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Labyrinthe.
Fiction
Science fiction
calendar Published Sep 12, 2026
calendar Updated Sep 12, 2026
time 23 min
Creative Transparency Label
All audiences
Image / Human image
Text / Human creation

Labyrinthe.

Aaron.


À cette heure, le parc se vidait progressivement de ses promeneurs, les enfants, eux, avaient déjà déserté depuis longtemps. Il subsistait quelques personnes âgées qui promenaient leur toutou et l’un ou l’autre jogger.

Je regardais la scène devant moi, comme une impression de déjà vu, mais une foule de détails avaient changé.

Il s’agissait de la troisième fois que je revenais ici, assis sur ce banc, notre banc à Ivy et à moi. Si nous devions nous retrouver quelque part, ce ne pourrait être qu’ici.

Lors de mon passage précédent, le lieu était très proche de mon souvenir. Cependant, cette fois, le banc de bois, pourtant blanc dans mon souvenir, était vert. Le petit étang du zoo était cette fois remplacé par une zone dédiée au skate. Les vieux marronniers, le détail qui m’avait fait remarquer tous les autres : ils étaient remplacés par de vigoureux chênes, sans doute aussi vieux que leurs congénères qui avaient disparus.


18 heures 52.


Dans huit minutes, je serai fixé. Suis-je bien au bon endroit ou bien, me suis-je encore fourvoyé dans les souvenirs de la branche que je devais emprunter ?

Dans huit minutes, Ivy allait monter les escaliers sur la gauche de ce lion de pierre dont je ne me souvenais plus… Ou alors, je serais sans doute coincé ici pour le reste de mes jours sans espoir de pouvoir retrouver ma vie, ma vraie vie.

Personne n’avait imaginé que les détails, même les plus infimes, pouvaient engendrer de telles distorsions de l’espace et du temps, et certainement pas Ivy.


18 heures 53.


Je n’avais pas été d’accord lorsque Ivy m’avait annoncé qu’elle voulait utiliser la machine. Nous avions finalisé les protocoles, nous avions mis en place les processus à respecter impérativement. Nous avions cartographié les parties du cerveau qui devaient être stimulées afin de favoriser tant l’apprentissage que la mémoire. Cependant, nous restions, comme pour tout ce qui touche à ce pan de la physique, dans le domaine de la recherche fondamentale théorique.

Rien ne pouvait affirmer que la machine fonctionnerait à un niveau macroscopique supérieur. Les tests avec de petits objets avaient fonctionné, la souris avait aussi effectué le saut et les jauges étaient restées actives plus de vingt-quatre heures avant de brusquement chuter.

Seulement voilà, Ivy est la cheffe de projet, elle décide de la marche à suivre, elle prend les décisions tant à propos du budget, de l’implication des collaborateurs que des expérimentations à effectuer. Nous sommes une dizaine dans l’équipe, tous impliqués au-delà de toute autre considération. Une équipe de chercheurs soudés par l’objectif et surtout par l’incroyable avancée que nous nous apprêtions à documenter. Je suis le programmeur-codeur de l’équipe, je mets au point les séquences de codes pour manipuler et ordonner le travail de G.O.

G.O., le supercalculateur quantique que nous projetions de finaliser dans les sous-sols de la Quantum Lab Foundation, un consortium regroupant des financements croisés : privés et philanthropiques. Le labo est installé à Morningside Heights/Upper Manhattan, près du campus de Columbia.

G.O. pour Gama-Omega. C’est Ivy qui avait imaginé ce qui était une blague entre nous au début : Gama pour Vasco de Gama qui avait ouvert la route des Indes et Omega parce que le domaine quantique est infini. G.O., pour « en avant », puisque nous destinions notre machine à l’exploration des univers alternatifs à notre propre réalité.

G.O. devait pouvoir nous permettre de modifier le champ des possibles de notre réalité. Tenter de projeter un sujet face à un embranchement, celui où il avait choisi son univers actuel et celui qui se serait ouvert s’il avait modifié son choix. Autant dire que les embranchements se multiplient à l’infini et qu’il est théoriquement très aisé de s’y perdre et de ne pas retrouver le chemin du retour.


18 heures 54.


Les minutes s’égrènent, mais j’ai l’impression que le temps coule au ralenti.

Ce soir-là, Ivy était installée dans notre lit, ses notes étalées sur les genoux. De mon côté, je finalisais des portions de code problématiques, je désirais affiner la fiabilité des jauges de connexion résiduelle. Le travail nous avait rapprochés, Ivy et moi. Je me souviens de ce soir-là. Nous terminions des relevés devant une bouteille de Château Ricardelle. L’alcool et les confidences nous rapprochèrent et la nuit fut de sexe et d’un amour naissant, enfin, peut-être. Personne ne devait être au courant dans l’équipe, c’était « conditio sine qua non » pour que cette relation puisse rester viable.

Durant cette soirée de travail alitée, elle m’annonça qu’elle voulait tester la machine, cette conversation tourne en boucle dans ma tête :


— Bien entendu, nous allons tester d’autres êtres vivants, plus gros, plus réactifs, plus intelligents…

— Non, je me suis mal fait comprendre, je vais y aller !

— Tu es folle ? C’est hors de question !

— Je suis la responsable de projet, je décide !

— Dans l’équipe, personne ne voudra prendre la responsabilité. Tu peux te brosser.

— Je sais, c’est pour ça que je veux que ce soit toi !

— Eh bien, tu connais déjà ma réponse !

— Tu sais très bien que tout est conditionné par la volonté de se diriger vers tel embranchement ou tel autre, mais surtout que le retour ne peut être effectué que par un être conscient de ce qui lui arrive et qui dirigera sa conscience vers le point de seuil, le point de départ. C’est pour cela que tout ce que nous envoyons dans le saut ne peut pas revenir, une souris, un chat, un singe ne seront jamais capables de concentrer leur volonté vers le point seuil. Celui-là même qu’ils doivent matérialiser dans leur esprit pour le retour. L’humain peut réaliser cela, uniquement l’humain.

— Mais tu as bien vu, lors du scanning de l’élément à envoyer, il est détruit dans notre réalité.

— Il s’agit de la base de l’intrication quantique, de la superposition : nous envoyons le sujet dans un espace à cinq dimensions. Il ne peut exister deux instances du même sujet sur un même plan même si celui-ci est transitionnel. Le sujet est détruit dans notre dimension, dans notre monde, pour exister sur l’autre plan. Le chat de Schrödinger était en même temps mort et vivant dans sa boîte, mais les deux états coexistent simultanément pour autant que l’état n’est pas mesuré et calculé. Dans le cas du saut, la mesure étant effectuée par G.O., je ne peux physiquement exister dans ce plan alors que la machine « connaît » mon existence dans un autre système physique. Lorsque je serai partie, je n’existerai plus ici, mais je serai vivante ailleurs.

— Mais,… Mais tout cela, c’est de la théorie fondamentale, tu ne peux pas prendre ce risque.

— Oh si que je vais le prendre, et tu vas m’aider. Je n’ai confiance en personne d’autre. Seule Emily pourrait aussi m’aider, elle exécute sans discuter tout ce que je lui demande, en revanche j’ai des doutes sur sa capacité à réagir en cas d’urgence.

— Tu lui en as parlé ?

Oui bien sûr, elle fera ce que je lui demanderai, néanmoins je préfère que tu sois aux commandes. Je sais qu’elle apprécie travailler avec toi, ça va le faire.

— Et pour le retour ?

— C’est ma volonté et ma demande personnelle dans l’espace dans lequel je me trouverai, liées au fil que G.O. va tisser derrière moi lors du saut, qui reprendront le fil vers notre univers, je disparaîtrai là-bas pour revenir ici.

— Tu sais très bien qu’outre la théorie, la moindre erreur de visée dans tes pensées peut te faire revenir dans une réalité très proche, mais qui ne sera pas celle-ci.

— Je sais, mais je m’entraîne depuis des semaines, j’ai mis sur pied un protocole interne, je suis aussi en possession d’un carnet dans lequel sont synthétisées toutes les pensées, tous les éléments que je dois mémoriser et garder en tête au moment du saut. Tout se passera bien.


18 heures 55.


Le saut avait eu lieu. En présence d’Emily. Il y avait déjà trente-six heures. Ivy l’avait convaincue de l’aider, pourtant celle-ci ne se sentait pas apte à gérer seule, comme Ivy l’avait prévu. Emily avait demandé que je sois présent. Ivy lui avait alors expliqué que je serais obligatoirement de la partie, il fallait que la programmation soit ajustée et surveillée si nécessaire.

Emily lui avait alors posé la question de savoir ce que je pensais de l’expérience et Ivy avait botté en touche : elle ne m’avait pas encore parlé du projet et le ferait ce soir à la maison.

Ivy s’était fourvoyée, le secret de notre relation en partie éventé, nous n’étions pas censés nous retrouver après la fermeture du labo, et certainement pas travailler après dix-neuf heures. Elle m’en avait aussi touché un mot et je l’avais rassurée : « Que veux-tu qu’Emily en ait à foutre de notre relation ? »

Nous avions décidé d’effectuer le saut un vendredi après 21 h 00, lorsque les labos s’étaient vidés pour le week-end. Ivy avait pris son carnet, un petit sac avec de la nourriture et ses cachets d’Ampakine, un traitement expérimental d’augmentation des fonctions cognitives et mémorielles ; de quoi fixer le plus explicitement possible les points à mémoriser pour se rendre à la bifurcation quantique et surtout pour cibler correctement le retour.

À 22 h 10, nous lancions le processus. Ivy était allongée sur la table de saut : nous avions modifié en profondeur un scanner médical afin d’alimenter G.O. avec toutes les informations nécessaires, physiques et en 3D, du sujet destiné au saut. G.O. pouvait alors transférer ces informations vers le point de bifurcation quantique, un peu comme pour les vases communicants à deux paliers : vider un élément dans un plan pour remplir un espace interstitiel provisoire dans lequel la superposition des états n’existe plus, lui-même siphonné vers le plan de destination. À 22 h 45, Ivy avait disparu de notre plan, Emily surveillant les jauges qui renvoyaient la qualité du lien quantique.

Tout était au vert. Nous avions prévu un saut d’une durée maximum de six heures. Cela lui permettait de vérifier la branche alternative au choix qu’elle avait effectué à un moment précis de sa vie afin d’appréhender les conséquences de la seconde possibilité offerte à ce moment précis.

Emily n’était pas au courant des événements qu’Ivy se proposait de comparer, personnellement. J’en avais une vague idée, elle n’avait pas voulu entrer dans les détails pour ne pas perturber sa préparation par mon éventuelle implication et mes remarques sur les contre-indications possibles que je ne manquerais pas d’émettre.

Son père était décédé, neuf ans plus tôt, lors d’un déplacement en ville, j’ignore dans quelles circonstances. Avant de quitter la maison, il lui avait demandé si elle désirait l’accompagner. Elle avait refusé.

Elle avait enfin la possibilité de retrouver son père, de prendre la route avec lui et peut-être de comprendre et de faire son deuil à propos de ce moment empli de culpabilité. Ivy voulait le serrer une fois encore dans ses bras, même si elle savait qu’il ne serait qu’une alternative à sa propre réalité, celle dans laquelle il était mort depuis neuf ans déjà.


Emily.


« Qu’est-ce qu’il fout ? »

Emily se retrouvait dans un stress total, ses mains tremblaient, les larmes lui montaient aux yeux et brouillaient les jauges qui venaient de passer sans attendre du vert au jaune puis à l’orange.

Pourquoi avait-elle accepté ?

Ivy l’avait convaincue de l’assister pour un saut qu’elle allait effectuer, Emily avait insisté pour qu’Aaron soit présent. Elle se sentait en sécurité auprès de lui, elle éprouvait même ce frisson, cette sensation au creux du ventre, elle était secrètement amoureuse et elle prenait sur elle pour tenter dès que possible une approche plus directe.

Tout s’était écroulé, Ivy semblait le voir après le travail, ce qui n’était pas prévu dans les protocoles. Emily et son cœur de femme avaient immédiatement deviné qu’il se passait quelque chose entre Ivy et Aaron. Elle était désemparée. Elle avait failli refuser la demande d’Ivy, comme elle refusait encore l’évidence. Mais, Ivy était sa supérieure et pouvait la remplacer à n’importe quel moment. Et puis, elle devait en avoir le cœur net, tout n’était peut-être pas perdu.

Très rapidement après le saut d’Aaron, sa jauge était passée au jaune et côtoyait maintenant la jauge rouge d’Ivy.

Emily avait paniqué, elle ne voulait pas qu’Aaron se retrouve dans la situation de la cheffe. Ivy, elle était certainement perdue à jamais. Voilà trente-six heures qu’Ivy avait rejoint la bifurcation, elle ne reviendrait jamais.

Elle se demandait si elle n’avait pas commis une erreur en forçant l’activation d’urgence pour le retour d’Aaron.

Ces sauts étaient une folie, effectués sans filet, sans gilets de sauvetage. Emily avait paniqué et forcé le saut de retour d’Aaron. G.O. avait validé le résultat du saut, il était effectif. Néanmoins la jauge était passée du jaune à l’orange immédiatement et Aaron n’était pas réapparu sur la table comme elle l’espérait.

« Putain de connasse d'Ivy ! ». Tout était sa faute.

Elle se remémora les événements : le saut était prévu pour une durée de six heures. À vingt-quatre heures, la jauge d’Ivy était à l’orange et Aaron totalement hors de contrôle. Elle avait maintenant la certitude qu’il y avait bien une histoire entre eux, si pas de l’amour, sans doute du cul, c’était clair et net.

Il avait alors décidé d’aller la chercher. C’était inconscient, il ne connaissait pas le point de bifurcation choisi par Ivy, les embranchements sont entièrement personnels, subjectifs, il est impossible de trouver l’exacte réalité d’une autre personne. Aaron n’avait rien voulu entendre. Il s’était bourré d’Ampakine et avait mémorisé les notes qu’Ivy lui avait laissées à propos de son point de bifurcation. Après quatre heures de préparation seulement, il avait sauté alors que la jauge d’Ivy venait de basculer au rouge.

Elle avait voulu le faire revenir, elle allait s’occuper de lui, lui faire oublier Ivy. Mais, le saut-retour ne l’avait pas ramené, au contraire, la jauge était passée instantanément de jaune à orange et Emily se retrouvait seule dans ce putain de labo. Elle allait retenter le coup, il n’était pas parti depuis longtemps, elle allait le ramener, elle le voulait près d’elle, pour toujours. Stressée, elle avait relancé le processus deux fois d'affilée, G.O. avait validé les procédures.

La jauge d’Aaron était passée au rouge.


Aaron.


18 heures 56.


Quand je suis arrivé « à destination », j’étais devant la maison d’Ivy, mais c’est un couple sans enfant qui y vivait. J’avais vu des photographies des parents d’Ivy, il s’agissait bien d’eux. Cependant, je me retrouvais dans une réalité qui leur appartenait, une réalité dans laquelle ils avaient peut-être choisi de ne pas avoir d’enfant. Je n’étais pas dans le choix, l’embranchement d’Ivy, je m’étais concentré sur ses parents, pas sur « elle et ses parents ». Je me suis posé la question de savoir si je ne pouvais pas essayer de rejoindre sa réalité à partir d’ici. Modifier le fil qui me tenait lié à G.O. pour le retour.

Je me suis concentré et je me suis retrouvé à l’entrée de Central Park, sur la 7th Avenue, il était 18 h 30. Nous avions vécu notre premier rendez-vous en amoureux, un peu à l’écart sur le petit promontoire dans le parc, là où sont installés les plateaux de jeux d'échecs permanents, non loin du petit étang qui jouxte le zoo. Avant son départ, je lui avais demandé un point précis, un endroit inaliénable qui pourrait être une balise dans tous les cas de figure et elle avait cité ce lieu.


18 heures 57.


Je me souviens : vers 18 heures 28, debout au sommet du promontoire, je m’apprêtais à attendre 19 heures et brusquement, la tête me tourne, un flash, un trou noir. Je venais d’effectuer un saut alors que je n’avais rien initié. J’étais tellement accroché au fil qui m’avait amené ici que je me retrouvais au pied du promontoire. Je regarde ma montre : même flux temporel. Arrivé au sommet, rien de différent, le fil me tenait attaché à cet endroit, si Ivy réfléchissait comme moi, elle allait tenter le même saut.


18 heures 58.


Ensuite, sans raison, j’avais encore effectué deux sauts, coup sur coup entre 18 h 30 et 18 h 45.

Que se passait-il ?

Il me vint en tête que tout cela était peut-être dû à Emily qui panique : je lui avais dit une heure d’attente et surtout, pas de saut forcé avant quatre heures. J’escalade à nouveau le promontoire et je remarque les changements, les arbres, l’étendue d’eau, les plateaux de jeux : il s’agit de plateaux de go, ce jeu japonais auquel je jouais enfant avec mon père.

J’attends maintenant, il est 18 heures 58, mais je suis désespéré. Je sais qu’Ivy ne montera pas les marches du promontoire. Je sais que je ne suis pas dans la bonne réalité, nous n’avons pas vécu de moment dans cet endroit avec Ivy, le lieu était totalement différent. Les sauts forcés sans que je contrôle mes souvenirs ont distordu l’espace et la réalité. Ce ne sera jamais celle d’Ivy et elle ne trouvera jamais cette nouvelle réalité dans laquelle j’ai été parachuté.


18 heures 59.


Je ne ressens plus le fil de sécurité de G.O., les sauts à répétition ont refermé la porte de retour, je ne pourrai jamais rentrer chez moi.

J’entends des pas en bas des escaliers, se pourrait-il…


19 heures.


Mes yeux se chargent de larmes…


Emily.


Je tremble.

Putain de merde, il n’est pas revenu ! Les jauges sont au rouge. Toutes les jauges, les siennes, celles d’Ivy… Comment me justifier maintenant, comment ?

Je vais certainement me faire virer, ma carrière est foutue.

Mes larmes coulent.


Le système semble se réveiller, le ronflement de G.O. a changé, le saut de retour forcé a peut-être fonctionné en réalité ! Dès qu’il est là, j’éteins cette machine infernale et qu’Ivy aille au diable.

Toute la pièce semble onduler, comme la matérialisation de chaleur dans le désert, les images, semblables au mirage d’une ville qui tremble parce qu’elle n’est pas au bon endroit, la tête me tourne…

Nooooon.

Ivy venait de se matérialiser dans la pièce.


— Emily ? Où est Aaron ? Nous n’avions pas tenu compte d’un élément important pour le retour.

— Il, il…

— Il doit modifier son code immédiatement tant que G.O. garde mon fil de suivi actif sur mon saut, cela ne va pas durer. J’ai eu beaucoup de chance, sans cette modification, impossible de revenir.


Emily perdit connaissance.


Fin.



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Certification Fabrication Humaine






Intellectual property & credits
© Cover Image Beysa Kaplan @https://www.pexels.com/fr-fr/@kaplanart/
© Author's name / pen name Harold Cath
Sources, citations, co-authors Sourçage condensé (chronologique) — recherche et vérification des sources uniquement par Claude Sonnet 5 ; aucun texte destiné à la publication n'a été rédigé par Claude-Anthropic (politique « No IA inside »). Einstein, Podolsky, Rosen, Phys. Rev. 47, 777 (1935) — paradoxe EPR. Schrödinger, Naturwissenschaften 23, 807 (1935) — terme « Verschränkung », chat de Schrödinger. Everett, Rev. Mod. Phys. 29, 454 (1957) — formulation à état relatif (mondes multiples), non vérifiable expérimentalement (Stanford Encyclopedia of Philosophy). Bell, Physics 1, 195 (1964) — inégalités de Bell. DeWitt, Physics Today, sept. 1970 — popularisation MWI. Freedman & Clauser, Phys. Rev. Lett. 28, 938 (1972) — 1er test Bell. Aspect et al., Phys. Rev. Lett. 49 (1982) — fermeture partielle des failles. Wootters & Zurek, Nature 299, 802 (1982) ; Dieks, Phys. Lett. A 92, 271 (1982) — no-cloning theorem. Bennett et al., Phys. Rev. Lett. 70, 1895 (1993) — protocole de téléportation quantique. Bouwmeester et al., Nature 390, 575 (1997) — 1re téléportation expérimentale. Coffman, Kundu, Wootters, Phys. Rev. A 61, 052306 (2000) — monogamie de l'intrication. Zurek, Rev. Mod. Phys. 75, 715 (2003) ; Schlosshauer, Physics Reports 831 (2019) — décohérence, irréversibilité « for all practical purposes ». Hensen et al., Nature 526, 682 ; Giustina et al. & Shalm et al., PRL 115 (2015) — tests de Bell sans faille. Nobel de physique 2022 : Aspect, Clauser, Zeilinger (nobelprize.org). Kam et al., Nature 640, 634 (2025), DOI 10.1038/s41586-025-08761-1 — nouvelle intrication (moment angulaire total). Étude Annals of Physics, relayée par The Quantum Insider (11/05/2025) — gravité émergente de l'intrication (spéculatif). arXiv:2504.14791 (2025) — modèle de recohérence contrôlée (Branched Hilbert Subspace), déjà cité dossier n°2.
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non-commercial use only
CC BY-NC-ND
The Kitty clause
Harold Cath verified
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