facebook Incassable (Unbreakable, M. Night Shyamalan, 2000)
Congratulations! Your support has been sent to the author
Incassable (Unbreakable, M. Night Shyamalan, 2000)

Incassable (Unbreakable, M. Night Shyamalan, 2000)

Published Feb 26, 2021 Updated Feb 26, 2021
time 2 min

On Panodyssey, you can read up to 5 articles per month without being logged in.
Enjoy 4 articles more articles to discover this month.

To have unlimited access, log in or create an account by clicking below, it's free! Sign in

Incassable (Unbreakable, M. Night Shyamalan, 2000)

"Incassable" commence par un accouchement, vu à travers un miroir ce qui est logique puisqu'il s'agit de la naissance du futur mister Glass (Samuel L. JACKSON) et d'une réflexion particulièrement intelligente sur la notion si ancrée dans la culture américaine de super-héros. Elijah Price naît dans la douleur: ses bras et ses jambes se sont cassés dans l'utérus de sa mère et cette fragilité osseuse génétique le met d'emblée sur la touche pour tout le reste de sa vie. Elijah se sent condamné à regarder le monde tourner derrière une vitre cloué dans un fauteuil roulant. De là découle une interrogation existentielle : pourquoi suis-je né? Question à laquelle seule la mère d'Elijah (Charlayne WOODARD) peut lui apporter une réponse, en lui offrant son premier Comic Book. Il échafaude une théorie sur le sens de son existence en partant à la recherche de son double inversé (par effet de miroir), David Dunn.

David contrairement à Elijah vit dans le déni complet de sa différence. Il a tout refoulé et vit une vie en apparence normale. Sauf qu'il est anormalement triste et anormalement solitaire (une caractéristique très profonde des films de M. Night SHYAMALAN.) Un accident de train dont il sort sans une seule égratignure alors que tous les autres passagers ont péri et le voilà sur la touche lui aussi, obligé de se livrer à une douloureuse introspection alimentée par les relances incessantes d'Elijah qui veut l'accoucher de lui-même. Comme dans "Sixième sens", une seule personne peut le suivre dans cette maïeutique, son fils Joseph (Spencer TREAT CLARK) qui a la foi chevillée au corps. Bruce WILLIS trouve là encore un grand rôle et livre une performance exceptionnelle, tout en retenue, l'émotion ne passant qu'à travers son regard. J'avais remarqué l'expressivité de ses yeux dans "La Mort vous va si bien (1992)" de Robert ZEMECKIS et là aussi il arrive à tout transmettre par le regard, notamment lors de la scène des haltères où il prend conscience de sa force surhumaine et encore plus lors de la poignante scène finale de la révélation de la vraie nature d'Elijah. S'il faut un méchant pour révéler le héros, alors la réciproque est vraie tant le bien ne peut exister sans le mal et le mal sans le bien, tous deux étant les facettes d'une même médaille. Celle de l'exception et donc de l'exclusion. Parce que d'un point de vue social et rationnel, Elijah est juste un dangereux psychopathe bon à enfermer et David un agent de sécurité misanthrope. Les scènes de foule dans la gare ou au stade soulignent d'autant mieux son isolement et son manque de communication par les voies normales. Tout passe par la mise en scène avec les visions de David lorsqu'il a un contact physique avec autrui et par le désarroi de son regard.

1
Blow to the heart
I love this article
0
Stroke of genius
Brillant
0
Give a hand
This was useful to me
0
Publicity stunt
I wish to promote it
0
Hats off
The topic was very interesting
0
Not thrilled
Doesn’t fit Panodyssey’s standards
1
0
0
0
0
0
Share the article
copylink copylink

Comment (0)

You can support the independent writers you care about by making a donation to them

Extending the travel in the universe Culture
Alchemyst
Alchemyst

This is da story of an auto-initiation about love and magick about hate and soulfuck about rows and futharks for a t...

Nicolas Bialka
1 min
des trous dans ma mémoire
des trous dans ma mémoire

j'ai des trous dans ma mémoire qui me font vivre des histoires incroyables. ces trous dans ma mémoire me donnent &ag...

Nicolas Bialka
1 min
Sans compromis d'Alizé CORNET
Sans compromis d'Alizé CORNET

Comme je suis contente d'avoir lu ce témoignage ! Je suis joueuse de tennis depuis que je sais marcher, je n'en ai pas fait mon m&...

Maryline Marnas
1 min

donate You can now support your favorite writers on Panodyssey!