Les nouvelles de Magtogoek #13

Crédit image : © Waves of Wonder on Facebook
Capture d'image sur un reel, éditée sur Microsoft Photos, Paint et sur Fotor.com
Les nouvelles de Magtogoek
D'où vient ce nom, "Magtogoek" ?
Magtogoek , c'est le nom algonquin du fleuve Saint-Laurent - oui, celui où se trouvent les chutes du Niagara, qui part des Grands Lacs pour se jeter dans l'Atlantique et qui marque la frontière entre le Canada et les États-Unis. Les Algonquins, natifs amérindiens de la région, ont rendu hommage, en lui donnant ce nom, à la puissance de son courant et à l'abondance de ses eaux imprévisibles.
Pourquoi avoir choisi ce nom, "Magtogoek" ?
Pas parce que je suis Québécoise, Canadienne ou autrement Nord-Americaine - je ne le suis pas, je suis Européenne. Mais parce que l'image du "Fleuve Aux Grandes Eaux" me paraît être la métaphore idéale pour mon inspiration, qui est aussi luxuriante que la forêt vierge et qui part un peu dans toutes les directions, avec beaucoup de projets en cours et pas encore forcément achevés.
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Édition #13
07/07/2026
Ce que j'ai publié la dernière quinzaine
(pour ceux qui n'ont pas eu le temps, qui étaient loin d'un ordi, qui ont éteint leur smartphone ou qui l'ont perdu, ou qui n'ont pas eu l'occasion d'aller sur Panodyssey ces derniers temps)
👉🏻 L'aube du solstice dans la Creative Room De choses et d'autres
👉🏻 Aphorisme n° 28 : Préfigurer l'avenir dans la Creative Room Haikus et Sushis
👉🏻 Elle cherchait... dans la Creative Room Haikus et Sushis
👉🏻 Aphorisme n° 29 : La dignité dans la Creative Room Haikus et Sushis
👉🏻Aphorisme n° 30 : L'obstacle dans la Creative Room Haikus et Sushis
👉🏻 Aphorisme n° 31 : La petitesse dans la Creative Room Haikus et Sushis
Ce sur quoi je travaille actuellement
Cette quinzaine-ci, le tir groupé compte six textes – dont certainement quatre peuvent être considérés comme très courts (mais, bon, Mark Twain est bien célèbre pour avoir écrit à son éditrice qu'il n'avait pas le temps de lui écrire une lettre courte et qu'il lui en envoyait donc une longue à la place, donc OK, on peut considérer que ces textes courts ont tout de même exigé leur part de travail).
En réalité, je suis une droguée des commentaires, pas seulement à la lecture mais aussi à l'écriture, sur Pano et ailleurs – et mine de rien, les commentaires sont une abondante source d'inspiration 😉. Ils n'ont pas leur pareil pour mettre la machine en route ! (Quitte à donner le vertige et chauffer le cerveau parfois).
Pour le moment, je partage mon temps entre ce projet dont je publie de temps en temps des extraits, et cet article dont je vous parle maintenant depuis le troisième numéro.
Concernant le projet à extraits, je suis en ce moment sur un écrit "parallèle" dont j'étais si fière d'avoir trouvé le rythme il y a quinze jours. Eh bien, devinez quoi ? J'en ai recommencé une autre version pas plus tard qu'hier... mais qui me semble beaucoup plus pertinente et qui taille beaucoup plus vite dans le vif du sujet avec moins de détours et moins de blabla 🙂. Autrement dit... la suite au prochain numéro 😁😁😁
Ce que je pense faire dans un futur proche
Mais pour ce qui est du travail plus immédiat, c'est l'autre opus, ce fameux article, dont je suis désormais sûre de tenir le bon bout et la véritable logique, qui va m'occuper. Vous devriez en voir enfin la publication cette quinzaine – et peut-être aussi, si le regain d'énergie se confirme, quelques publis annexes dans son sillage 🙂.
L'article risque d'être long, et dans d'autres circonstances, je le couperais en plusieurs parties. Mais comme il s'agit d'une réponse à une vidéo publiée sur un autre réseau, j'en fais un texte unique. Donc préparez votre fauteuil le plus confortable et une tasse de votre meilleur café, ou thé, et installez-vous bien au calme, le jour où il paraîtra 🙂. Je vous ferai signe dans le fil d'actu 😉...
Ce que j'ai commenté de plus important
(Rejoignez la conversation 🙂)
👉🏻 Projeter ou préfigurer ? de Philippe Blot-Lefèvre sur la façon dont nous abordons l'avenir
Des découvertes intéressantes
👉🏻 Quand à l'instar de Noème Elhaz, on est des nôtres depuis un an, il semble certes abusif de parler de "découverte". Mais sa dernière Creative Room Marche de voie et souffle est selon moi, sans exagération, l'un des textes majeurs de ce temps. Si le grand écrivain, ou la grande écrivaine, est celui ou celle qui nous parle de notre humanité commune et nous y relie, alors Noème Elhaz figure sans conteste parmi les auteurs que la postérité retiendra de notre siècle. J'ai adoré en tout cas prendre ce revivifiant bain d'humanité, et je ne peux à mon tour que vous le conseiller !
Confidence de Plume
Se fourvoyer...
Une expérience que j'ai faite ces dernières semaines, et aussi bien en fiction qu'en non-fiction, était de ne pas arriver à m'en sortir dans la rédaction d'un texte ou dans l'avancement d'un projet... non pas parce que je ne savais pas où je voulais aller... mais parce que sa ligne conductrice ne me satisfaisait pas.
Parfois je croyais voir une seule ligne d'argumentation en deux étapes, en deux niveaux, alors qu'il n'y avait en réalité que deux lignes distinctes... mais dont l'une masquait l'autre. Je dis bien "masquait"... à la manière d'un prétexte, d'une fausse raison dont le but plus ou moins avoué est de masquer la vraie. Non pas que la ligne "masquante" n'ait pas en elle-même sa propre légitimité – en l'occurrence, bien au contraire. Mais elle n'a rien à faire dans le contexte de l'autre, et certainement pas en tant qu'explication ni en tant qu'étape de progression (si tout cela vous paraît mystérieux, ce n'est pas grave : restez branchés, et quelques expressions précises dans mes prochaines publications devraient vous mettre sur la voie 😉).
D'autres fois, c'était ma ligne narrative que j'avais du mal à saisir (indice : il ne s'agit pas de Lucilinburhuc – encore que là aussi, j'aie un tant soit peu ramé pour rester plus ou moins en ligne avec la légende d'origine et pour ne pas laisser mon protagoniste se rétamer dans la honte ultime tout en restant tout de même crédible et vraisemblable vu les ennuis vers lesquels l'intrigue l'entraîne inexorablement – mais ici, c'est d'un autre projet que je parle). Encore une fois : oui, j'en connais les grandes lignes. Non, je ne pars pas à l'aveuglette sans savoir où je vais. Oui, j'ai quand même au minimum un embryon de feuille de route, et l'embryon est même un beau fœtus 😆. Oui, j'en connais un minimum sur mes personnages, sur leurs environnements (passablement variés il est vrai), sur la période (passablement longue il est vrai) dans laquelle je situe leur histoire. Mais comme le dit la sagesse commune, le diable va se fourrer dans les détails. Avoir une idée de son histoire dans les grandes lignes, et même dans les lignes moyennes, c'est une chose. Mais devoir en raconter des passages dans les détails, malgré tout, c'est et ça reste autre chose. Et c'est là, précisément, qu'il est possible de se fourvoyer là où on ne l'attendait pas. Même quand le processus est suffisamment encadré – dans sa tête faute de l'être sur papier (ou sur écran) – pour qu'on ait l'impression à la base de savoir où l'on va. Certains choix narratifs faisaient évoluer certains personnages d'une façon qui devenait peu compatible avec l'évolution de l'histoire telle que je la prévoyais. Ils prenaient même parfois une personnalité tout à fait différente. Donc j'en étais à revenir en arrière et à prendre une autre direction... pour voir ce que ça pourrait donner.
Heureusement qu'à ce stade, pour ce deuxième projet, rien n'est encore publié – à part quelques extraits dont je dis depuis le début qu'ils ne figureront peut-être même pas dans la version finale – donc je suis encore tout à fait libre d'expérimenter à ma guise et de voir ce que ça donnera. Je ne cacherai pas qu'il s'agit à la fois de l'une des galères et tout autant de l'une des grandes joies de notre belle activité. Du moins pour ceux et celles qui aiment crapahuter en découverte...
L'un des signes auxquels je remarque que je suis en train de me fourvoyer, en fiction comme en non-fiction, c'est que mon essai commence à tirer en longueur... et surtout qu'un peu tout et n'importe quoi en prend l'envie de vouloir s'inviter dedans. Ça me rappelle mes dissertations d'université, quand je commençais par ne sentir aucune inspiration dans un premier temps, pour avoir ensuite l'impression d'être submergée par un tsunami d'idées qui rapprochaient le sujet de ma dissertation d'un peu tout ce qui se rapportait de près ou de loin à l'auteur ou à l'œuvre ainsi étudiés... et pour produire au final du grand n'importe quoi, certes relié à l'auteur et à l'ensemble de son œuvre mais seulement de très, très loin au sujet bien précis de ma dissertation.
Depuis lors, j'ai appris à me méfier de mes accès subits d'inspiration, et j'ai appris à reconnaître que si je me retrouve embarquée dans une quelconque grande théorie philosophique du Tout 😆😆😆, ou bien dans un développement de plus en plus filandreux 🤨, ce n'est probablement pas parce que je viens d'avoir l'illumination philosophico-littéraire du siècle, mais c'est beaucoup plus vraisemblablement parce que je suis en train de m'égarer sur des chemins de traverse et de tourner en rond dans la forêt, avec la sortie quelque part bien loin en point de mire. Quand j'ai vraiment une inspiration digne de ce nom, je tiens ma ligne et en deux ou trois heures maximum – le temps d'écrire mon opus, tout de même 🙂 parce qu'écrire, même au clavier, ça ne sera jamais aussi rapide que penser – mon texte est prêt, avec son début, son milieu et sa fin, ou avec son introduction, son développement et sa conclusion.
Cela dit (puisqu'il paraît qu'on écrit "cela dit" et pas "ceci dit"... 😲😁), on apprend beaucoup sur le monde, sur la psychologie, sur l'écriture et sur soi-même une fois qu'on se met très sérieusement à écrire en essayant d'arriver au bout de l'une de ses idées au lieu de se contenter de les remuer régulièrement dans sa tête comme un plat qu'on mijote...
Et tenez, si d'aventure vous vous demandiez duquel de ses projets un peu plus imposants Jackie H a bien pu arriver à bout, je vous suggère l'une de ces deux Creative Rooms :
— Pourquoi je ne crois pas au GUCOU
Et comme toujours, vos retours sont très appréciés, que ce soit sur retour du courriel ou sur Panodyssey - toujours fidèles au slogan : Sincérité et Respect !
À bientôt pour de prochaines nouvelles de Magtogoek,
Votre autrice dévouée,
© Jackie H, 2026
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Commentaire (1)
E C Wallas il y a 3 heures
Merci pour l’anecdote sur Mark Twain, je ne la connaissais pas !
Aïe aïe aïe, le coup du détail et des difficultés liées à la ligne narrative, un calvaire. C’est très frustrant lorsqu’on a envie de partager une histoire qui existe pleinement dans notre tête, détaillée et crédible, et qu’il faille y mettre des mots pour transférer ce même ressenti au lecteur.
Courage, le Magtogoek trace toujours sa route !