais quelqu’un d’autre avait jugé bon de l’empêcher de fuir. Bref, le résumé n’était pas des plus folichons pour ce Monsieur Patrick Deleglise. Quant à sa sœur, cela restait un mystère. Surtout qu’elle ne devait pas être au courant de sa venue. Comment avait-elle su et comment avait-elle pu organiser toute cette mascarade ?

— Bonjour, Monsieur ! fit la jolie voix musicale de Marie. Arrivez-vous un peu à parler ? Pouvez-vous enfin me dire votre nom ?

Un voile d’hésitation embruma la réflexion de Daniel. Incapable de réfléchir convenablement, pressé par le temps, il se sentait tellement vulnérable entre des mains inconnues, si avides de ses données verbales. Le Docteur, l’infirmière, la bonne sœur ? Chacun revêtait son costume et il devait choisir l’habit qui ferait le moine. Il prit une profonde respiration, pour se donner du courage plus que par nécessité et bredouilla n’importe quoi.

— Chapelle... chm'apell...

Sa langue lui semblait trop nouée dans sa bouche et bien trop grosse pour exprimer quoi que ce soit. Pourtant, il savait qu’il devait faire vite ou le Docteur Moreau prendrait la décision à sa place. La peur commençait à sourdre au travers de ses pores. C’était là, la réponse à son hésitation.

— Fagth...gnnn ! jura-t-il avant de cracher son nom. Pakrick Delegliche !

C’était presque ça, mais le sourire de Marie lui indiqua qu’il avait obtenu la mention passable à son oral.

— Sage décision Patrick.

Elle approcha un plateau rempli de flacons aux étiquettes incompréhensibles et déchira l’emballage d’une seringue. Avec savoir-faire et maîtrise, elle piocha dans le premier flacon. Elle enchaina par trois fois son geste, dans trois solutions différentes, en jetant l’aiguille dans une boite jaune à chaque prise de liquide. Puis satisfaite, vida le contenu de la seringue dans un petit récipient. Sans dire un mot, tandis que Daniel hurlait intérieurement pour obtenir des réponses à des questions qu’il n’osait formuler, même dans sa langue bredouillante, elle attrapa une nouvelle seringue et son aiguille stérile. Puis, elle décacheta un flacon qu’il tira d’une poche de sa blouse avant d’en prélever un volume important.

— Mon cher Patrick, dit-elle posément, je vais vous conduire à la frontière de la mort. Pour faire simple, l’idée est de vous rendre inapte aux expériences du Docteur Moreau. Vous obtiendrez alors un certificat de décès, qui ici vaut certificat de crémation. Je vous rassure, si tout se passe bien, vous vous réveillerez avant.

— Chi tout che pache bien ?

— Oui, si tout se passe bien.

Reprendre ses mots en guise de réponse n’était pas réellement ce qu’il attendait, mais visiblement, c'est tout ce qu’il aurait. Marie reprit le fil des événements à suivre tout en déversant le contenu de sa seringue directement dans le cathéter posé à sa main.

— À votre réveil, vous sortirez de la boite, elle n’est pas verrouillée. Pourquoi le serait-elle. Des vêtements propres, et discrets, vous attendront. Ne revenez pas ici, mais dirigez-vous vers la salle de crémat

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Commentaires (13)

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Gabriel Dax verif

Gabriel Dax il y a 1 mois

Première tentative infructueuse.
Je te laisse donc avec ton nouvel ami, il attend, imperturbable.
À moins que tu cherches un peu d'aide. À moins que tu renonces et décides de rentrer dans le Vaucluse ?

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Daniel Muriot verif

Daniel Muriot il y a 13 jours

Compter les phrases, c'était plausible. Mais c'est une fausse piste. Et je ne suis pas certain qu'écarter le paragraphe d'introduction soit la meilleure idée.

"Je n'écris point en grec." Encore heureux ! Le code est forcément dans le texte. Et il ne doit pas être très complexe à trouver.

"Tout jeune frère" doit sûrement indiquer la méthode. "OSO" n'est sûrement pas là pour faire joli non plus.

On va essayer un truc. La première lettre de chaque phrase qu'on converti en chiffres. Ensuite, on applique une réduction à chaque nombre. Et comme le code doit être plutôt court, on filtre en ne gardant qu'une lettre sur trois. Pourvu que j'interprète bien le motif de sélection...

Faire ça de tête, le ventre vide, je vous jure !

Si je ne m'embrouille pas trop dans le raisonnement, cela devrait donner : 32279.

Gabriel Dax verif

Gabriel Dax il y a 1 mois

On y est cher Daniel. Fais-moi rêver. Te voilà dans les toilettes, une porte, un vague. Celle que tu cherchais ? Va savoir.
Je suis à l'écoute, visuellement parlant. Que fais-tu ? N’oublie pas de détailler tes activités et de les expliquer de manière détaillée et exhaustive.

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Daniel Muriot verif

Daniel Muriot il y a 1 mois

Bien, nous y voilà. Pousser la vague...

Nous avons donc, un "digicode" en alu brossé, dans toute sa splendide désuétude. Seul bémol, la matière n'est pas propice aux traces d'usures si pratiques pour déterminer les chiffres les plus utilisés.

Puisque le code de "pousser la vague" était aussi bidon, je vais partir du principe que celui pour trouver les sésame m'ouvrant cette porte n'est pas bien compliqué non plus.

Avant d'entrer dans le vif du sujet, je me passe un coup d'eau fraîche sur le visage puis je me sèche les mains sur mon pantalon, toujours plus propre que la cracheur de bactéries bien chaudes.

On va commencer par 1 paragraphe pour 1 chiffre. Puis le nombre de phrases contenu par chaque paragraphe me donnera le chiffres. Si je sais bien compter, ça donne : 3-2-5-2.

Je commence par taper ça en restant attentifs aux informations que pourraient laisser fuiter le dispositif, tels que des petits voyants verts ou rouge ou je ne sais quoi d'autre.

Gabriel Dax verif

Gabriel Dax il y a 1 mois

C'est à toi Daniel. Riche de ce que tu as entendu, quelle va être ta réaction et la suite à donner à ton histoire.
Comme toujours je suis attentif à ce que tu vas me dire ici.

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Daniel Muriot verif

Daniel Muriot il y a 1 mois

Je crois deviner que noyer cette jeune personne dans la cuvette des toilettes serait quelque peu inapproprié. Bien que j'en retirerai certainement quelque satisfaction immédiate.

Puisque c'est gratuit hors saison, je m'en vais voir ces fameux panneaux informatifs tout en restant prudent.

Gabriel Dax verif

Gabriel Dax il y a 1 mois

En passant par l’intérieur ou en contournant le restaurant, directement vers l’entrée des Dunes ?

Daniel Muriot verif

Daniel Muriot il y a 1 mois

Désolé, j'étais tombé dans mes rêveries. Je vais contourner le restaurant.

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