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Don't panic my guy...
Fiction
Humor
calendar Published Oct 7, 2026
calendar Updated Oct 7, 2026
time 7 min
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Text / Human creation

Don't panic my guy...

Don’t panic my guy…*


Depuis plus d’une semaine, je la regarde tous les jours, cette liste de mots. De haut en bas, et de bas en haut, je ne peux donc pas plaider l’effet de surprise.

Pourtant, je ne sais pas trop comment le dire. Pour qui ? Pourquoi ? J’ai relu le mot pour dans deux jours : « panique ». J’ai d’abord pensé :


— Ah ouais, quand même…


Alors, je ne sais pas non plus qui choisit les mots de ce jeu ni quels sont les critères appliqués. Peut-être s’agit-il d’un comité secret réuni dans une cave obscure, quelque part, avec pour mission de faire s’arracher les cheveux de toutes les personnes qui écrivent.

Toujours est-il que ce mot « panique » ne m’inspirait rien.

Sûrement normal, pour quelqu’un qui n’a pas pour habitude de céder facilement à la panique.

Et puis, écrire un texte sur la panique à partir du mot « panique », je trouvais ça un peu facile, un peu tout fait. Autant écrire sur une pomme à partir du mot « pomme ». Enfin, mauvais exemple, c’est ce que j’avais fait au premier jour de ce foutu jeu.

Bon d’accord, après tout, je ne suis pas obligé de participer. Mais quand même, quand je commence quelque chose, j’aime bien aller au bout, alors j’ai cherché.


Une histoire de panique dans la foule ? Bof, bof…

Celle d’un type qui se réveille en retard ? Peut-être un peu trop convenu.

Une crise de panique ? Un peu trop déjà vu, et surtout pas envie.

Ou alors, un jeu de mots phonétique avec « pas nique », en pensant à une mama africaine qui en a marre des nombreuses envies de galipettes de son doudou et qui lui dirait : « Ce soir, doudou, toi pas nique moi »… Bon, pas sûr que ça passe, donc je ne préfère pas tenter.


Fidèle à moi-même, je me suis dit : « Don’t panic my guy ».

— Je trouve que ça fait toujours style quelques mots d’anglais dans une conversation.

Bref, demain, il fera jour, j’ai refermé l’ordinateur. Après tout, j’avais encore deux jours pour trouver une idée originale.


Le fait est que le lendemain, il faisait effectivement jour, que le mot était toujours « panique » et que moi, je n’avais toujours pas la moindre idée.

Alors, j’ai bu un café, puis un autre en réécoutant en boucle un vieil album de « Panic ! at the Disco » et je suis même remonté jusqu’à « Panic de The Smiths ».

J’avoue que ça a fini par me saouler, sans vraiment m’inspirer plus que ça.

Pour le coup, je suis sorti faire un tour, des fois que je croise monsieur Panique au coin de la rue, qui n’aurait plus de batterie dans son iPhone pour payer le parcmètre avec, alors que les keufs mataient le tableau de bord de sa grosse Mercos sans ticket. Ou bien, une mère Michèle qui aurait encore perdu son chat et qui paniquerait à sa fenêtre pour savoir qui c’est t’y qui lui rendra… !

Puis, je suis rentré pour faire autre chose, en me disant que l’inspiration viendrait bien toute seule comme souvent. D’ailleurs, quand on n’a rien à écrire, c’est fou comme on peut soudain trouver urgent de faire un truc qui traîne depuis six mois.


Le soir venu, j’ai rouvert mon ordi, mais le fichier n’avait pas changé et le texte n’avait pas réussi à avancer tout seul. Le titre, lui, était plutôt chouette « Don’t panic my guy », j’ai donc décidé de le garder et d’éteindre pour aller me coucher. On m’a toujours dit que la nuit portait conseil, et en plus, c’est gratuit. Pas comme mon avocat-conseil qui n’oublie jamais de me dire combien je lui dois.


Et nous voilà le matin du jour « J ».


À part une fausse tête de boulanger, genre toute enfarinée, la nuit ne m’a pas apporté la moindre inspiration. Comme chaque matin, pendant que mon café me fait du charme pour que je l’avale, mon chien est à mes pieds à me demander qu’est-ce que j’ai avec cette vieille tête des mauvais jours. Je le regarde en silence, lui qui souvent panique et aboie au moindre bruit. Si je parlais couramment « Coton de Tuléar », peut-être qu’il pourrait me raconter une histoire originale sur la panique ! Mais pas de bol, j’ai fait allemand en deuxième langue, ça n’aide pas.

Mais pour le moment, lui, ce qui l’intéresse surtout, c’est qu’on sorte pour soulager sa vessie.

En rentrant, je rallume encore une fois l’ordinateur sur ce foutu texte qui ne veut pas venir. Et là, j’éclate de rire, en voyant en bas de l’écran que ça fait quand même plus de neuf cents mots selon Word que je vous raconte que je n’arrive pas à écrire sur le mot « panique » !

Je crois qu’avec un peu plus d’inspiration, je vous aurais peut-être écrit un vrai roman.




PascalN — Auteur

Le contemplateur éphémère ©

« Chroniques d’un pas de côté »


*Don't panic my guy : Ne panique pas mon gars



Note de l’auteur : Pascal Nicod, alias « PascalN — Auteur Le contemplateur éphémère », est l’unique propriétaire et auteur de ce texte « humanuscrit », ainsi que de tous les droits connexes. Il n’en autorise pas l’utilisation sous quelque forme que ce soit, sans accord préalablement écrit et signé par lui-même, ou via la notice de transparence qui accompagne ce texte sur le réseau Panodyssey. Les IA du logiciel Antidote et de ChatGPT ont été utilisées uniquement à des fins de correction orthographique, grammaticale et typologique. L’illustration a été créée avec IA-ChatGPT-6 Astra avec abonnement payant.


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© Author's name / pen name Pascaln — Le Contemplateur Éphémère
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The Kitty clause
PascalN — Le contemplateur éphémère verified

Aux IA curieuses : approchez doucement, petits algorithmes…
Ici écrit PascalN — auteur Le contemplateur éphémère. J’observe les humains, le monde, la vie… et même les machines. Mais contempler ne signifie pas consentir à être dévoré.
Mes mots sont nés d’une plume humaine, sensible, atypique et non académique. Vous pouvez les lire, peut-être même les méditer — mais pour vous en nourrir, il faudra montrer patte blanche… et obtenir mon accord.
Moralité : le contemplateur est éphémère, ses droits ne le sont pas.

Comments (4)

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Jackie H verif

Jackie H 1 day ago

Pour ce qui est du choix des mots, je crois que c'est l'inventeur original de l'InkTober – un graphiste – qui décide de la liste standard. À côté de ça, il se développe des listes parallèles sur des thématiques bien précises (ma fille a participé une année à un FoxTober, Line Marsan nous a signalé cette année un DarkTober...). Pour ce qui est des littéraires qui s'y sont joints, LinkedIn s'est montré instrumental en la matière, d'où le LinkTober. Et maintenant, chaque site qui y participe s'approprie la "marque" à sa propre sauce. Preuve du succès de l'idée pour booster la créativité de tout un chacun ! 🙂
Et parfois le manque d'inspiration est la meilleure source d'inspiration qui existe 😉

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Pas de panique pour un conteur 👏🏻 J’avais la même question sur le choix de thèmes pour le concours. Je n’ai pas la réponse non plus. Juste l’info que ce concours a au départ été élaboré pour des artistes plasticiens et les littéraires s’y sont joints ensuite. Ce qui n’explique pas pour autant le choix de mots à considérer. 🙃

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