4 janvier 2026
4 janvier 2026
A l’heure dite, nous nous sommes retrouvés comme chaque année pour jeter un œil sur l’année écoulée et poser les bases de celle qui débute. Déjà six ou sept ans de ce rituel-là, de leur présence presque à chaque pas, de projets construits ensemble, de nos rires aux éclats. Déjà six ou sept ans qu’on se regarde grandir tous les trois, qu’on s’écoute et qu’on se reconnaît, qu’on se conseille, qu’on s’applaudit, qu’on se protège quand il le faut. Je me souviens sans mal de notre premier soir, rassemblés dans la lumière blafarde des plafonniers, juste sous l’appartement cocon. Sur un morceau de nappe en papier, chacun avait noté ce qu’il espérait de l’année à venir puis avait confié son petit feuillet à un autre, chargé de le conserver jusqu’au rendez-vous pris tout au bout des 365 jours. Ça n’a sans doute l’air de rien mais tout est là, je crois, dans cette façon de se raconter exactement qui l’on est, ce qu’on a été et ce qu’on espère devenir. Si d’aventure je venais à perdre de vue celle que je suis, ils sauraient s’en souvenir pour moi et c’est précieux, cette confiance-là. On peut bien se trouver à des milliers de kilomètres les uns des autres, sur trois fuseaux horaires différents, je sais qu’ils seront là, qu’on retrouve toujours le chemin vers nous trois. Déjà six ou sept ans de ce refrain ancré en moi, de cette mélodie dont je ne démords pas, de cette certitude lumineuse : il nous faut préserver les amitiés prodigieuses.
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