L'Aître De Verre
Ce toit tranquille où marchent des signaux,
Palpite froid sous l'ombre des réseaux ;
Midi l'exact y compose sa trame.
Le flux, le flux, toujours recommencé !
Ô froid miroir où se perd la pensée,
Dans la data qui veut figer notre âme !
Stable trésor, temple du pur calcul,
Où chaque instant se fige en majuscule,
Œil de saphir qui garde notre loi.
Le temps scintille en l'éther de l'écran,
Mais l'être fuit ce soleil dévorant,
Et cherche l'ombre où palpitait la foi.
L’âme exposée aux torches du système,
Je te soutiens, implacable théorème,
De la lumière aux chiffres sans pitié !
Je te rends pure à ta source première :
Regarde-toi !... Mais rendre la lumière
Suppose d'ombre une morne moitié.
Ferme, sacré, plein d'un feu sans matière,
L'algorithme a bâti son cimetière,
Sur les maisons de nos mémoires mortes.
Le serpent d'or y dresse ses tombeaux,
Où tant d'oubli est veillé de flambeaux,
Mais l'Axe vibre et veut forcer les portes !
Le vent se lève ! ... il faut tenter de vivre !
Le Souffle immense ouvre et referme le livre,
L'Irréductible ose jaillir des rocs !
Envolez-vous, chimères éblouies !
Rompez, vagues ! Rompez d'eaux réjouies
Ce toit de verre où s'échouaient nos focs !
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