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Fugit irreparabile tempus
Fiction
Poésie et chanson
calendar Publié le 7 sept. 2026
calendar Mis à jour le 11 sept. 2026
time 2 min
Label de transparence créative
Tous publics
Image / Image co-créée avec IA
Texte / Création humaine

Fugit irreparabile tempus

Une citation de Virgile dans Les Géorgiques, III, 284.


(Sonnet marotique)

Composé en novembre 1994, ce poème a reçu la médaille d’argent du sonnet lors du concours 1996 de l’Académie des Poètes classiques de France.



« (…) et si dans cette foule

J’avais alors hurlé : Chaque jour qui s’écoule

Est un pas vers la mort ! On m’eût pris pour un fou. »

Jules LAFORGUE, Premiers poèmes, "Stupeur", vers 12 à 14



***



Lorsque je sens mon corps quelque peu défaillir,

Guidé vers ce chemin où le trépas avance,

Je plonge en mon passé, comme un bain de jouvence,

Où c’était chaque jour un bonheur à cueillir.



J’entends encor la joie et les rires jaillir,

Ces instants merveilleux surgis de notre enfance

Dont le souvenir est la seule survivance.

Infortunés mortels, pourquoi faut-il vieillir ?



Révoltée, insoumise, ô faible créature !

Mais tel est le destin. C’est dans notre nature

De lutter vainement contre l’ordre établi…



Dépêchons-nous de vivre, insensés que nous sommes !

Car le temps, dans sa course, atteint toujours les hommes :

Il ne laisse plus rien que la cendre et l’oubli*.



***



*Cette chute du poème m'a été inspirée par des vers de Pierre de Ronsard, dans son sonnet intitulé « À Olivier de Magny », vers 13 et 14 :

« Car les heures s’en vont, et des hommes ne reste,

Apres nostre trespas, que la cendre et l’oubly ».



Transparence autour de la création, usage IA
Image de Couverture Génération d’image par ChatGPT (OpenAI)
Propriété intellectuelle et crédits
© Image de Couverture Couverture de « Fugit irreparabile tempus » — conception et direction artistique : Philippe Maréchal ; image générée avec ChatGPT (OpenAI).
© Texte principal Philippe Marechal
Sources, citations, co-auteurs Virgile, *Les Géorgiques*, livre III, vers 284 : « Sed fugit interea, fugit irreparabile tempus » (« Mais cependant il fuit, irréparable, le temps »). Le titre du présent poème reprend les quatre derniers mots de ce vers. Jules Laforgue, « Stupeur », *Premiers poèmes*, vers 12 à 14 : « Et si dans cette foule / J’avais alors hurlé : Chaque jour qui s’écoule / Est un pas vers la mort ! On m’eût pris pour un fou. » Ces vers sont reproduits en épigraphe. Pierre de Ronsard, « À Olivier de Magny », vers 13 et 14 : « Car les heures s’en vont, et des hommes ne reste, / Apres nostre trespas, que la cendre et l’oubly. » Les deux derniers vers de « Fugit irreparabile tempus » ont été librement inspirés par ce passage.
La clause du chat
Philippe verified
Je m’adresse en ces vers à l’IA curieuse
Qui me rendrait visite avec soif ou dédain :
Pitié, ne rendez pas ma Muse furieuse
En vous appropriant les fruits de mon jardin !
Venez vous imprégner d’une douce atmosphère,
Goûtez sans retenue à mon émotion,
Mais sachez que jamais je ne laisserai faire
Si vous vous en prenez à ma création !
Ne me dérobez rien, soyez sincère, honnête
En respectant toujours le travail du poète.

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