Congratulations! Your support has been successfully sent to the author
avatar
La hache de guerre

La hache de guerre

Published Mar 3, 2026 Updated Mar 3, 2026 Tale
time 11 min
0
Love
0
Solidarity
0
Wow
thumb 0 comments
lecture 1 reading
0
reactions

Le soleil ne se lèvera plus pour Mars, ce dieu de la guerre bien trop fatigué par tant de batailles et de conflits sans intérêts. Il est épuisé par la mort même de ses soldats de paix. Son armée fantastique n’arrive plus à marcher dans la bonne direction du vent, à cause des tempêtes et des orages qui grondent encore autour de cette planète.

Il cherche une perspective, un chemin pour se sortir de cette situation bien étrange. Tout l’univers sait pourtant qu’il est quand même le maître de la tactique, le roi de l’entourloupe guerrière lorsque une légion se sent perdue au front de l’incertitude à son objectif de bataille.

Mais quel est cet objectif?

Voici que lui, ce grand chef de guerre ne le sait plus non plus. De sa patience légendaire et de son expérience il cherche à marcher dans le bon sens pour trouver son Artemis. La parfaite chasseresse qui viendra de sa flèche achever le dernier des fanfarons face à sa puissance de dieu de tous les âges.

Il traversé toutes les trahisons et toutes les épopées guerrière du temps passé, mais aujourd’hui il décide de tout arrêter. Mars enterre solennellement sa hache dans le terreau fertile de son mois de prédilection, lorsque le printemps arrive en même temps que la cigogne voyageuse. Il laisse ainsi l’humanité toute seule avec ses propres résolutions à trouver en son fort intérieur.

Mars quitte ce monde morcelé de partout. Des portes trainent au milieu des chemins, car les routes ne sont plus que des complexes décisions à prendre pour ne pas se perdre dans la peur de la vie.

Les camions de l’infortune transportent des milliers de réfugiés à l’existence même de la réalité, qui leur devient insupportable. Cependant plus aucune terre vierge de combat n’est disponible et toutes les populations de cette civilisation bizarre tournent en rond sans savoir où va s’arrêter ce manège infernal de la guerre. Ce défit constant face à leur magnifique liberté de penser, d’être et de devenir des hommes et des femmes complètement heureux de vivre leur belle existence au jour présent.

Ecoutons dans le lointain ce que Mars souffle à leurs oreilles avant de s’endormir à la chaleur de la lumière d’un soleil beaucoup plus intéressant et bien différent de celui de cette maudite planète pour lui. Il exprime dans une langue connue de tous et à travers sa dernière tentative de mener le combat final de ne plus résister à la peur et de trouver le courage d’avancer malgré elle. En effet de l’autre coté de la rivière du temps se trouve le plus grand des champs de soleil. Celui qui ici n’arrive plus à se lever sous les sifflets incessants fait à son encontre d’astre divin.

Le monde entier le considère comme un élément du décor, une sorte de chauffage intégré à la construction de ce globe parfait pourtant. Il faut dire que la terre où vivent ces gens ne sait plus également comment faire comprendre à l’humanité qu’elle respire difficilement sous ces monuments dédiés à la folie des Hommes. Ils ont construits des échelles sans fin afin de grimper jusqu’à la lune pour atteindre le maître du temps lui même.


  1. Mais comment peuvent-ils s’en sortir alors cher Mars, puisque ils ignorent tout de ce monde? Demanda une jeune femme perdue elle aussi entre son savoir sur la mort et tous les corps qui jonchaient les prés. Ces visages inaptes à sourire du bonheur de l’herbe fraîche, qui éveille aux splendeur de la nature revigorante pour le coeur et pour l’âme.
  2. Bien tu viens de le dire cher amie, ton âme sera ton seul recours et surtout sa petit flamme qui brille comme le soleil. Car tant qu’elle sera présente dans ton coeur, tu ne craindras rien et le soleil se lèvera à l’ombre des idiots qui ne savent pas que le bonheur et la paix ne se retrouvent pas dans la guerre faite à l’autre, mais dans celle qu’ils se font chaque matin pour ainsi ne pas voir l’astre du jour les illuminer de ses bienfaits. Sur ces belle paroles je vais aller me coucher, mais pas à l’ombre de ma peine à ainsi batailler depuis si longtemps pour vous montrer que le soleil pourtant se lève tous les matins. Cependant jamais vous ne le voyez, préférant fixer ma barbe bien taillée en train de vous menacer pour que vous ne regardiez pas en direction de la hache de guerre, mais vers la flamme de paix. Celle que j’essaie de vous allumer depuis si longtemps à l’aide de mon regard de braise au moindre doute sur la beauté de votre âme.


Ainsi Mars partit se morfondre, non pas sur le sort de la cette terre si ingrate à son égard, mais plutôt sur le temps perdu à essayer d’expliquer sa mission à ses habitants depuis tant d’années. Cependant il savait que cette jeune femme toute pâle et blonde de la couleur de l’innocence elle-même, allait faire son chemin et transmettre ses mots à tous ceux qui voudraient bien l’écouter et ils furent nombreux à l’avenir.

Mais pour l’instant elle devait se frayer un passage sur ce chemin si long du retour à la paix, car lorsque le dieu de la guerre se retire, c’est à elle de prendre les choses en main. Et ce mois-ci, mars sera celui où son ami la paix allumera la grande étoile du renouveau dans le coeur des Hommes de cette planète. Ce foyer de grande envergure encore perdu entre la mort et le désespoir de ne jamais plus revoir ce fameux soleil, qui illumine les matinées de la joie de sa présence. Cette civilisation devrait maintenant se réjouir de son retour dans les prochains temps, même si pour l’instant la raison dictait encore à cette humanité de ne pas y faire attention, pour mieux la garder sous l’emprise de la peur et du dieu de la guerre.

Mais le ministre de la bien-pensance de ce monde, trop soumit à la désespérance de son art de bâtisseur du renouveau vivant et sans peur, n’avait plus l’intention d’obéir aux injonctions des sorciers de la bêtise sur cette belle planète. Et il faut dire que la grand mère de notre dieu de la guerre, la bien nommée Gaia terre des bonnes nourritures, n’était pas du genre à laisser le soleil loin de son sol de la fertilité. En effet plus rien ne poussait depuis que Mars avait prit le relais de la folie du corps, celui qui se perd au centre de son égo sur-dimensionné par la pensée de n’être plus rien, si jamais il venait à oublié d’être lui même en se considérant comme une créature inutile pour l’avenir.

Mars prit donc ce drôle de relais en invoquant non pas la guerre, mais la paix. Et oui il aura fallut du temps pour que les gens comprennent qu’ils n’est en rien le destructeur. De son âme de grand stratège il est celui qui vient remettre de l’ordre en insufflant la paix à toutes les belles âmes, dont la lumière enfin s’autorise à renaître au son du clairon de son admission à la vie.


Qu’il est beau le beau guerrier éternel, enfin endormi sous le chêne de l’espérance, bordée par la rivière du temps. Ce cours d’eau magnifique qui un jour viendra à nouveau le réveiller, lorsque la paix se perdra du regard de l’humanité de ce monde si étrange de ne pas avoir vu que la guerre menait toujours à la paix, même si pour beaucoup le soleil ne se lève plus le matin.

Mais ce jour là il recommença à percer entre les nuages de la peur, sur la prairie de cette jeune femme qui avait enfin trouvé un sens à sa vie. Et cela même si les ronces pour l’instant lui griffaient encore le visage et que le palétuvier gigantesque lui coupait les rayons du soleil. Cependant sa peau commençait à haler du petit éclair de génie que trouva son âme, pour entrouvrir de sa plume géante une page nouvelle pour écrire ses mots et invoquer la lune de remettre le jour au temps du renouveau.

Les voici:

“Chère lune ouvre moi la porte du temps, car il est l’heure de passer à la remise des diplômes pour l’humanité. Que ceux qui voient le soleil se coucher t’observent de plus près, pour voir que tu ne fait que réverbérer sa lumière tout aussi salvatrice avant de le retrouver en bonne et due forme.“


Et il parait qu’au mois d’avril suivant les flammes de l’enfer disparurent sous la rivière du temps passé. Cet évènement permit à ce monde étrange de retrouver la lumière du soleil bienheureux. Surtout maintenant que Mars se soit assoupi à l’ombre de la fatigue et de son sourire d’apaisement. En effet il vit que la paix avait reçu son message avec joie et amour pour les humains. Ces hommes et ces femmes, qui si longtemps se sont battus pour mieux la perdre du souffle de leur impuissance à reconnaître les rayons du soleil dans chaque astre du jour ou de la nuit, mais pourvu que l’âme reste allumée de son amour pour la vie.

lecture 1 reading
thumb 0 comments
0
reactions

Comments (0)

You must be logged in to comment Sign in

Are you enjoying reading on Panodyssey?
Support their independent writers!

Prolong your journey in this universe Tale
Paige, le renard lecteur
Paige, le renard lecteur

Dans une clairière cachée au cœur de la foret de Cendrevale, là où les arbres murmurent des secrets et où les rivières chant...

Cendrevale
3 min
Une histoire de Paix
Une histoire de Paix

Comment écrire sur la paix lorsque la peur vous étrangle quelque peu, voir mon post précédent. Mais...

Régine Pelladeau-Kornmann
8 min

donate You can support your favorite writers

promo

Download the Panodyssey mobile app