L'apprentissage de l'auteur...
L’apprentissage de l’auteur…
Petit à l’école, on commence par écrire, au sens graphique du terme, avant même de savoir lire.
Puis vient cette longue période d’apprentissage durant laquelle écrire et lire s’entremêlent sans réelle distinction.
C’est tellement loin, qu’aujourd’hui, je ne m’en souviens pas bien. Prétendre le contraire ne servirait qu’à faire le malin.
Pour autant, ce que je sais et ressens parfaitement bien, c’est que depuis que j’écris en mode auteur, je lis beaucoup plus aussi.
Ce mot auteur, comme une sorte d’étiquette, ne me fait même plus peur.
Oui, depuis que j’écris, je lis, j’ai grandi et surtout, j’ai beaucoup appris.
Sans fausse modestie, je crois avoir grandi dans ce qui fait sens dans mes écrits.
Mais ce que j’ai appris n’a pas de prix.
Écrire en mode humain, c’est toujours engager son soi, son âme et son cœur. Jusqu’à ce qu’on tienne un texte entre nos mains qui, à nos yeux, possède une certaine valeur.
Et puis, secrètement, espérer être lu lorsque l’on ose le partager publiquement.
Car même si l’on n’aspire pas à en vivre, écrire sans être lu me semble profondément troublant et désagréable finalement.
Je ne me mens point, naît alors un sentiment de vide à l’écho de néant.
Et encore, que penser ou que dire si le partage est certes lu, mais devenu la cible de commentaires rageux ?
Il fut un temps pas si lointain où je peinais à trouver le goût et la force de continuer non pas à écrire, mais bien plus à partager.
C’est là que mon apprentissage m’a amené.
Pour écrire, il faut lire, c’est pour moi un fait établi.
De même, pour être lu, il faut partager et surtout à son tour interagir avec ceux qui écrivent aussi.
Quant à être apprécié et reconnu, c’est une tout autre histoire qui dépend en partie du lectorat.
Cela ne remet pas fondamentalement en cause l’écrit en lui-même, dès lors qu’il est au minimum correctement orthographié, présenté et soigné.
Depuis que j’écris, voilà bien ce que j’ai appris.
Et aujourd’hui je laisse se taire tout seuls les commentaires rageux. Conscient que leur auteur n’a fait que se faire du bien sur l’instant.
Je souris même en pensant qu’au moins mon écrit n’aura pas laissé indifférent…
PascalN — Auteur
Le contemplateur éphémère ©
« Chroniques d’un pas de côté »
Note de l’auteur : Pascal Nicod, alias « PascalN — Auteur Le Contemplateur éphémère » est l’auteur et le seul propriétaire de ce texte « hu-manuscrit » et de tous les droits qui en découlent. Il n’en autorise pas l’utilisation sous quelque forme que ce soit, sans accord préalablement écrit et signé par lui-même, ou via la notice de transparence Panodyssey qui accompagne ce texte. Les IA du logiciel Antidote et de ChatGPT ont été utilisées uniquement à des fins de corrections orthographiques, grammaticales et typologiques.
Crédit photo : Photo de Lau Clrdsur Unsplash
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Ici écrit PascalN — auteur Le contemplateur éphémère. J’observe les humains, le monde, la vie… et même les machines. Mais contempler ne signifie pas consentir à être dévoré.
Mes mots sont nés d’une plume humaine, sensible, atypique et non académique. Vous pouvez les lire, peut-être même les méditer — mais pour vous en nourrir, il faudra montrer patte blanche… et obtenir mon accord.
Moralité : le contemplateur est éphémère, ses droits ne le sont pas.
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Comment (1)
Jackie H 1 day ago
Si au dêpart, en dehors des nécessités bassement administratives du quotidien, on écrit surtout pour se soulager de ses souffrances ou bien pour tenter d'y voir clair dans l'existence et dans ce monde, une fois que l'on décide de ne plus écrire simplement pour soi-même, on écrit surtout pour être lu. Accessoirement – ou moins accessoirement – on espère parfois en tirer un revenu... voire en vivre... mais ce n'est pas forcément l'essentiel du but.
À partir de là s'en mêle le karma : si l'on veut être lu il faut lire, si l'on veut être partagé il faut partager, et ainsi de suite... Peut-on demander à l'univers ce que l'on n'est pas prêt à lui donner ?
Et avec un peu de chance, peut-être aura-t-on un impact et contribuera-t-on à changer le monde, un tant soit peu... qui sait ? Ou peut-être rendra-t-on clair pour quelqu'un ce qui lui reste obscur... ou lui donnera-t-on à son tour des idées ?
Pascaln — Le Contemplateur Éphémère 1 day ago
Merci Jackie pour ce commentaire que j'aime beaucoup. Pour moi, il apporte un éclairage différent sur un angle de vue commun autour de cette réflexion venue toquer plusieurs fois sur l'écran de l'ordi, avant que je ne lui laisse cet espace d'expression sans autre prétention.