Lorsque le doute s’installe

Aujourd’hui, je viens de finir un chapitre de Giulia et Solène, mais le récit est loin d’être terminé. L’écriture ne fonctionne pas comme un mécanisme qu’on active avec une simple clé.
Je suis là devant Giulia et Solène. Vibre en moi cette envie d’écrire qui me brûle de l’intérieur, un besoin vital d’avancer et de finaliser un chapitre. L’idée est bien ancrée dans mon esprit, mais les mots ne viennent pas. Ou, ils viennent mais pas comme je le souhaite, pas comme je voudrais honorer Giulia et Solène, leur vie, leur relation. Une scène peut me demander beaucoup de temps parce que je cherche le bon geste, le bon regard, la bonne émotion à faire ressentir.
Je n’écris pas juste pour faire avancer leur histoire. Non, j’écris pour rendre Giulia et Solène vivantes.
Il n’est pas possible de forcer la naissance de leur relation. Ça ne fonctionne pas ainsi. L’imagination ne se contrôle pas. Elle surgit à l’écoute d’une musique, ou d’une promenade en pleine nature. Je ne la maîtrise pas.
Je connais Giulia et Solène, la direction que je désire leur donner, ce que je veux leur faire ressentir. Mais entre mon idée et la scène qui prend réellement forme, il y a un énorme fossé. Et là, le doute s’installe. D’innombrables questions hantent mon esprit. Vais-je arriver à aller jusqu’au bout de leur récit ? Oui parce que je le leur dois. Parce qu’elles le méritent. J’écris pour elles et elles seules.
Alors, je laisse Giulia et Solène vivre d’elles-mêmes. Je les laisse me guider dans leur récit de vie. Je les laisse prendre le contrôle de mes mots.
Parce que c’est ça le parcours d’une autrice. Tout n’est pas toujours facile.
Shania K.
Autrice FF de dark fantasy
Plume d'Or
Ma plume est un fil qui relie les cœurs et les âmes.
https://lagazettedecoco.jimdofree.com/fragments-d-une-autrice/
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