de tes doigts
de tes doigts
coule la lumière d'un vieil août.
elle dansait sur la fenêtre de la maison d'enfance,
pendant que les grands mordaient
dans la pastèque dans la cour
et parlaient de la mort.
depuis notre rencontre
chaque matin est un pas en arrière,
les fines empreintes des heures s'effacent de ma peau,
et la lourdeur,
avec laquelle je maintenais en rue ma posture d'adulte.
nous ne vieillissons pas,
nous retournons là
où les genoux écorchés
et les larmes n'étaient pas une honte.
tu marches,
tu portes un visage sérieux,
tu parles d'une voix lourde,
et quelque part au-dedans,
tu tiens serré dans ton poing un petit garçon
qui avait peur du coucher de soleil,
et tu lui dis :
le chemin parcouru ensemble
mène en réalité à la maison.
— Dato
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Comentario (1)
Homme Du Nord hace 3 horas
On ne fut jamais si heureux
Que par des chemins creux
Une canne sur l'épaule
Un chapelet ruisselant à la ceinture
Les ornières guidaient nos pas
D'enfance sereine
Aussi loin que le jour