Prime ou pas Prime... ?
Prime ou pas Prime… ?
Réflexion autour de la valeur des écrits, de leur partage et de leur rémunération
Avant-propos
Cette réflexion est née à la suite d’une publication de Harold Cath sur Panodyssey, dans laquelle il annonçait sa décision de rendre librement accessibles des textes jusque-là réservés à ses abonnés Prime. Vous pouvez retrouver ici la publication à l’origine de cet article : https://panodyssey.com/fr/feed/16348
Dans les commentaires, j’ai accueilli favorablement son choix, tout en précisant que mon avis n’engageait que moi. Daniel Muriot a alors apporté un autre éclairage, que je partage également : dans une société qui recherche et privilégie de plus en plus le tout gratuit, comment faire reconnaître que le travail d’un auteur possède une valeur ?
De cet échange est née une réflexion plus large, que j’ai progressivement nourrie de mon expérience personnelle, de recherches et de nombreuses interrogations.
Par souci de transparence, je précise avoir utilisé ChatGPT, dans sa version GPT‑5.6 Sol, par l’intermédiaire de mon abonnement payant ChatGPT Plus, pour m’accompagner dans la recherche documentaire, la structuration et la mise en forme rédactionnelle de cet article. Les réflexions, les positions exprimées, les choix et la validation définitive du texte demeurent entièrement les miens.
Je tiens cependant à poser clairement le cadre de cette réflexion : il ne s’agit ni de juger les auteurs qui choisissent de réserver certains contenus à leurs abonnés Prime ni de leur reprocher de vouloir être rémunérés. Je ne leur prête aucune intention et ne prétends détenir aucune solution incontournable. Chacun entretient avec son travail, ses lecteurs et l’argent une relation qui lui appartient.
Je souhaite seulement interroger ce que cette possibilité de monétisation raconte de notre rapport à l’écriture, au partage et à la lecture.
Le paiement avant la rencontre
Ma première réserve est assez simple : faire payer l’accès à un texte risque, avant toute chose, de priver son auteur de lecteurs.
Non parce que son travail ne vaudrait rien. Non plus parce qu’un auteur devrait nécessairement offrir gratuitement tout ce qu’il écrit. Mais parce qu’avant d’accepter de payer, le lecteur doit généralement connaître une plume, l’apprécier et ressentir l’envie de la retrouver ou de la soutenir.
Lorsque le paiement précède la lecture, il précède également la rencontre.
Un auteur déjà reconnu, disposant d’un lectorat fidèle, peut sans doute proposer plus facilement un contenu payant. Ses lecteurs savent ce qu’ils viennent chercher. La situation est différente pour celui que l’on découvre à peine — ou que l’on ne découvrira justement pas, parce que la porte est fermée avant même d’avoir pu entrouvrir le livre.
Ce constat ne condamne pas le principe de Prime. Il en souligne seulement le paradoxe : pour obtenir des abonnés, il faut être suffisamment lu ; mais en réservant ses textes à ses abonnés, on peut réduire ses chances de l’être.
Payer pour lire… mais où, et de quelle manière ?
Les lecteurs acceptent déjà de payer pour lire. Ils achètent des livres et des livres numériques, souscrivent à des bibliothèques en ligne ou à des abonnements donnant accès à de vastes catalogues. Certains soutiennent également un auteur sur des plateformes dédiées.
La question n’est donc pas de savoir si un lecteur peut accepter de payer. Elle serait plutôt : dans quelles conditions est-il disposé à le faire ?
Acheter un livre complet, s’abonner à une immense bibliothèque numérique ou soutenir un auteur que l’on suit depuis longtemps ne relève pas exactement de la même démarche que souscrire séparément à la Creative Room d’un auteur encore inconnu ou peu connu.
La profusion de textes accessibles gratuitement et légalement ajoute une difficulté. Le lecteur ne manque pas de propositions. Ce qui lui manque souvent, ce sont le temps, l’attention — et parfois le budget. Demander un paiement individuel pour accéder à une plume parmi tant d’autres suppose donc que la rencontre, la confiance ou l’envie existent déjà.
Panodyssey : une singularité et une réalité
Panodyssey occupe une place singulière dans le paysage numérique.
La plateforme accueille les auteurs, leur permet de publier des formats longs, cherche à protéger leurs créations et leur propose des outils de gestion des droits, de don et de monétisation. Elle porte une ambition culturelle qui mérite d’être reconnue et soutenue.
Malgré le travail considérable accompli par Alexandre Leforestier et les soutiens européens obtenus par la plateforme, Panodyssey ne me semble cependant pas encore bénéficier, en France, de la reconnaissance institutionnelle ni de la visibilité publique correspondant pleinement à cette ambition.
Elle me paraît également fonctionner, pour une part importante, comme une communauté de créateurs : des auteurs publient, lisent, commentent et partagent les travaux d’autres auteurs. Cette proximité nourrit de beaux échanges. Mais une communauté d’auteurs se lisant entre eux ne constitue pas nécessairement un vaste lectorat extérieur venu d’abord pour lire — et moins encore pour multiplier les abonnements afin de le faire.
Je présente cela comme une impression née de mon expérience, non comme une vérité statistique. Je ne dispose d’aucune donnée permettant de connaître la proportion réelle, sur Panodyssey, entre auteurs actifs et lecteurs qui ne publient pas. Cette absence de chiffres invite précisément à la prudence.
Un lieu protecteur, respectueux et culturellement précieux n’est pas automatiquement un marché économique suffisant. Dire cela ne diminue en rien sa valeur. Cela distingue simplement deux réalités qui ne se confondent pas.
Le don : une autre relation entre l’auteur et le lecteur
Panodyssey offre aussi la possibilité d’effectuer un don à un auteur.
Cette démarche me semble différente de l’abonnement Prime.
Avec Prime, le paiement conditionne l’accès au texte. Avec le don, le lecteur peut découvrir librement le travail, puis décider de le soutenir parce qu’il l’a touché, intéressé, fait sourire ou réfléchir.
Dans un cas, le paiement précède la rencontre. Dans l’autre, il peut en devenir la conséquence.
Personnellement, en presque deux années de présence sur Panodyssey, je n’ai reçu qu’un seul don. Cette expérience ne permet évidemment aucune généralisation. D’autres auteurs en reçoivent-ils régulièrement ? Je l’ignore, car aucune donnée publique ne semble permettre de le savoir.
Elle révèle néanmoins une autre difficulté : rendre un texte librement accessible ne suffit pas davantage à créer chez le lecteur l’habitude de soutenir financièrement son auteur. L’absence de don ne dit rien de la valeur d’un texte ni même de l’émotion qu’il a suscitée. Le lecteur peut ne pas avoir les moyens, ne pas connaître cette possibilité ou ne pas associer spontanément une lecture en ligne à un geste financier.
Le don correspond davantage à ma propre conception du partage, mais il ne constitue pas, à lui seul, un modèle économique évident.
Pourquoi écrit-on ? Pourquoi partage-t-on ?
Ces deux questions paraissent proches. Elles ne sont pourtant pas identiques.
On peut écrire sans lecteur. Par besoin, par plaisir, pour comprendre, témoigner, inventer, transmettre, se réparer, résister, laisser une trace ou simplement parce que les mots insistent. Certains écrivent avec l’ambition d’être publiés et d’en vivre. D’autres n’envisagent jamais cette perspective. Beaucoup naviguent probablement entre plusieurs de ces raisons.
Partager son travail est un autre geste.
Dès qu’un texte est publié, il quitte en partie la solitude de son auteur. Celui-ci peut espérer être lu, reconnu, commenté, compris, contesté, aimé — parfois acheté. Il peut chercher une rencontre, une visibilité, une légitimité ou une rémunération. Ces attentes peuvent coexister et aucune n’est moins noble qu’une autre.
La question devient alors : quelle place le lecteur occupe-t-il dans ce partage ?
Si l’intention première est de rencontrer le plus grand nombre, réserver l’accès peut sembler contradictoire. Si l’objectif est de construire une activité rémunératrice auprès d’un lectorat déjà fidèle, le choix peut au contraire paraître cohérent. Entre les deux se trouvent autant de situations que d’auteurs.
Le désir d’être rémunéré n’annule pas la sincérité de l’écriture. La gratuité ne garantit pas davantage le désintéressement ou la qualité.
Il serait trop facile — et profondément injuste — d’opposer l’auteur généreux qui partage à l’auteur intéressé qui fait payer.
La réalité humaine est rarement aussi bien rangée.
Éduquer le lecteur — comme le citoyen — au « pas tout gratuit » ?
Daniel Muriot soulignait dans son commentaire que « le tout gratuit n’est ni normal ni possible ».
Je partage ce constat. Toute création demande du temps, du travail, de l’énergie et parfois des frais. À force d’accéder gratuitement à des textes, des images, de la musique ou de l’information, nous pouvons oublier que quelqu’un les a pensés et réalisés.
Mais comment réapprendre la valeur de la création ?
Le dispositif Prime peut affirmer symboliquement qu’un texte possède une valeur financière : pour le lire, il faut payer. Cette limite a peut-être une portée. Suffit-elle cependant à éduquer le lecteur ?
Éduquer suppose de faire comprendre. Expliquer ce que représente le travail d’écriture, ce que finance un abonnement et ce que le soutien rend possible. Sans cette pédagogie, le visiteur placé devant un contenu réservé peut simplement renoncer et choisir un autre texte librement accessible. Il n’aura pas nécessairement mieux compris la valeur du premier ; il aura seulement constaté qu’il ne pouvait pas le lire.
Prime affirme une valeur. Il ne l’explique pas forcément.
Inversement, la gratuité ne sensibilise pas spontanément au soutien. Entre la porte fermée et l’accès sans contrepartie, il manque peut-être un discours collectif, clair et répété, sur la réalité du travail créatif.
Je n’ai pas de réponse toute faite à apporter. Je m’interroge simplement : faire payer suffit-il à apprendre au lecteur que l’écriture a une valeur, ou ne lui propose-t-on qu’un choix binaire — payer ou passer son chemin ?
Une difficulté bien plus vaste que Panodyssey
Cette question ne peut être séparée de la situation générale des auteurs.
Être admis et publié par une maison d’édition à compte d’éditeur est difficile. Être réellement accompagné, diffusé et lu l’est tout autant. Face à ces obstacles, l’autoédition s’est largement développée. Elle permet de publier sans attendre l’accord d’un comité de lecture, mais elle ne garantit ni la rencontre avec le public ni un revenu suffisant.
Publier est devenu plus accessible. Être lu ne l’est pas nécessairement. Vivre de ses livres l’est moins encore.
Même dans l’édition traditionnelle, seule une minorité d’auteurs tire de ses droits un revenu permettant de vivre. La Société des gens de lettres indique que 90 % des auteurs perçoivent des droits d’auteur inférieurs au SMIC et que les deux tiers exercent une autre activité professionnelle. Ces chiffres rappellent que la précarité de l’écriture ne naît pas des seules plateformes numériques.
Dans le même temps, la lecture recule, notamment chez les plus jeunes, tandis que les textes disponibles se multiplient. L’attention du lecteur devient une ressource aussi rare que son argent.
Dès lors, peut-on attendre d’un abonnement individuel proposé sur une plateforme encore peu connue qu’il apporte une réponse à une difficulté que le monde du livre lui-même ne parvient pas à résoudre ?
Prime peut constituer une possibilité, peut-être un complément, certainement un outil. Il me paraît plus difficile d’y voir, à ce jour, une réponse suffisante à la précarité du métier d’auteur.
Peut-on vivre de sa plume grâce à Panodyssey ?
Il est légitime de le souhaiter. Il est possible de le tenter. Mais est-il raisonnable d’en faire aujourd’hui son unique modèle économique ?
Je n’ai trouvé aucune donnée publique démontrant qu’un nombre significatif d’auteurs tirerait actuellement de Prime un revenu régulier, encore moins un revenu permettant d’en vivre. L’expérience évoquée dans le commentaire de Daniel Muriot, comme la mienne concernant les dons, invite à ne pas confondre l’existence d’un outil avec l’existence d’un marché établi.
Panodyssey peut être une maison numérique pour nos textes, un lieu de rencontre, une vitrine qualitative, un espace de fidélisation et l’une des composantes d’une démarche d’auteur plus large. Elle peut contribuer à une économie construite également autour de livres, de rencontres, d’interventions ou d’autres formes de soutien.
Mais lui demander de faire vivre financièrement ses auteurs reviendrait peut-être à lui demander de résoudre presque seule un problème ancien que l’ensemble de la chaîne du livre peine déjà à résoudre.
Cette réflexion n’est donc pas dirigée contre Panodyssey. Elle naît au contraire de l’attachement que je porte à ce lieu à part et de mon désir de regarder avec lucidité ce qu’il permet déjà — comme ce qu’il ne peut peut-être pas encore permettre.
Prime ou pas Prime… ?
Je ne crois pas qu’il existe une réponse valable pour tous.
Un auteur peut légitimement réserver certains textes, proposer un abonnement, privilégier le don, mêler contenus libres et contenus payants ou tout rendre accessible. Son choix dépend de sa situation, de ses objectifs, de son lectorat et de ce qu’il attend du partage.
Pour ma part, je choisis de laisser mes textes librement accessibles. Je ne considère pas qu’ils soient dépourvus de valeur. Je pense simplement que, dans ma démarche et dans la réalité actuelle de Panodyssey, le paiement préalable risquerait davantage de me priver de lecteurs que de me procurer une véritable rémunération.
Je préfère que la rencontre reste possible avant toute autre considération.
Cela ne constitue ni un modèle à suivre ni une solution incontournable. Seulement un choix personnel, né d’une réflexion qui demeure ouverte.
Car la question n’est peut-être pas seulement de savoir si nos textes doivent être gratuits ou payants.
Elle est aussi de savoir comment leur reconnaître une valeur sans empêcher qu’ils soient lus — et comment permettre à l’auteur d’être justement soutenu sans réduire la lecture à un simple droit d’entrée.
Mais, en filigrane, une autre interrogation apparaît : le véritable enjeu ne réside-t-il pas aussi dans la difficulté, pour Panodyssey, d’obtenir dans le paysage culturel numérique français la visibilité, la reconnaissance et le soutien institutionnel correspondant à la singularité de son ambition ?
Je tiens ici à le souligner sans ambiguïté : je soutiens pleinement Panodyssey et la démarche qu’il porte. Il ne saurait être tenu pour responsable du manque de reconnaissance et de soutien que ne lui accordent pas les pouvoirs publics français, pourtant théoriquement chargés de favoriser le rayonnement de la culture « made in France ».
Car, pour que les auteurs puissent être davantage lus, reconnus et soutenus, encore faut-il que le lieu qui les accueille le soit lui-même.
Cette question ouvre sans doute une autre réflexion…
Je n’ai pas la réponse.
Mais il me semble important que nous continuions, ensemble, à poser les questions.
PascalN ©
Crédit photo : Photo de Melanie Dezielsur Unsplash
Repères documentaires
• Société des gens de lettres, « Le secteur du livre » : données relatives aux revenus des auteurs et à l’exercice d’une autre activité professionnelle.
• Ministère de la Culture, *Rapport des États généraux de la lecture pour la jeunesse*, avril 2026.
• Ministère de la Culture, *Chiffres clés 2025 — Livre et lecture publique*.
• Panodyssey, présentation des Creative Rooms Prime et des outils de monétisation.
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Moralité : sans le grisbi, vous ne touchez pas à mes écrits !
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Comments (9)
Alexandre Leforestier 2 days ago
Excellent article que je n'avais pas encore lu. Il pose très bien les choses. Les enjeux et les galères et Panodyssey ne pourra jamais résoudre à lui seul les enjeux des publics et de la rémunération des écrits. Mais Panodyssey proposer qq. chose une voie différente qui valorise tant le temps de lecture connecté dans un espace qui ne clignote pas et qui ne met en tête de gondole les mêmes contenus et bien-sûr qui défend - avec ses petites actions - votre nom, votre marque, vos contenus. C'est un projet qu'il faut apprécier dans la durée car c'est long, très long à construire dans une environnement en plein chamboulement.
Gabriel Dax 1 month ago
6/6
Bref, Prime, pas Prime, ça reste un vaste sujet qui n’a pas réellement lieu d’être : chacun fait comme il veut. Prime ou pas n’implique pas qualité ou pas. Dans un sens comme dans un autre. Chacun fait donc comme il a envie, c’est le lecteur qui aura le dernier mot, et n’est-ce pas là tout ce qui compte dans un cas comme dans l’autre. Que le lecteur trouve la satisfaction gratuite ou payante qu’il était venu chercher.
Pascaln — Le Contemplateur Éphémère 1 month ago
Bonjour Gabriel, merci de ton temps de lecture et de ton retour ici. J'ai lu et relu avec attention l'ensemble. Tu apportes ton point de vue dans lequel un certain nombre d'éléments me parlent et donc je les partage facilement (certains sont dans mon texte présentés différemments). Cela dit, la question d'ego à flatter ne m'a pas effleurer, et je m'en fous aussi ! Je suis aussi bien plus attacher à la rencontre et l'échange avec les lecteurs et les auteurs. Et là justement, je respecte ton propos de dire que mon sujet n'a pas lieu d'être, mais je ne l'accepte pas. L'idée n'est pas de lancer une polémique stérile, mais un sujet de réflexion et d'echanges, il y a donc une raison d'être. Sinon, on peut se contenter de toc toc ou face de bouc... Mais sans prétention ce n'est pas pour nous. Enfin, je l'ai noter, chaque auteur reste libre de sa plume et la façon dont il souhaite la faire vivre. C'est inaltérable et primordial. Encore merci pour cet échange.
Gabriel Dax 1 month ago
Suite à ta réponse, je modère mon propos qui est resté confus : une confrontation qui n'a pas lieu d'être. Le débat, le sujet mérite que l'on en discute. La discorde non. Donc, Prime ou pas, qu'importe, chacun reste libre de faire ce qu'il souhaite, et les deux choix sont tout aussi valables, sans tort ou raison.
Daniel Muriot 1 month ago
Je souhaite ajouter un point dont Gabriel m'a déjà fait la remarque : Le Prime, il ne faut pas hésiter à oser. Certains n'osent pas. Et nous pouvons toujours utiliser des photos de bébés, voire de bébés phoques détourner l'attention du lecteur sur le prix de l'abonnement. :D
Gabriel Dax 1 month ago
Ajoutons qu'un abonnement Prime, c'est aussi des revenus pour Panodyssey. Sinon, Panodyssey ne vit que des formules de souscriptions des auteurs, et Alexandre l'a bien dit, nous ne sommes pas si nombreux à avoir un profil Pro ou visibilité.
Pascaln — Le Contemplateur Éphémère 1 month ago
Et là je ressors ce vieux verbe français que j'affectionne : je plussoie à ton propos Gabriel. Merci
Pascaln — Le Contemplateur Éphémère 1 month ago
J'aime et retiens dans un coin la formule : Ne pas hésiter à oser !
Pascaln — Le Contemplateur Éphémère 1 month ago
Un ajout très interéressant et important. J'avoue ne pas y avoir penser dans ma réflexion. Donc, sur ce point je suis d'accord.
Alexandre Leforestier 2 days ago
Je suis d'accord, il faut oser, dans mon cas, il est impossible pour moi de déployer une approche éditoriale personnelle dans le temps.... pas le temps, ni l'énergie, je suis là pour servir ! ;-)
Gabriel Dax 1 month ago
5/6
J’entends déjà les sirènes des trolls avec l’ego. Ça n’a rien à voir avec l’ego. Si c’était le cas, je laisserais tout gratuit pour jouir de ma place dans le top 5 des auteurs les plus lus. Rien de plus facile que de poster une phrase par jour dans une creative room. On y ajoute une connotation sexuelle, un truc gras, un coup de gueule et, par réflexe, les gens cliquent. Et hop ! Une lecture. Et puis quoi ? Être numéro 1 pour ça ?
Je me fous de l’ego. J’écris pour fixer mon univers et le faire découvrir à qui veut le découvrir. À qui veut véritablement le découvrir. Si trois personnes pensent que mon travail en vaut la peine, s’abonnent et trouvent leur plaisir, c’est tout ce que je leur souhaite et tout ce que je me souhaite. Je préfère continuer à leur fournir mes textes sans être dans le top 5, 10 ou même 20. Par contre, si grâce à eux je peux lever mon petit verre de Disaronno à leur santé, je le fais bien volontiers.
Alexandre Leforestier 2 days ago
Je suis d'accord et c'est prouvé car les tops Panodyssey sont en vrac, enfin, pas tous mais certains, il faut encore réformer les algos.
Ce que j'ai appris aussi, que je dis rarement ici, je vois des talents, et c'est du développement de talents qu'il faudrait faire, mon ancien métier, mais j'ai pas le temps. Ni les sous.
L'engagement pris dans le ChatsSansFrontières, en revanche, je vais le tenir et il sonne avec cette vision.
Il faudrait un studio et faire de l'éditorial, avec des concepts vidéos courts et décomplexés, de l'audio aussi... là on joue un rôle édito... Patience Alex...
Gabriel Dax 2 days ago
Y'a qu'à regarder le top "Le plus lu" d'aujourd'hui. Personnellement ça me donne envie de fermer Panodyssey. C'est une vitrine de merde, y'a pas d'autre mot.
Alexandre Leforestier 2 days ago
Nous avons 3 rayons en vrac. Pourquoi ?
Raison 1 : Les IA polluent et lorsqu'un paramètre n'est pas certifié comme les vues et que l'algo utilise les vus et que l'IA fait une fixette sur un type de contenus et bien voilà
Raison 2 : Les algos ne sont pas réformés, c'est un travail régulier à faire et là cela pas été fait depuis longtemps
Donc 3 rayons sur 11 sont en vrac car cest 3 rayons donnent une importance trop grande à un paramètre algorithmique non certifié.
Par exemple pour les top commentaires et likes ou nouveauté, pas de soucis : car les paramètres non certifiés ne sont pas pris en compte.
Si je ne veux pas trouver du temps homme à la mise à jour des algos, je vais suspendre les rayons concernés.
Cela montre aussi que pour délivrer des rayons de qualité, il faut sans cesse mettre à jour les processus, sinon, on enlève 80% des rayons mais ce n'est pas l'esprit Panodyssey.
Ce problème est assez récent - je dirai 3 mois environ mais je me trompe peut-être...
Harold Cath 2 days ago
Les algorithmes, c’est bien, c’est nécessaire à une plateforme mais ici, j’ai vraiment l’impression qu’il a été vampirisé. C’est sans doute à l’avantage du vampire, mais lorsqu’il aura sucé toute la « substantifique moelle » de Panodyssey, les gens s’en iront voir ailleurs et c’est bien dommage.
Gabriel Dax 2 days ago
Oui, c’est la rubrique la plus pourrie et pourtant c’est la vitrine de Pano.
Alexandre Leforestier 2 days ago
C'est surtout la faute de Panodyssey qui n'a pas adapté son algorithme. Et bien il va s'adapter, to do list... Je ne pense pas que l'auteur soit en cause, je pense que c'est un premier des auteurs de Pan avec un capital de followers et des IA + une production toutes les nuits de 3 publications depuis des années, c'est un biais technique, on va le corriger comme le reste... ce qui est bien au moins, c'est qu'on voit que sans vision éditoriale il ne faut surtout pas laisser panodyssey entre les mains de techniciens non intéressés par les contenus d'ici ! il faut piloter le vaisseau avec une vision éditoriale... 🤣 et surtout de la qualité du résultat éditorial.
C'est comme les bannières, on m'a livré un truc statique du 19 ème siècle, je fais avec mais je le ferai sauter aussi ! 🤣
Harold Cath 2 days ago
"je pense que c'est un premier des auteurs de Pan avec un capital de followers et des IA + une production toutes les nuits de 3 publications depuis des années, c'est un biais technique, on va le corriger comme le reste... " Tant que ce n'est pas corrigé, un peu d'autorégulation pour ne pas en arriver à ces extrême c'est aussi du bon sens !
Alexandre Leforestier 1 day ago
On devrait pouvoir proposer qq.chose, pour faire le nettoyage rapidement dans les tops… à suivre semaine pro…