Turbulences
CW : "L'inventaire des sens" est une nouvelle érotique, en conséquence, vous poursuivez votre lecture en connaissance de cause. G. DAX.
Turbulences
C’est toujours un stress pour moi de pénétrer la carlingue d’un avion de ligne et cela n’a rien à voir avec le transport aérien en lui-même. Non, mon plus grand stress, ce sont les gens. À moins de vendre un rein pour poser son cul en première classe, ou a minima en business, on se retrouve vite coincé entre des partenaires de voyage imposés et là, c’est comme perdre à la loterie. J’ai souvent perdu. S’enfermer dans la cabine d’un avion, c’est se condamner à supporter toute l’inhumanité de notre espèce. Et, ça va bien au-delà du manque de place, de la crasse de certains, des odeurs corporelles ou de l’égoïsme au mieux et des incivilités au pire. La médiocrité et la connerie sont en avance sur toutes les lois et tous les quotas politiques : elles sont non genrées, universelles et leur reproduction est galopante.
J’en étais là. J’avançais au pas dans l’oppression de la carlingue d’un 777-300, davantage préoccupé par mes prochains compagnons de voyage, mes bourreaux, que par les péripéties des avions de Boeing. Devant moi s’étirait une file de mes semblables, car j’avais conscience d’être aussi le con des autres. Pourtant, je nourrissais aussi le sentiment d’être un cran au-dessus, en termes de respect, quand je lorgnais les crétins accrochés à leurs doubles ou triples affaires qu’ils enfournaient sans ménagement dans les coffres à bagages. On m’avait obligé à mettre ma valise cabine en soute, faute de place, alors que ces connards croulaient sous leurs sacs hors gabarits, leurs paquets duty-free et leurs blousons. Des affaires qu’ils ne toucheraient pas durant tout le vol et qui prenaient l’espace de deux, voire trois voyageurs pour un abruti. Ces mêmes abrutis qui ne remontent pas leurs sièges, laissent la tablette baissée et se gavent de vidéo TikTok jusqu’à ce que l’absence de réseau les déconnecte enfin. Putain, on ne peut même pas souhaiter que l’avion s’écrase : on est dedans ! Et, vous savez ce qu’il se passe en cas d’accident mortel : ce sont toujours les cornards qui survivent.
Bref, comme je le disais, j’en étais là, à scruter les personnes devant moi, quand le numéro de ma rangée et la lettre de mon siège me désignèrent mon fauteuil du condamné. J’avais la plus mauvaise place, celle coincée entre le couloir et le hublot. Un homme aux cheveux gras hésita avant d’aller s’asseoir derrière ma place, non sans avoir presque rempli le coffre à lui seul. Un soulagement très vite noyé dans les effluves d’un présentoir de parfum sur pattes et chapeau rose. Par chance, elle avait juste stoppé devant ma rangée afin de récupérer la bandoulière de son sac prise dans un accoudoir. Je m’installais enfin, seul pour le moment, au milieu des trois places disponibles. Mon sac accessoire attendait que Charybde d’un côté, et Scylla de l’autre, viennent s’asseoir pour gagner sa place sous le siège devant moi. Je jetais donc régulièrement un œil sur la file qui s’engouffrait dans les entrailles métalliques de l’appareil. Priant intérieurement que le gars avec son casque, volume à fond, s’en aille au fond de l’avion ou que la bavarde empêtrée entre ses sacs et son téléphone aille poursuivre sa communication beaucoup plus loin.
— Excusez-moi, Monsieur, je suis côté hublot.
Je ne l’avais pas vu venir celle-là. Brune, la vingtaine, deux yeux noisette débordants de gourmandise, posés sur l’écrin d’un visage souriant, respirant la joie de vivre. Je me levais vite par politesse ou de peur qu’elle ne s’échappe vers le gars coincé derrière mon siège.
— Je vous en prie.
Tandis qu’elle se faufilait vers le hublot, je restais suspendu à sa fragrance, une fraîcheur d’agrumes, nette, presque froide. Un zeste de citron frotté sur son pull en cachemire. Je reprenais alors ma place dans son sillage, accroché par la subtile variation de son parfum vers le bois lisse.
À ce moment-là, proche du gain à la loterie cette fois-là, je mesurai le plaisir de cette proximité pour les huit heures à venir. Ma ritournelle intérieure me demandait ce que j’avais bien pu faire pour mériter cette demi-chance en attendant que la dernière place à mon côté soit pourvue. Le gars derrière pouvait bien pousser le fauteuil, la femme aux parfums de chiottes et le gars au casque DJ pouvaient, eux aussi, passer aux oubliettes de mes pensées. Je fermais les yeux sur cette clairière édénique dont les senteurs m’avaient déjà fait oublier le remplissage de la carlingue.
— T’étais passée où ?
Surpris, j’ouvris les yeux sur ma voisine avant de comprendre qu’elle ne s’adressait pas à moi. Une tonalité plus claquante, axée sur le pamplemousse, me fit pivoter la tête sur la copie conforme de miss hublot. Je devais probablement avoir une tête d’ahuri, puisque le sourire gigantesque de ma voisine côté couloir me dessina un sourire comme j’en avais rarement vu.
— C’est ma sœur jumelle. Enchantée, je suis Chiara et ma sœur s’appelle Giulia.
— Heu, vous désirez peut-être vous mettre à côté ?
— Non, c’est gentil, me répondit Chiara, je préfère rester au couloir. Rapport aux toilettes, me chuchota-t-elle à l’oreille.
J’étais dans une véritable dégustation de salade d’agrumes. Je venais de gagner au loto de l’embarquement, aussi ravi qu’excité, tout en étant presque gêné d’être placé entre deux jeunes femmes de 20, 25 ans. Inconsciemment, je me ratatinais pour éviter les contacts, par respect ou par prudence, mon ange et mon diable intérieurs étant encore en pourparlers. Une véritable lutte interne de sensations qui explosa quand Chiara leva les bras, pour ranger son sac. Dans son mouvement, son pull lui découvrit suffisamment le ventre pour que son bijou de nombril vienne m’éclater la rétine. Mon thermostat interne venait de brutalement monter la température. Pourtant, en me retournant pour éviter de plonger dans la brillance du nombril de Chiara, je me retrouvais dans celle du sourire entendu de Giulia. Ma chaudière interne siffla instantanément son excès de vapeur. Mon ange me criait à l’oreille « Concentre-toi sur les genoux du gars derrière ! Concentre-toi sur les genoux du gars derrière ! ». Tu parles ! Chiara posa ses fesses sur le fauteuil dans une avalanche de pamplemousse et d’oranges sanguines. Mon sang entra en ébullition et vaporisa toute l’eau de mon corps jusqu’à m’en dessécher la gorge. Elle me toucha en finissant de boucler sa ceinture de sécurité.
— Pardon, me dit-elle.
— Y’a pas de quoi, répondis-je tout en espérant qu’elle recommence.
Le voyage, finalement, s’annonçait tout aussi difficile. Je baignais dans un flot hormonal tout aussi puissant que les deux parfums Chanel qui différenciait les jumelles l’une de l’autre. Mon diable me criait de prendre de l’épaisseur pour aller au contact. Mon ange m’ordonnait de rentrer mes épaules et de serrer mes jambes. Pris entre les feux du désir et des négociations, j’attrapais la couverture d’Air Canada pour masquer le calumet qui prenait de l’ampleur entre mes cuisses. Il n’avait pas l’intention de me laisser en paix et ses soubresauts n’étaient pas des plus discrets.
J’étais parti. Emporté par la fatigue accumulée lors de mes trop nombreuses escales. Je me souviens d’avoir décollé, au sens propre comme au figuré, puis de m’être laissé aller par le ronron des moteurs et les idées peu convenables engendrées par la simple présence de mes voisines. Elles étaient plongées dans leurs livres, j’en faisais de même avec le mien et nous étions tous les trois dans une sorte d’accord tacite en termes de contact. Plus besoin d’échanger des pardons de politesse, l’exiguïté des places faisant que nous devions nous toucher, ne serait-ce que pour faire craquer nos articulations. Giulia avait même piqué un petit somme en se laissant aller presque contre mon épaule. Ce fut d’ailleurs un intense débat entre mon ange et mon démon quant à la laisser s’y poser de façon plus accueillante. De retour des toilettes, Chiara avait presque fait de même, je dirais par mimétisme. J’étais loin d’imaginer que le mimétisme gémellaire n’avait rien à voir avec cela. Ainsi, tandis que le monde s’était endormi dans la cabine, emporté par les heures, la fatigue, la luminosité réduite pendant la nuit, notre trio prenait une tournure un peu plus turbulente que la quiétude des couloirs et rangées. Ce fut Giulia qui frotta les premiers silex de nos peaux, mettant fin à la discussion de mes deux consciences. Elle gémit dans son sommeil, posa sa tête, contre mon épaule, et laissa tomber sa main contre l’extérieur de ma cuisse. Chiara alluma la seconde mèche et se décala pour poser ses fesses contre mon autre cuisse, tandis qu’elle m’offrait son dos en se calant de travers sur son fauteuil. Si elles avaient l’intention de dormir, elles venaient de condamner mon propre sommeil en faisant sauter la réserve de poudre.
Je n’osais plus bouger. Et, soyons francs, ça n’était absolument pas de peur de réveiller l’une ou l’autre. Je voulais surtout qu’aucune d’elles ne s’éloigne de moi. Fixant alors la têtière du siège de devant, j’essayais de lui trouver un intérêt prodigieux afin de conserver ma position. Giulia trouva à ce moment-là le moyen d’embraser un brasier et déchaîna le feu de l’enfer dans mon bas ventre. Du coin de l’œil, j’aurais juré qu’elle avait regardé les fesses de sa sœur avant de remuer, mais qu’importe, le résultat était là : elle frotta sa tête contre moi dans un mouvement pour trouver un peu plus de confort. Puis, dans des effluves d’agrumes toujours aussi enivrants, elle fit pivoter son corps et sa main gauche vint se glisser sous ma couverture. Je pouvais sentir la chaleur de chacun de ses doigts irradier l’intérieur de ma cuisse. Ma déglutition avait très certainement trahi mon émotion, car Chiara, à son tour, força le contact de ses fesses contre moi. J’étais Jon Snow avec Ygritte, You know nothing Jon Snow, et cela convenait à mon diable intérieur qui avait bâillonné l’ange réprobateur.
Pendant que je revisitais la scène de Game of Thrones, Giulia franchit le mur ou le Rubicon, peu importe, et je m’en foutais royalement. Elle me regardait droit dans les yeux avec une fournaise qui me consumait jusqu’au plus profond de mon âme, tandis que sa main s’était refermée sur mon membre durci. Délicatement, ses doigts ajustaient le tissu de mon pantalon pour que la turgescence de ma verge l’érige en douceur et lui fasse gagner en intensité. Dans un mouvement d’attaque coordonnée, Chiara se retourna et vint glisser à son tour sa main sous ma couverture. Alors, elle remonta le long de ma cuisse, escalada la main de sa sœur et mon sexe, puis se faufila sous mon t-shirt et mon pull afin de gagner mon torse. Tout mon corps se contracta sous le déferlement électrique de mon frisson. Chiara vint ensuite poser ses lèvres humides contre mon cou et, en réaction immédiate, mon membre fut saisi d’un spasme érectile. Giulia en profita pour le libérer de son carcan en faisant sauter un à un les boutons de mon jean, puis le libéra de mon boxer. J’étais en transe. Enivré par leurs parfums réunis. Enchaîné au regard démoniaque de Giulia. Saisis par la main fraîche et brûlante qui enserrait mon sexe. Agrippé par Chiara, qui emmêlait la sienne dans le bosquet de mon torse.
Finalement, Chiara décida de soutenir sa sœur dans les lents va-et-vient au long de ma membrure. Elles jouaient ensemble tandis que j’allais et venais à les regarder. Chiara faisait office de guetteuse. Je sentis sa main claquer les doigts de Giulia, qui sembla comprendre aussitôt le langage de sa jumelle. Alors, tandis que Chiara surveillait les allées, attentive au moindre son, au moindre déplacement, Giulia releva l’accoudoir et se laissa lentement glisser au long de mon torse et ma couverture lui recouvrit la tête. Chiara lui dirigea mon sexe sur les lèvres et je pus sentir aussitôt le contact de sa bouche encore fermée contre mon gland. Chiara dessinait avec douceur sur les lèvres de sa sœur, soulignant ses traits, ses commissures. Puis, à force de tâtonnements buccaux, Giulia se décida à prendre le pinceau en bouche, avec application, enroulant sa langue tout autour de ma verge. J’attrapais les fesses de Giulia, glissant dans l’entrebâillement de son pantalon, aussi ravi que frustré de ne pouvoir franchir la ligne de sa lingerie au contact de sa peau.
Sous la couverture, Giulia s’en donnait à cœur joie et m’en offrait tout autant. Elle variait le rythme, la pression tandis que Chiara, tout en harmonie, continuait de braquer mon sexe dans la bouche de sa sœur et me masturbait simultanément. J’avais envie d’elles. J’avais envie de les toucher, de les goûter, de les boire, mais, coincé par les fauteuils, coincé par ces deux femmes, j’étais au divin supplice, incapable de prendre les commandes. Giulia s’enfonçait entre mes cuisses, je les écartais au maximum, elle attrapa mes testicules. Lentement, elle les fit rouler dans sa bouche, gobant, léchant, passant de l’un à l’autre avant de revenir le long de ma hampe pour me saisir de nouveau dans la chaude humidité de sa bouche. Incapable d’atteindre Giulia, je réussis à glisser ma main droite sous la couverture de Chiara. Elle m’attendait. Son entrejambe était d’une chaleur déconcertante, d’une humidité affolante. Je longeais le tissu gorgé de cyprine, appuyant la pulpe de mes doigts sur chaque centimètre gagné vers le bouton de son pantalon. Il céda d’un coup. J’eus l’impression de l’entendre jaillir de la boutonnière et répercuter l’écho de sa libération dans toute la carlingue. Chiara ajusta sa position. J’avais accès à sa culotte détrempée et y glissait progressivement ma main, en coordination avec les mouvements de Giulia sur mon sexe. Chiara était brûlante de désir. Sa corolle s’ouvrit sans effort pour me donner accès à son clitoris fièrement décapuchonné. Je brûlais de le prendre en bouche tandis que je le recouvrais de miel, tâtonnant, appuyant, glissant sur l’ourlet de ses lèvres. Plus Giulia me suçait, plus je faisais ruisseler Chiara. Je suivais le rythme imposé par l’une pour le rendre à l’autre. En alternant la pression, en modifiant le tempo, en glissant, en attrapant, en tournant, je m’engageais en elle. Chiara tentait de garder une contenance, mais tout son corps réclamait la jouissance. Le mien en faisait tout autant et, sous la couverture, Giulia prenait son propre plaisir à la fellation qu’elle me prodiguait. Comme elle y allait de plus en plus vite, tout en maintenant une pression sur mes testicules, elle releva ses fesses et ma main gauche entra le long de son sillon fessier. J’exultais. Je tressaillais. Giulia accéléra la cadence. J’accélérais la mienne. Chiara retenait ses gémissements en serrant mon membre. Notre trio avançait dans un silence feutré vers le point d’orgue de notre partition intime. Mon bassin se cambrait. Celui de Chiara suivait. Giulia prit les commandes des dernières mesures. Elle allait et venait, tandis que Chiara semblait lui enfoncer ma verge toujours plus profondément. Je doigtais Chiara tout aussi profondément en prenant soin de maintenir une pression sur son clitoris. Elle coulait. Je suintais. Giulia inondait mon boxer. Puis, dans un mouvement coordonné, presque orchestral, j’inondais à mon tour la gorge de Giulia. Chiara contracta ses cuisses en même temps que mes testicules libéraient mon sperme. Giulia buvait chacune de mes saccades avec délectation. Chiara enveloppait mon doigt dans sa propre transe. Et, je jouissais dans un silence assourdissant. Mon diable, lui, riait à gorge déployée.
L’immobilisme avait repris possession des lieux. L’habitacle de l’avion laissait entendre le ronronnement des moteurs du 777. Giulia avait repris sa position sur son fauteuil, mais l’accoudoir ne faisait plus office de frontière. Chiara avait relevé le sien pour se coller à moi de la même façon. Nos couvertures, témoins de nos agissements coupables, masquaient mon pantalon ouvert sur mon sexe à l’air, et celui de Chiara, laissant entrevoir sa culotte auréolée de son eau. Aucun mot, mais des regards complices, entendus. Giulia attrapa son petit sac et se pencha sur moi, prenant soin de mettre une dernière fois sa main sur mes parties, afin d’attraper celui de sa sœur. Elle lui tendit un petit flacon de Chanel Eau Vive tandis qu’elle se vaporisa son Chanel Eau Fraîche. Chacune le sien, chacune sa fragrance, leurs signatures presque semblables. Je retrouvais la note citronnée de l’une et tirant davantage sur le pamplemousse de l’autre. Dans les deux cas, la fragrance masqua le parfum du sexe que nous partagions tous les trois. Sous les couvertures, Chiara boutonna son pantalon, Giulia boutonna le mien tant bien que mal. Puis, réajustant nos couvertures, nous nous sommes laissés aller à finir la nuit dans l’avion.
La lumière baignait l’habitacle du Boeing. De nombreux voyageurs étaient déjà partis et les sièges 25A et C étaient vides. Seules deux couvertures gisaient inertes sur le tissu des fauteuils. Le hublot me montrait la piste sur laquelle s’affairaient les différentes équipes de personnels au sol. Je jetais un œil à ma couverture, toujours posée sur mes genoux. Que Chiara ait pu partir sans bruit était une évidence, mais Giulia avait réussi à m’escalader sans m’éveiller ? J’étais un peu décontenancé. Déboussolé par le fait de m’être endormi pendant toute la durée de l’atterrissage. Les sièges relevés, mon sac en place, les couvertures froissées. Du rêve ou de la réalité, je conservais pourtant l’humidité entre mes cuisses et les bienfaits de ma jouissance. Je soulevais ma couverture et il restait des traces du passage de Giulia. Mon pull pourrait aisément les cacher, Giulia ayant fait le nécessaire pour que rien en dehors de sa salive ne témoigne explicitement des fluides échangés. En bougeant la couverture, la note de citron et de bois se faufila jusqu’à mon nez. Je soulevais alors la couverture de Chiara. Elle était trempée, marbrée d’une auréole de sels blancs. La fragrance pamplemousse réveilla ma mémoire. Honteux de mon geste à venir, mais déterminé à emporter ce souvenir, je rangeais donc les deux couvertures dans mon sac. Je cherchais à retrouver les signatures olfactives de mes partenaires de voyage, mais la seule qui m’assaillit fut le mélange vomitif de la voyageuse au chapeau rose. Je marchais alors à vive allure, impatient de retrouver Giulia et Chiara au tapis à bagage, cependant, ce fut la douche froide. Aucune fragrance, aucune jumelle. Les deux femmes s’étaient envolées vers un horizon qui resterait à jamais ancré entre mes rêves et ma réalité. Pourtant, dans les turbulences de mon quotidien, dans les voyages suivants, entre deux destinations, il me restait deux couvertures et deux fragrances similaires. Deux signatures olfactives jumelles, mais avec chacune son caractère et sa façon de m’étourdir les sens.
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À propos
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