

Sculpter le vide
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Sculpter le vide
Le vide dans l’art et dans mes Sculptures : l’invisible au coeur de la création
Introduction
Assise sur le sable au bord de l’océan, le bruit assourdissant des vagues résonne en moi. Mes cheveux s’emmêlent dans le vent, mon regard se perd dans l’immensité. Je fais le vide.
L’océan a ce pouvoir régénérateur, il emporte avec lui les pensées lourdes, lave l’esprit comme une marée qui efface les empreintes sur le sable. Je compare souvent cela à une "machine à laver" : il prend les émotions pesantes et les emporte au loin, laissant place à de nouvelles inspirations, de nouvelles idées.
J’ai décidé de démarrer un blog sur l’art , et pour mon premier article, j’ai choisi un sujet qui me tient particulièrement à cœur et qui est souvent mal compris :


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Bruno Druille il y a 1 jour
Bonjour, tout simplement splendide à mon gout. Cette intelligence émotionnelle dans la sculpture me rappelle celle de mon père qui sculptait la lumière (plâtre en intaille).
Julie Espiau il y a 1 jour
Je dis toujours que je sculpte les émotions, par la sculpture, le vide, la lumière, la couleur et les mots. c'est un peu le lien entre tout ce que je fais, enfin que j'essaye de faire. On peut voir les sculptures quelque part ?
Bruno Druille il y a 22 heures
Bonjour Julie,
pour voir les peintures ou les sculptures, pas dans un musée. Les bois gravés (c'est aussi un peu du vide) sont dans ma classroom Jean Druille. Le reste sur mon ancien canalblog "hommage à mon père Jean Druille" ou sur le web quelques autres sites comme la cinémathèque de Toulouse.
Julie Espiau il y a 22 heures
Je viens de regarder un très joli travail, je ne connais pas la gravure sur bois j'aurais aimé essayer mais le bois pour moi est trop dur. A la suite de mon, accident, j'essaie de me ménager. Je grave sur des plaques de lino et je travaille sur du papier végétal fait main au cadre, du coup volontairement une dessin un peu effacé. Le vide en gravure a son importance aussi. je travaille actuellement sur une poésie sur Hokusai et aussi une autre sur le vide dans l'art japonais et donc le vide des estampes japonaises.
Nymphéa il y a 1 jour
Votre manière de représenter le vide me touche beaucoup. C'est une réflexion à laquelle j'avais déjà été amenée, mais je n'aurais jamais su l'exprimer avec autant de clarté et de profondeur. Félicitations pour ce beau travail. Je trouve qu’en France, le vide est vu de manière assez péjorative, l’exemple qui me vient en premier est le silence. Pourtant, je trouve qu’un silence à lui seul peut tout dire. Ce vide d’échange fait pourtant peur. Alors qu’au Japon, un pays que j’apprécie depuis toute petite, j’avais lu quelque chose concernant le vide : le vide est perçu comme aussi important que le concret en lui-même. Il permet, dans l’architecture, de lui accorder cette beauté qui ne pourrait exister en l’absence de ce vide. Les Japonais jouent avec ce vide pour mettre en valeur le reste. Cette idée m’a toujours un peu émerveillée. Encore bravo pour votre texte!
Julie Espiau il y a 1 jour
J'ai commencé ce texte il y a deux ans, dans un boot camp d'écriture avec Valentin Decker et je n'étais pas arrivée au bout. Je l'ai repris et avec le recul j'ai pu ajouter d'autres idées. Dans ma résidence au Japon, je suis allée plus loin dans ma réflexion sur le vide, portée par l'art japonais. J'ai écrit des poésies sur l'ombre et la lumière car au Japon n'ont pas la même signification Ils ne font qu'un, l'un n'existe pas sans l'autre. J'ai aussi écrit une poésie sur le vide mais elle n'est pas encore aboutie...(je suis rarement confiante). j'ai promis mon livre pour le mois de juin, je suis en dernière correction. J'avoue que ces 3 mois au Japon m'ont emmené à encore plus me questionner sur le vide et l'art. Et j'ai le projet d'y revenir pour une résidence art et écriture .