Les montagnes russes
J’sais pas comment j’suis arrivé là
Dans ce wagon d’métal sans éclat
Si c’est moi qui ai toujours été comme ça
Ou si c’est toi qui m’laisses dans cet état
Tout c’que je sais, c’est qu’ça file à toute allure
Ça monte, ça descend, ça vrille… rien n’est sûr
Y a pas d’pilote, ni d’aiguille au cadran
Juste les rails qui m’traînent jusqu’au néant
Y a-t-il un arrêt ou est-ce une course sans fin ?
Je ne sais pas : Le vent brûle mes yeux, je n’vois plus rien
Et quand ça ralentit, quand j’crois qu’c’est fini
On effleure un sommet… et c’est reparti
La chute soulève le cœur
Elle mène tout droit dans la peur
Je vois s’approcher le fond
Corde, train, vagues ou cachetons
Le corps léger, presque en apesanteur
Mais le cœur broyé dans un compresseur
Quand ça remonte, y a presque de l’espoir
Mais rien ne tient, tout replonge dans le noir
Ce manège au mouvement perpétuel
Est une sentence bien trop cruelle
Pas d’autre choix que sauter ou subir
Mais déjà j’sens le wagon ralentir
Je fixe l’ombre et j’écoute les essieux
J’agrippe la barre, inspire… et ferme les yeux
La chute soulève le cœur
Elle mène tout droit dans la peur
Je vois s’approcher le fond
Corde, train, vagues ou cachetons
Le corps léger, presque en apesanteur
Mais le cœur broyé dans un compresseur
Redonnez-moi mon étang aux eaux lisses
Mon marécage aux boues rédemptrices
Même quand la rive semblait fuir
J’pouvais encore avancer, agir
La remontée soulage le cœur
Elle ralentit, éloigne la peur
D’ici je ne vois plus le fond
Reviennent l’espoir et ses illusions
Le corps redressé, posture de gladiateur
Et le cœur ardant comme un batteur
J’ai choisi de subir…
Jusqu’à la fin des illusions.
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