Félicitations ! Ton soutien à bien été envoyé à l’auteur
La contrée oubliée

La contrée oubliée

Publié le 25 mai 2022 Mis à jour le 1 juin 2022
time 17 min
0
J'adore
0
Solidaire
0
Waouh
thumb 0 commentaire
lecture 14 lectures
1 réaction

Sur Panodyssey, tu peux lire 10 publications par mois sans être connecté. Profite encore de 9 articles à découvrir ce mois-ci.

Pour ne pas être limité, connecte-toi ou créé un compte en cliquant ci-dessous, c’est gratuit ! Se connecter

La contrée oubliée

Il était une fois dans un pays nordique où la neige était éternelle vivait un homme et sa femme dans une magnifique demeure. Tout les deux étaient de hautes noblesse et avait à leur charge de nombreux domestique. La femme venait d'accoucher d'une petite fille avec de ravissants yeux gris aux reflets d'argent. Tout les trois vivaient des jours heureux lorsqu'un fléau se mit à frapper le pays, non pas seulement le pays, le monde entier. Personne n'y échappait, tous finissait pas succomber petit à petit. Le couple qui vivait à l'écart de la civilisation finit par être touché lui aussi par cette mystérieuse catastrophe qui arriva sans que personne ne 'y attende et la décision fut prise de congédier tout les domestiques afin de les renvoyer dans leur famille. Un soir dans la chambre alors que la femme bordait leur bébé dans son berceau, l'homme prit la décision de partir en quête d'un remède qui pourrait les sauver. Il avait entendu parler d'un sorcier qui disait on avait le pouvoir de guérir toutes les maladies mais il vivait très loin d'ici, dans le pays voisin là où la pluie ne cesse jamais de tomber. L'homme craignait de mettre trop de temps et de revenir trop tard car il lui faudrait plusieurs jours pour faire l'aller et retour.

- Quand comptes-tu partir, mon chéri? Demanda la femme

- Dès ce soir, il n'y a pas une minute à perdre. Je compte chevaucher toute la nuit jusqu'à la ville portuaire. Plus le temps passe et plus le fléau se répand. Regarde mon bras.

Le mari remonta sa manche, la peau de son avant bras était recouvert d'une couche de noirceur, rendant le bras purulent et inutilisable. Lorsque la femme vit le bras de l'homme, elle eut un haut le coeur et porta les mains à sa bouche.

- Tu comprends pourquoi, je dois partir au plus vite.

La femme pinça la lèvre, elle ne désirait pas que son mari s'éloigne d'elles mais d'un autre côté elle comprenait la décision, il avait un coeur protecteur, jamais il ne laisserai sa femme et sa fille en proie au malheur quel qu'il soit. Elle inclina la tête sans mot dire en signe d'acceptation et l'accompagna à l'enclos à cheval. L'homme attela le plus rapide, il promit à sa femme de faire le plus rapidement possible. Il déposa un dernier regard aux deux femmes qu'il chérissait le plus craignant de ne plus jamais les revoir puis galopa direction le pays de la pluie.

L'homme mit une semaine à atteindre le pays, il dû traverser la mer sur un minuscule bâteau de pêcheur. Le confort n'y était pas mais peu importe, la vie de sa famille dépendait de sa rapidité à trouver le sorcier. Mettant à pied à terre, dans un pays qu'il ne connaissait pas il se rendit très vite compte que curieusement tout le monde semblait connaître le sorcier. Il apprit qu'il vivait dans une cabane au milieu d'une forêt à quelques kilomètre de la ville. L'homme paya donc un autre cheval et pris la direction que l'on lui indiqua. La cabane fut assez facile à trouver en ne s'écartant pas du sentier, vu de l'éxtérieur elle n'avait pas l'air bien grande, lorsqu'il vit de la fumée sortir du toit, il remercia le ciel que l'individu soit bien présent. Il fit tinter une cloche à côté de la porte et attendit. Un homme de grande taille se tenant sur un bâton de bois, ouvrit la porte. Le mage ne fut pas du tout étonné de voir un homme richement vêtu au pas de sa porte et l'invita à entrer. La cabane était dans un état épouvantable de saleté, le ménage n'avait pas du être fait depuis longtemps, des objets étranges pendait au plafond, un chaudron répandait une mixture épouvantable près du feu et l'homme faillit écraser des souris qui se baladaient au milieu de feuilles de papiers qui trainaient au sol. En clair c'était un véritable capharnaüm.

- Excusez moi, monsieur. Etes vous bien le mage dont tout le monde parle?

Le vieux monsieur à la longue barbe blanche ramassa une chaise renversé par terre et s'assit dedans, il ôta son chapeau pointu laissant apparaître un crâne chauve mais brillant.

- S'il vous plaît monsieur, répondez moi, je n'ai pas de temps à perdre. Etes vous bien le sorcier qui peut guérir les maladies?

Le vieux monsieur un peu lunaire, caressa distraitement sa barbe. Sa voix se fit enfin entendre

- Ma foi, je suis bien celui dont vous parler, enfin je crois, il n'y a pas d'autres sorciers dans les environs, à ma connaissance. Malheureusement, je ne peux rien pour la raison de votre venue.

- Comment savez vous ce qui m'amène?

Pour toute réponse, le sorcier pointa du doigt une sphère translucide posé sur la table.

- Cela fait plusieurs jours que je vous voie traverser vents et marées afin de venir à ma rencontre. Vous êtes bien téméraire de partir à l'aventure par ces temps troublés, je ne peux qu'applaudir votre courage. Seulement, je dois vous avertir, que je suis dans l'incapacité de soigner le fléau.

- Mais...

Le sorcier leva une main pour le faire taire et avant qu'il ne puisse continuer, il abaissa le col de son vêtement. La même trace qui recouvrait le bras de l'homme apparaissait sur le cou du mage. Les jambes de l'homme s'affaissèrent et il se retrouva les fesses par terre, les larmes lui montèrent aux yeux, si le sorcier lui même était touché alors tout était fini, ces chances de réussir à préserver sa famille du fléau était réduite à néant. Le sorcier s'approcha de lui et déposa une main chaleureuse sur son épaule. Lorsque l'homme leva la tête et croisa le regard déterminé du vieil homme, un semblant d'espoir rejaillit en lui.

- Relever vous mon cher monsieur. Ce fléau qui touche l'humanité ne peut être guéri mais l'espoir réside toujours là où on ne l'attend pas. Et cet espoir repose entre les mains de votre fille. Je ne peux rien faire pour vous sauver vous et votre femme mais votre petite fille à ses chances, je peux l'aider.

L'homme pris les mains de son sauveur avec une telle reconnaissance qu'il les agita un peu trop fortement..

- Doucement, doucement, je ne suis plus de première jeunesse, vous allez me casser mes pauvres vieux os, bégaya le mage.

L'homme se confondu en excuse, gêné par sa vivacité. Sa fille aura la vie sauve, il en était tellement heureux qu'il ne mesura pas sa force.

- Maintenant, partez retrouver votre femme et votre enfant. Attendez ma venue le soir de la prochaine pleine lune.

- Quoi ! Mais c'est dans trois semaines, je pensais que vous me donneriez un remède maintenant. Et si pendant ce temps le fléau la touchait elle aussi.

- Nul remède n'est assez fort pour protéger quelqu'un de la catastrophe, la solution viendra d'ailleurs. Ne vous inquiétez pas, tout ce passera bien. Ayez confiance.

L'homme ne comprenait pas pourquoi, mais il savait qu'au fond de lui, il pouvait croire le magicien. Il lui promit de faire le nécessaire pour l'accueillir comme il se doit lors de la prochaine pleine lune et prit congé se dépêchant de retrouver les siens.

Le chemin du retour fut tout aussi long qu'à l'aller à la différence que cette fois, il pût voyager sur un bateau un peu plus convenable. Il fit la connaissance de nombreuses familles qui semblait fuir le pays pour trouver refuge à l'est. Visiblement les régions de l'ouest étaient plus touché que les autres. L'homme s'inquiétait de plus en plus pour sa femme et sa fille, il espéra que la sorcier eut raison et qu'il puisse revenir à temps. Quand le bateau jeta l'encre, il conseilla aux familles qu'il avait connu d'éviter les villes et villages trop grandement peuplés, puis il récupéra son cheval qu'il avait laissé chez le maréchal ferrant.

Au bout d'une journée sans même manger ni dormir, il aperçu enfin les grilles du jardin de sa demeure. L'homme et son cheval étaient éreintés de fatigue mais sa joie d'être rentré chez lui était immense., enfin il pourrait serrer sa femme et son enfant dans ses bras. A peine, il ouvrit la porte d'entrée du manoir qu'il tomba nez à nez avec la servante de sa femme et nourrice de sa fille. Elle avait dû le voir arriver de la fenêtre de la cuisine d'où l'on pouvait voir les gens marcher le long de la grande allée. L'homme fut surpris de la voir sachant qu'il avait congédié tout ses employés. Soudain, il prit peur.

- Nadia, serait t'il arrivé quelque chose à Madame ou à la petite?

- Oh, monsieur ! C'est affreux ! s'alarma la jeune servante d'à peine 20 ans. Trois jours après votre départ, je suis venu rendre visite à Madame pour lui apporter une tarte que j'avais préparé pour elle et l'enfant. En poussant la porte d'entrée, j'ai retrouvé madame étendu par terre innanimé.

Ce qu'il avait redouté venait d'arriver durant son absence. Ses jambes se mirent  tellement à trembloter qu'il dû s'aggriper à l'objet le plus proche.

- Continuez Nadia. Que s'est t'il passé ensuite?

- J'ai essayé de ranimer Madame avec des sels et heureusement cela a fonctionné. Elle a très vite repris connaissance. Je l'ai aidé à tenir debout car toute seule, elle n'y arrivait pas. Je lui ai demandé où était le bébé et elle m'a répondu qu'elle dormait paisiblement dans son berceau. Ensuite je l'ai raccompagné dans sa chambre qu'elle n'a plus quitté depuis.

- Merci pour tout Nadia, sincèrement. Si vous n'étiez pas venu, je n'ose imaginer ce qui aurai pu se passer. Vous pouvez disposer, je m'occupe du reste. Prenez soin de vous et de votre famille.

La jeune servante remercia le maître de maison et lui demanda de s'excuser de sa part à sa dame d'être parti sans lui dire au revoir. Dès que la suivante fut parti , l'homme couru jusqu'à la chambre de sa femme et la trouva couché dans leur lit, en train de lire un livre. Elle leva la tête et fut tellement heureuse de retrouver son mari, l'homme serra la femme dans ses bras et embrassa sa fille qui se trouvait juste à côté. Les retrouvailles durèrent de longues minutes, la femme pressa son mari de lui raconter son voyage. L'homme lui raconta tout dans les moindre détails,les paroles du sorcier et sa venue lors de la prochaine pleine lune. La femme fut rassuré d'entendre que sa fille pourra être sauvé, en tant que mère c'est qui lui importait par dessus tout. L'homme à son tour lui demanda ce qui c'était passé et pourquoi elle s'était évanoui. Pour toute réponse elle retira la couverture du lit  qui remontait jusqu'à sa taille. L'homme constata avec effroi que le mal avait également touché sa femme mais sur les jambes, la privant de la possibilité de marcher.

Trois semaines plus tard, la nuit tant attendu de la pleine lune arriva, le sorcier arriva comme prévu. L'homme qui scrutait la grande allée à travers la fenêtre de la chambre conjugal descendit aussitôt à sa rencontre, il était tellement heureux de la voir venir à la dâte convenue qu'il porta ses affaires et le conduisit jusque dans le salon. Le vieux mage contempla la demeure et la trouva stupéfiante. Ses yeux se posèrent longuement sur les armoiries de la maison et en particulier sur un portrait qui trônait au dessus de la cheminée. On y voyait l'homme debout et sa femme assis sur une chaise tenant son enfant dans ses bras, la famille semblait heureuse au moment où la photo fut prise.

- J'espère que vous avez fait bon voyage, chèr monsieur. Dîte moi ce dont vous avez besoin et j'irai vous le chercher de suite. Vous avez peut être faim après un aussi long voyage.

Le sorcier absorbé par le tabelau sortit de sa rêverie.

- Ne vous inquiétez pas, j'ai tout ce dont j'ai besoin, dit il avec un sourire. Comment vont votre femme et votre enfant?

- Le fléau a malheureusement touché ma femme, elle ne peut plus marcher déclara l'homme

- J'en suis véritablement navré, dit le sorcier.

- Vous allez pouvoir sauver ma fille n'est ce pas?

La sorcier tourna sur elle même pour examiner la pièce.

- Nous allons avoir besoin de beaucoup d'espace, aider moi à déplacer les meubles.

L'homme et la vieille dame poussèrent le mobilier contre le mur pour laisser suffisament d'espace au centre de la pièce. Il demanda ensuite au maître de maison de faire venir sa femme et sa fille, il leur expliquera comment il allait sauver l'enfant, mais que cela leur demandera un énorme sacrifice. L'homme prit subitement peur, pendant un instant il se demanda si il avait bien fait de faire appel à une sorcier. Mais lorqu'il vit les yeux du vieux monsieur qui brillait de mille feux, il obtempéra. Le même phénomène que lors de leur première rencontre ce produisit, de l'espoir jaillit en lui. Cela lui demanda beaucoup de force de descendre sa femme jusqu'au salon car il y avait deux escaliers à descendre. Il maugréa envers ses ancêtres d'avoir construit une si haute demeure. Lorsque la femme vit le sorcier qui s'affairait à tracer un cercle sur le sol avec une poudre mauve, elle su d'insctinct qu'il s'apprétait à opérer à une puissante magie. Son mari la fit s'asseoir dans un fauteuil et la laissa en compagnie de la vieille dame pendant qu'il partait chercher le bébé. Le sorcier jeta un coup d'oeil furtif  à la femme qui ne la lachait pas du regard. Le vieux monsieur lui fit un sourire chaleureux ce qui destabilisa la mère de l'enfant.

- Vous et votre mari, êtes des gens charmant, je le vois dans votre âme. Je ferai tout mon possible pour protéger Nephritia.

La femme ouvrit des yeux ronds.

- Comment savez vous le prénom de ma fille? Je viens à peine de le choisir même mon mari n'est pas au courant.

Le sorcier scruta le plafond d'un air absent. Il avait parlé beaucoup trop vite.

- Humm heu hummm, disons que je sais beaucoup de choses sur beaucoup de personne.

La femme avait déjà entendu parler de ces personnes qui soit disant pouvait voir l'avenir mais elle en avait jamais rencontré. Dans son pays ceux qui pratiquaient la magie ne courrait pas les rues. Elle se dit que si ce magicien disait la vérité alors sa fille allait vivre, rien ne pourrait lui faire plus plaisir. Le monsieur les rejoignit très vite avec le bébé dans ses bras qui dormait à poing fermé. Le sorcier lui demanda de déposer l'enfant au centre du cercle à l'endroit où un symbole en forme de rosace était tracé.

- Et maintenant, allez vous enfin nous révéler votre stratagème pour sauver notre enfant s'impatienta l'homme à bout de souffle. Vous devez nous le révéler, je vous en prie.

La sorcière termina de tracer le symbole sur le sol et se redressa avec un air sérieux dans son regard, lui qui habituellement dégageait une aura malicieuse et  plein d'espoir, semblait las et fatigué.

- Cher monsieur, lorsque vous êtes venu me voir, vous m'avez demander un remède pour protéger votre femme et votre fille du fléau, n'est ce pas?

- Tout à fait ce sont mes mots et vous m'avez répondu que c'était impossible.

- En effet, la maladie du fléau est incurable. Cependant pour ceux qui ont la foi, l'espoir permet de remédier à toute sorte de situation. Pour vous et votre femme, comme vous le savez déjà, je suis au regret de vous dire que je suis dans l'incapacité de vous guérir mais en revanche votre fille je peux la protéger, pour cela je vais devoir l'envoyer dans un autre monde.

L'homme et la femme se crispèrent en même temps, envoyer leur enfant dans un autre monde, quel était cette ineptie, ils ne pouvaient concevoir une telle chose. Les pensées du maître de maison s'agitèrent. 

- Est ce la seule solution que vous nous soumettez? Que va t'il lui arriver? Comment va t'elle survivre? Je suis désolé mais il est hors de question que je laisse faire quelque chose d'aussi... d'aussi inimaginable.

La vieux monsieur poussa un profond soupir, il sortit de sa besace une hexasphère en cristal qu'il présenta au couple et leur demanda de regarder à l'intérieur. Au début ils ne virent rien mais petit à petit une image se matérialisa, celle d'une fille au long cheveux tombant en cascade au bas des reins qui se promenait dans les bois et semblait en harmonie avec la nature. L'homme et la femme la reconnurent aussitôt, c'était leur petite fille qui avait bien grandi et rayonnait de bonheur. Le couple en furent ému jusqu'au larme. Les voyants tout les deux rassurés, le sorcier rangea l'hexasphère dans sa besace au grand regret du couple. Ils auraient voulu en voir davantage.

- Tu as vu ma chérie, notre fille va devenir magnifique

- Et elle aimera se ballader dans la nature et y resplendir comme moi à son âge dit la femme à chaude larme.

- Mais...  ne va t'elle pas se sentir seule? Ne devrions nous pas l'accompagner dit l'homme en se tournant vers le sorcier.

- Non, dit précipitamment la femme précédant toute réponse du sorcier. Nous avons été touché par le fléau, si nous partons avec elle, nous risquons de contaminer les habitants de l'autre monde.

L'homme se plia à la réponse de sa femme dont il admirait la prudence et la sagesse.

- Bien, dit le sorcier qui les avait écouté sans les interrompre. Si vous êtes d'accord avec ça, je vais pouvoir commencer l'incantation. Ah ! Un conseil mon cher monsieur, je perçois l'amour que vous éprouvez pour votre fille, malgré ce qui arrivera, n'intervenez surtout pas, si par inadvertance quelqu'un rentrait dans le cercle de magie je n'ose imaginer ce qui pourrai se produire....

- Je n'ai nullement l'intention d'agir, je vous l'assure, se défendit l'homme. J'ai compris l'importance de ce que vous vous apprêtez à faire.

- Attendez, s'écria la femme. J'aimerai que vous mettiez ceci autour du cou du bébé, vous êtes la seule à pourvoir entrer dans le cercle.

La femme détacha un collier de son cou et la tendit à l'homme qui le donna au sorcier, lorsqu'elle le prit dans sa main, elle afficha un grand sourire, un prénom était gravé dessus.

- Ma chérie tu... commença l'homme qui avait deviné les pensées de sa femme.

- Si tu es d'accord, j'aimerai que nous l'appelions Nephritia.

- C'est un prénom magnifique, il symbolisera parfaitement la beauté de sa chevelure.

Le sorcier regarda au dos du médaillon, un symbole y était dessiné le même qui se trouvait gravé au dessus des portes de la demeure, cela devait être l'emblême de leur famille, deux épées qui s'entrecoisent au dessus d'une alouette. Pendant quelques secondes il fut perdu dans ses pensées. Une vision se manifesta à lui, celle d'un petit garçon, errant de village en village, sans famille et sans attache, cherchant de quoi se nourrir. Le seul objet qu'il avait en sa possession depuis toujours et qu'il chérissait était un médaillon avec deux épées et une alouette gravé dessus. Le sorcier secoua la tête et chassa cette vision, ce n'était pas le moment pour qu'elle se manifeste à lui, il  remarqua que le couple le regardait étrangement. Le vieux mage  déposa le médaillon autour du coup de la petite. 

La sorcière leva les mains en l'air  et lança l'incantation 

- Que les astres me prêtent assistance. En cette nuit de pleine lune, j'en appelle à  la croix du nord, de l'est, de l'ouest et du sud, que cet enfant soit transporté dans le monde qui lui sierra le mieux.

Soudain une colonne de lumière sembla descendre de la lune et traverser le plafond du manoir, la lumière enveloppa doucement le bébé qui se mit à l'éviter puis disparu dans un souffle d'air. A la vue de leur enfant qui s'était évaporer, l'homme et la femme éclatèrent en sanglot. L'homme tenta de consoler sa tendre épouse mais lui même était tellement pris par le chagrin qu'il n'arrivait pas à trouver les mots juste. La sorcier épuisé vint à leur encontre, ce sortilège l'avait fait vieillir de dix ans au moins. Pourtant ses yeux reprirent sa brillance tels qu'ils étaient habituellement.

- Que va t'il se passer maintenant pour elle? Où va t'elle atterir? La reverra t'on?

- Seul le temps nous le dira, répondit le vieux monsieur.

Bien des années plus tard, dans un autre monde, Néphritia avait bien grandit et fêtait maintenant ses huit ans, un jour où elle se promenait dans une féérique forêt, elle s'écarta un peu trop du sentier et fini par se perdre. Un garçon de son âge avec de longues oreilles pointues et des habits parsemés de feuilles d'arbre ramassait des châtaignes et les dégustait comme des bonbons, il tomba sur la petite fille qui pleurait accroupi près d'un arbre.

- Que fais tu ici, petite fille à la chevelure d'émeraude. Tu t'es perdu?

- Oui, répondit Néphritia entre deux sanglots, je n'arrive plus à retrouver le chemin de ma maison.

- Ne pleure plus, je vais t'aider. J'habites cette forêt, je la connais comme ma poche.

La fillette remercia l'enfant qui s'appelait Archem, ils marchèrent tout les deux mains dans la mains discutant de la beauté qui s'offrait à eux, l'odeur naturel de la nature, le feuillage des arbres et la magnificience des fleurs. C'était un sujet qui plaisait beaucoup à Nephritia, elle pouvait en parler pendant des heures. Très vite, à la grande déception de la petite fille, ils arrivèrent à l'entrée de la forêt. Archem fit promettre a Nephritia de revenir la voir et lui donna comme cadeau son panier à chataigne. La fillette revint souvent dans la forêt pour jouer avec Archem, avec le temps elle fini par se familiariser avec le moindre recoin de la forêt, elle connaissait les arbres et les animaux qui y habitaient par coeur. Désormais la forêt était devenu sa deuxième maison. 

Fin

lecture 14 lectures
thumb 0 commentaire
1 réaction
Partager la publication
copylink copylink

Commentaire (0)

Tu peux soutenir les auteurs indépendants qui te tiennent à coeur en leur faisant un don

Prolonger le voyage dans l'univers Culture
THE CONSPIRACY OF CRIME
THE CONSPIRACY OF CRIME

Meet the Press (23 juin 2022) publiait cette image en ligne (FB) dans ses "News" avec pour titre : "The Supreme Court...

Cecile Voisset
4 min
Dare to Do Nothing
Dare to Do Nothing

Listen to the interview with the author here Author: Amy Minty...

The Authors Show
1 min
Les coulisses de Davos #10
Les coulisses de Davos #10

Fuir en s’imaginant dans un jeu, soit, mais la fuite est-elle possible dans un jeu ?Un jeu se déroule inexorablement. Il se d...

Lorenzo Soccavo
3 min

donate Tu peux soutenir les auteurs qui te tiennent à coeur