Le Souffle et le Temple
Sous les voûtes de pierre où l'aube se devine,
L'encens s'élève pur, l'eau chante en son bassin.
Une prêtresse veille, immobile et divine,
Offrant son souffle calme à ce plus grand dessein.
Elle ne saisit rien, elle ordonne et contient,
Gardant l'axe du monde au geste qu'elle tient.
Notre siècle a mêlé la force et la contrainte,
Il a fait du pouvoir une cruelle étreinte.
La pâle domination écrase les destins,
Pour asseoir sa grandeur aux regards incertains.
Mais la grâce d'Égypte est un alignement,
Une écoute de l'âme et de son mouvement.
Le féminin blessé, réceptacle profond,
Déchiffre l'invisible où les rêves se fondent.
Mais la grâce a besoin d'un temple pour la vie,
Où la structure sainte à l'amour se marie.
Lorsque l'axe du père au soin s'est accordé,
Le pouvoir lumineux a su tout regarder.
L'Irréductible fuit la gloire de l'arène,
Car dominer l'autrui ne forge que des chaînes.
Il cherche ce regard qui centre le foyer,
Cette main de l'aïeule apte à tout rassurer.
Où croyons-nous grandir en exerçant la peur ?
Le pouvoir n'est sacré que s'il guérit le cœur.
PMD Robeen
non-commercial use only, no modification
Contribuisci
Puoi sostenere i tuoi scrittori preferiti


Commento (0)