L'homme d'avant...
L'homme d'avant...
Le temps était lourd, un ciel de suie
Comme les gens, ses pensées aussi
Ne pas laisser gagner le désespoir
Et se réfugier sur l’asphalte noir
Comme à chaque fois, rechercher sa foi
Dans sa vieille caisse made in US
Au son de vieux blues d’autrefois
Ne plus ressentir cette détresse
Il suivait le long ruban noir et blanc
Bras à la portière, pensées dans le vague
Direction la mer, le vent et les goélands
Qui, semblables à lui, dans le ciel, s’évadent
La route défilait, libre et sans détour
Droit devant sans penser au retour
Juste la voix rauque d’un bluesman oublié
En fond, le vieux V8 pour l’accompagner
Les panneaux passaient comme les années
Il laissait derrière les cris mal-aimés
Les villes, les foules, ce vacarme trop dense
S’éloignaient peu à peu, salutaire contresens
Il roulait vers rien, mais loin de tout
Et c’était peut-être ça, être debout
Plus besoin de répondre, plus rien à prouver
Juste respirer, enfin, pour se retrouver
L’horizon s’ouvrait, vaste et salé
Là où la mer vient laver les pensées
Un phare au loin clignotait lentement
Comme un cœur apaisé, battant autrement
Il gara sa caisse au bord de l’instant
Coupa le moteur, huma l’air profondément
Sous les cris rauques des grands goélands
Il retrouvait son souffle, l’enfant et l’homme d’avant.
PascalN — Auteur
Le contemplateur éphémère ©
« Scènes de vie »
Note d’auteur : Pascal Nicod, alias « PascalN — Auteur Le contemplateur éphémère » est l’auteur et seul propriétaire de ce texte « hu-manuscrit » et de tous les droits qui en résultent. Il n’en autorise pas l’utilisation sous quelque forme que ce soit, sans accord préalablement écrit et signé par lui-même, ou via la notice de transparence Panodyssey qui accompagne ce texte. Les IA des logiciels Antidote et ChatGPT n’ont été utilisées qu’à des fins de correction de l’orthographe, de la grammaire et du typographe.
Crédit photo : Collection personnelle - Shooting photo réalisé par Gaëlle Schuster photographe / Mai 2018 (Honfleur 14).
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Ici écrit PascalN — auteur Le contemplateur éphémère. J’observe les humains, le monde, la vie… et même les machines. Mais contempler ne signifie pas consentir à être dévoré.
Mes mots sont nés d’une plume humaine, sensible, atypique et non académique. Vous pouvez les lire, peut-être même les méditer — mais pour vous en nourrir, il faudra montrer patte blanche… et obtenir mon accord.
Moralité : le contemplateur est éphémère, ses droits ne le sont pas.
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