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Le plaisir d'être une cause.

Le plaisir d'être une cause.

Publié le 5 juin 2022 Mis à jour le 5 juin 2022
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Le plaisir d'être une cause.

Des ermites et des sages ont choisi consciemment un mode de vie solitaire, contemplatif et méditatif. Les autres humains, la majorité, sont avant tout des êtres sociaux. Ils veulent être aimés, appréciés, écoutés, admirés, choyés.Les stimulations relationnelles et sociales assurent l’existence, pour soi et les autres. Celles et ceux qui sont «en manque», font tout pour exister, y compris des actes délictueux ou désespérés. Ayant beaucoup de mal à obtenir rapidement et aisément des stimulations positives, ils abandonnent cette quête positive pour se contenter de signes négatifs et destructeurs, faciles à obtenir. Parmi les nombreux stratagèmes possibles : passivité, révolte permanente, chantage au suicide, addictions, bagarres et jeux de pouvoir. Tous ces stratagèmes destructeurs s’inscrivent dans la recherche exacerbée du «tout sauf l’indifférence». Notons au passage que les dernières recherches psychosociologiques sur les motivations stipulent qu’il existe le besoin d’être une cause : au mieux être une cause de bonheur et de réussite, au pire une cause de désagréments et de malheur.

Avec ces approches, les actes sont motivés par leurs effets sur l’environnement. La motivation dépend du contexte et de la perception du contexte par la personne concernée. Elle naît de l’effet supposé que nous pourrions avoir sur l‟environnement. C’est le fameux plaisir d’être la cause d‟un événement. En entreprise, quand un collaborateur rêve d’être la cause du succès d‟un projet, il s’engage dans les actions nécessaires à la réussite de ce projet. C’est le même mécanisme qui pousse un autre équipier à rester passif pour éprouver une sorte de jouissance devant l’impuissance ou le courroux de son responsable hiérarchique.

Dans de trop nombreuses organisations, seuls les managers sont motivés car ils sont la cause des évolutions de leur service ou de leur entreprise. Les collaborateurs et agents ne sont motivés que par procuration.

Quatre applications pratiques favorisent le plaisir « positif » d’être une cause.

La première est la participation des personnels au projet global de l’entreprise ou de l‟unité : « Que voulons-nous être pour les clients, pour le personnel, pour les actionnaires, pour les partenaires, pour la collectivité, pour l’environnement ? »

La seconde est la promotion d’événements et de projets visibles, mis en œuvre par des petits groupes de travail. Les résultats de ces évènements et projets doivent donner lieu à une large information lors des conventions d’entreprise et/ou les réseaux sociaux.

 La troisième est la diffusion régulière des résultats chiffrés et des opinions des clients et usagers quant aux services rendus par l’unité ou l’entreprise. Pas seulement à partir d’indicateurs mais si possible en rencontrant « pour de vrai » des clients et usagers.

La quatrième consiste à fêter les succès avec son équipe.

Autant d‟actions qui rendent les collaborateurs cause d‟impacts sur leur environnement, leur procurant ainsi le plaisir d‟être des «causes »

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