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Confinement, mon amour...de la littérature
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Confinement, mon amour...de la littérature

Confinement, mon amour...de la littérature

Publié le 16 avr. 2020 Mis à jour le 29 sept. 2020
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Confinement, mon amour...de la littérature

Le confinement a parfois du bon. La pile de bouquins à lire (merci les boîtes à livres !) au pied de mon lit, sorte de château de cartes branlant sans cesse menacé d'effondrement par mes bestioles, a sérieusement diminué et m'a réservée quelques surprises et étranges parallèles qui m'interpellent.
J'attrape le premier bouquin, "Eternalis" de Raymond Khoury, thriller à la mode, qui mélange mystère archéologique autour d'un manuscrit maudit qui détient la clé de la vie éternelle (... déjà vu X fois non ?), agents de la CIA et pseudo médecin sadique, complètement barré, du genre Menguélé.
S'en suit une guerre impitoyable à base de guns et autres engins de mort bien renseignés (vous voyez le genre : X avait un Glock avec force description de l'engin et l'autre un truc avec des balles machin qui perforent peu à l'entrée mais font des dégâts mortels à la sortie). Pfff, rien que ça, je suis déjà à deux doigts de laisser tomber. Je m' acharne quand même, on ne sait jamais...
Guéguerre donc pour détenir le fameux manuscrit, puis une amourette vite balayée avec l'archéologue, courses poursuites et autres aller-retour entre passé et présent. Bref, tous les ingrédients stéréotypés du genre. Autant dire chiant !
Sans intérêt donc à part les dernières pages, commentaires de l'auteur qui aimerait vivre plus de 200 ans avec, bien entendu, toujours un physique de gaillard couillu jusqu'au bout. Ben ouais quoi !

Et puis, vient la grâce avec le roman suivant : "La vie devant soi" de Romain Gary. Antithèse des thrillers tonitruants, pétés de rebondissements et d'actions qui me font tellement bailler d'ennui que je saute des pages.
"La vie devant soi", est un roman d'une humanité profondément touchante et souvent très drôle parce que raconté par Momo, gamin hypersensible (son meilleur ami est un parapluie ... ) qui ignore son âge, qui a été confié par sa mère ("qui se défendait avec son cul") et son proxénète de père, meurtrier de sa mère, au soin de Madame Rosa. Ex-prostituée, reconvertie en nounou pour fils de putes, elle déborde de partout : de graisse, de peur de tout parce juive, ancienne déportée qui conserve un portrait d'Hitler sous son lit pour ne jamais oublier, et d'amour pour Momo, qui le lui rend bien. Parce que Madame Rosa perd la mémoire (démence sénile), parce que son corps lâche par tous ses orifices (mémorables et émouvants moments du nettoyage des immondices lâchés, rendus acceptables pour l'odorat à grand renfort de parfums à deux balles volés à l'étalage par Mohammed) et qu'elle ne veut pas être "le record du monde des légumes", ces êtres moribonds maintenus en vie par les avancées de la science et de la technologie.
Momo ira jusqu'au bout, au bord de la folie, pour que cette maman de substitution qu'il aime encore plus que la glace à la vanille qu'il adore, c'est peu dire, parte en paix, comme elle le souhaite.
Je n'ai pas évoqué les autres personnages du roman, M. Hamil, vieillard aveugle, fan de Victor Hugo et du Coran qu'il finira par confondre, les frères Waloumba et Zaoum, gros bras et petits trafiquants débrouillards au coeur gros comme ça; et puis Madame Lola, ex-boxeur sénégalais avec une paire de miches et de couilles à faire pâlir tous les envieux de la planète. Autant de personnages qui valent la peine de lire ce roman incroyable.

Du coup, je me pose la question suivante : faut-il maintenir à tout prix la vie humaine au delà de toute raison ?
Sommes-nous encore vivants quand notre seule survie dépend de machines ? Que se passe-t-il quand on revient plus qu'affaibli à "la vie" ? Est-ce que ça vaut le coup ? Pas sûre...

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