Le dîner des vérités (4)

Chapitre 4 : Le dîner des vérités
La pluie tombait sans répit depuis la fin d’après-midi.
À travers les vitres du salon, les lumières de Séoul se transformaient en traînées tremblantes et floues.
L’air sentait le gingembre et la vapeur. Zenko était aux fourneaux, remuant lentement une soupe chaude et épaisse. Chaque vendredi, c’était lui qui cuisinait. Une habitude devenue refuge depuis le scandale.
Airi était affalé sur le canapé, écouteurs dans les oreilles. Kazu faisait défiler des messages sans vraiment les lire. Oniji, en pyjama large, observait la pluie d’un regard vide, adossé à la vitre.
Le silence était lourd, presque douloureux.
Zenko finit par reposer la louche avec agacement.
— Franchement… ça me fait de la peine.
Toutes les têtes se tournèrent vers lui.
— On est censés être ensemble, non ? On traverse la même merde, et vous restez chacun dans votre coin comme si on était déjà dissous.
Airi retira un écouteur. Zenko inspira profondément, la voix vibrante :
— Oui, je suis sorti avec Ylina. On m’avait prévenu. Je savais que c’était risqué. Mais c’était plus fort que moi… Et je ne regrette pas.
Il baissa les yeux, la gorge serrée.
— Je sais que tout ça est en grande partie ma faute. Mais je refuse qu’on s’effondre à cause de ça. On a commencé ensemble. On finit ensemble.
Kazu passant rapidement avant de rejoindre sa chaise, posa une main ferme sur l’épaule de Zenko.
Soudain, Oniji recula sa chaise dans un raclement sec. Il se leva, le regard encore chargé de colère, mais aussi de regret.
— Zenko… désolé pour hier. Ma colère m’a emporté. Je suis désolé pour tout ce que je t’ai dit.
Il s’avança et serra Zenko dans ses bras, fort, presque maladroitement. Zenko, surpris, resta immobile un instant avant de lui rendre son étreinte.
— Je me mets à ta place, murmura Zenko, la voix émue. J’aurais sûrement réagi pareil. Je t’en veux pas… je te pardonne. On oublie et on avance.
Oniji recula légèrement, les mains toujours sur les épaules de Zenko.
— D’accord Zenko. Mais là, tu as raison… on va finir ensemble.
Airi regarda la scène, un sourire timide aux lèvres. Il était ravi de voir Oniji et Zenko faire la paix. La tension dans la pièce venait de baisser d’un cran.
Oniji revint alors vers la table, saisit l’enveloppe laissée par Jung et la déchira d’un geste sec. Les feuillets glissèrent sur la table : rupture de contrat, clauses d’annulation, et cette phrase glaciale en bas de page :
« Groupe KOZA — Dissous. »
Un rire nerveux échappa à Airi.
— Dissous… Comme si on était un produit qu’on jette.
Oniji fixa les documents un long moment. Puis il releva la tête, le regard plus dur, mais déterminé.
— Très bien. Ils nous ont effacés sur le papier.
Il posa les feuilles au centre de la table.
— Maintenant, on va réécrire notre nom.
Kazu serra les poings. Zenko esquissa un sourire fragile. Airi baissa les yeux, les larmes aux cils, mais hocha lentement la tête.
Dehors, la pluie redoublait.
Dans le reflet de la vitre, quatre silhouettes se tenaient côte à côte.
Et dans ce silence retrouvé, quelque chose venait de renaître :
KOZA.
( fin du chapitre 4)
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👩🏽💻Barbara Wonder
🏞️ Leonardo ai et Canva
📚Aventure, drame, humaine, K-pop, musique.
🪶25/06/26
🎙️Retrouver chaque Jeudi 3 nouveaux épisodes de Koza .
Une histoire née entièrement de mon imagination humaine.
Inspirée par mon amour pour la K-pop et particulièrement BTS, j’ai créé KOZA : une histoire brute, humaine et pleine d’espoir sur les cicatrices et la résilience.
Merci d’être là.
Barbara Wonder
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