Il est le lieu de mille festins
.Jamais, je vous l’avoue
Je n’ai vu femme
Plus abandonnée
Plus à son vif désir liée
Vous êtes là
Sur un modeste sofa
Comme immédiatement livrée
Å l’appétit bien aiguisé
De quelque Curieux
Que je crois bien graveleux
Vous percevez-vous, au moins
En cette scabreuse posture
Pareille à l’Hétaïre livrée
Aux pensées les plus impures
Car il ne peut s’agir que de cela
N’est-ce pas
Votre corps ne vous appartient pas
Il est le lieu de mille festins
De mille rumeurs
Qui incendient les cœurs
Votre corps, mais en est-il un
Ce désordre de lignes
Ce mélange de signes
Mais qui donc peut s’y abreuver
Qui pourra ressortir l’âme en paix
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