Du sable basculé...
Et voici que s'élève du sable basculé,
tiède encore des songes,
un feu discret, une veine de sel sous la peau du jour.
Que nul ne dise : je savais.
Que nul ne taise : j'ignorais.
Car le vent porte l'étendard des vivants
et la poussière en nous creuse un lit d'étoiles.
Celui qui marche, c'est l'aube en ses sandales
d'écorce ; c'est la voix sur la margelle
de l'air. Et toi qui poses ta main sur ce parchemin
de chair, souviens-toi : le mot n'est qu'un seuil.
Au-delà, l'homme tient sa promesse —
dressé, fragile, mais fertile d'ombre et
de clarté.
#BoDPoeme #Poesie
PvW – 07/07/2025.
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Comentario (1)
Al De Leerey hace 8 meses
J'aime beaucoup cette série de poèmes ; le ton, le phrasé donnent un aspect solennel et légèrement mystérieux. Top !
Noème Elhaz hace 8 meses
Écrire... parler bas, murmurer à l'oreille... - Merci.