Destins croisés.
Je viens de relire "J'irai cracher sur vos tombes" de Vernon Sullivan, alias Boris Vian. Je l'avais découvert dans mon adolescence, cela signifie : "il y a très, très longtemps", sans peut-être prendre toute la mesure de ce qui me sautait au visage.
J'avais oublié combien ce court roman était cru et touchait des sujets sensibles comme le racisme, l'alcool et la prédation sur mineurs.
Ceci étant posé, je suis un grand admirateur des textes de Vian et, malgré les sujets abordés dans celui-ci, j'ai eu envie de rendre hommage à ce bonhomme en imaginant les échanges épistolaires qui vont suivre.
Par rapport aux ayants droit et pour des questions de droits d'auteur, je me suis inspiré des événements décrits dans le récit tout en modifiant les noms des personnages et l'exactitude des actes exprimés.
Je désirais essentiellement rendre aussi un peu d'humanité au personnage principal du roman, si tant il était possible d'y arriver face à ses actions dans le texte de Sullivan-Vian.
Je ne considère pas ces échanges comme une fan-fiction mais plutôt comme une extension créée par mon esprit en rapport avec mes univers personnels que j'aime manipuler et qui animent mes écrits.
Bonne lecture.
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L1 – Lou-Ann.
Monsieur Leeroy,
Ou bien puis-je vous appeler Leeroy ?
Je découvre avec un peu d’étonnement que nous aurions déjà échangé des lettres, des écrits. Je vous avoue que je suis extrêmement étonnée.
Tout d’abord, j’ai une excellente mémoire, en même temps, le courrier « papier » n’est pas mon support habituel, je suis plutôt adepte du mail, de l’instantané, du rapide et concis.
En parlant de mémoire, malgré sa fiabilité à toute épreuve, je ne me souviens pas de vous non plus, ce qui me paraît paradoxalement suspect.
Je ne vous cache pas que les inconnus qui me contactent par messagerie sont nombreux, je n’ai que seize ans et je donne rarement suite à leurs sollicitations. Il m’est arrivé de connaître certaines désillusions, parfois de gros ennuis aussi, même s’il semble que ma mémoire veuille à présent occulter ces moments et m’empêcher de les visualiser avec certitude.
Vous comprendrez donc que je sois sur le qui-vive quant à entretenir un échange avec vous, d’autant plus de manière épistolaire.
J’espère que vous excuserez mon retour pour le moins négatif et je vous souhaite de trouver quelqu’un avec qui communiquer qui soit plus apte à l’utilisation du papier et du stylo.
Bien à vous.
Lou-Ann
***
L2 – Leeroy.
Mademoiselle,
Ou bien êtes-vous ce salopard de Rex qui tente à nouveau de se jouer de moi ?
N’est-ce pas déjà suffisant de me voir enfermé dans cette geôle, de me nourrir de pain moisi et de soupe avariée ? N’est-ce pas assez de me battre tous les soirs ?
Je reprends malgré tout mon crayon, par curiosité certainement, afin de voir jusqu’où, vous, ils seront capables d’aller durant cette attente interminable. Ma mémoire me joue également des tours.
Je sais que je dois rester enfermé ici. Je suis persuadé que je ne pourrai sans doute jamais en sortir. Cependant, je ressens aussi une attente autant qu’un vide indescriptible, une chose, un événement d’importance. Pour moi ? Oui, je le pense vraiment, cependant, bizarrement, je ne me souviens plus de ce que c’est. Sont-ce les coups répétés de mes « amis geôliers » qui ont fini par me bousiller le cerveau ?
Si c’est toi, Rex, tu n’es qu’un gros connard !
Lire cela te donnera une nouvelle raison de me frapper ce soir. Si vous êtes réelle, Mademoiselle, alors veuillez excuser mon langage déplacé. Ce que je vis actuellement m’empêche d’avoir les idées claires.
Leeroy.
***
L3 – Lou-Ann.
Mon cher Leeroy,
Je suis absolument désolée de vous avoir répondu avec tant de froideur lors de mon courrier précédent. Je suis si seule dans la vie, je m’y perds un peu et mon caractère souvent impulsif, parfois froid comme vous avez pu le constater, m'a également fait perdre de nombreuses personnes qui se disaient mes amies.
Alors quitte à me perdre, je me perds dans les réseaux, ceux de mes contacts d’un jour, occasionnellement des contacts qui s’affirment. Une routine qui me rassure autant qu’elle m’épuise de solitude. Je ne sais exprimer pourquoi, pourtant je suis convaincue que la solitude m’entraîne vers une menace, vers un gouffre insondable, un peu dans l’idée de votre « vide indescriptible ». Je voudrais tant voir la lumière chaude et apaisante d’un jour radieux.
Je ressens sincèrement au fond de moi-même que j’ai fait fausse route avec vous. Vous me semblez, charmant, impulsif, par les termes que vous avez employés. Cependant j’ai cru comprendre que votre situation n’est pas idéale et que vous portez le poids d’un acte que vous avez commis et pour lequel il vous est demandé réparation.
Ceci rentre dans la logique des choses, être battu par vos gardiens n’est pas normal, n’est pas autorisé ! Avez-vous tenté, par la voix de votre avocat, (je suppose qu’une personne vous représente et vous défend), de faire valoir vos conditions d’incarcération ?
Je ne connais pas les raisons de celle-ci, mais vous me paraissez être une personne qui ose dire les choses, peut-être avez-vous été trop loin dans vos propos ou vos actes envers un supérieur !
À vrai dire, cela ne me regarde pas et je ne veux pas le savoir. Vous accompagner, vous soutenir un peu avec mes quelques mots me suffit si je sais que je vous apporte du réconfort.
Lou-Ann
***
L4 – Leeroy
Ma chère Lou-Ann,
Vos mots me réchauffent le corps et le cœur. J’avais perdu tout espoir de me réconforter et vous avez réussi à me déglacer l’âme. Je me suis retrouvé dans cette stase depuis la perte de Rob, mon frère, mon petit bonhomme. Un gosse qui a commis l’erreur d’aimer une fille de la mauvaise couleur.
Nous vivons dans un monde rempli de couleurs. Certaines ne peuvent se combiner, certaines n’ont pas autorité à briller à leur manière, elles n’ont pas le droit de se mélanger pour qu’il en sorte une nouvelle âme, résultat de l’amour vrai.
Rob n’est plus là et comme vous, je vis dans ce sentiment de solitude extrême, un espace qui ne peut être comblé par quoi que ce soit.
Maintenant, je suis là, dans cet endroit sombre, humide, froid, entouré d’hommes méchants. Je dois effectivement avoir commis un acte hors de propos pour en arriver à cette sensation d’abandon, d’errance infinie, de perte de contrôle injuste.
Assurément, toute erreur doit être punie, mais ai-je vraiment commis une chose nécessitant cet inconfort du corps, de l’âme et de l’esprit ?
La solitude semble vous entraîner, dites-vous. Méfiez-vous de ce sentiment, il nous mène souvent par le bout du nez jusqu’à commettre des actes irréparables par crainte, par vengeance, par excès de confiance.
Merci pour vos mots, véritables médecines de mon âme fatiguée.
Bien à vous.
Leeroy
***
L5 – Lou-Ann
Bonjour Leeroy,
J’ai ressenti tellement de désarroi, de peine, de vide dans votre dernier message.
Je suis presque confuse de vous parler de mon bonheur retrouvé, d’une personne rencontrée sur mes réseaux et qui m’apporte douceur, soutien et presque une touche d’amour, mais je ne vais pas me précipiter en ce sens.
Non pas que votre situation, votre malaise, vos courriers n’occupent plus une place prépondérante dans mes pensées. Cependant, ce nouvel interlocuteur est proche de moi, et parait s’attacher au-delà d’une simple correspondance épistolaire.
Il est doux, affectueux, aimant, parfois un peu pressé en besogne, mais je sais le freiner, je ne veux plus risquer les mêmes déceptions que par le passé.
Je suis profondément désolée pour votre frère, et je peux aisément comprendre votre colère. Je suis moi-même une personne de couleur et je sais ce que porter une couleur de peau représente comme fardeau journalier.
Il est pourtant impensable d’imaginer qu’à notre époque, ce soit encore cette raison qui a pu emporter votre frère.
Je vous reste attachée et présente, par mes pensées, par mes courriers, soyez-en convaincu. Je suis capable de mener de front une amitié sincère d'un côté et, je l’espère, un amour naissant de l'autre.
Votre Lou-Ann.
***
L6 – Leeroy.
Ma chère Lou-Ann,
Je vous envoie ces quelques mots alors que j’entends le bruit de la foule qui beugle au loin. Je ne sais s’il s’agit d’une fête ou si je suis concerné, ce que je n’espère absolument pas. J’ai peur.
J’ai ce souvenir de bois humide qui me harcèle sans discontinuer, j’ignore s’il me vient de mon enfance ou si cette réminiscence est liée à un moment récent qui m’échappe.
Cela ne me semble pas désagréable, et provoque tout autant en moi un profond malaise dont je n’arrive pas à cerner l’origine.
Je suis heureux de vous savoir heureuse. Avoir une chaleur enveloppante qui vous protège est un sentiment empli de valeur inestimable. Mon frère était d’une valeur inestimable.
Prenez garde à la précipitation. Il me semble… Enfin, je crois me souvenir que je précipitais mes rencontres lorsque je le pouvais encore et je ne tenais pas pour importants les sentiments des jeunes femmes qui avaient foi en moi, j’en jouais, sans plus savoir pour quelles raisons… Peut-être suis-je réellement un salaud qui mérite son traitement, en fait.
Je ne sais même plus quel est mon âge, vous comprenez cela, vous ?
Je dois vous laisser, Rex prend son service dans quelques moments et je vais encore dérouiller.
Prenez soin de vous.
Leeroy.
***
L7 – Lou-Ann.
Mon très cher Leeroy,
Mais, que fait votre avocat ?
Cette situation, ces actes, tout cela est indécent, indigne de l’époque dans laquelle nous vivons. Comme si toutes les avancées envers les droits des minorités avaient été gommées. Dans quel État êtes-vous incarcéré ?
De mon côté, je suis déroutée : voilà un moment que mes proches ne répondent plus à mes courriers. Je ne reçois plus aucune réponse, même mon patron du fast-food ne me sollicite plus comme il avait l’habitude de le faire.
Je ne me formalise pas trop, c’est assez reposant, je dois dire, tant qu’il continue à me rémunérer.
En parlant d’argent, je n’ai plus trouvé l’accès vers mon compte bancaire, je me demande si je ne devrais pas à nouveau recourir à l’argent liquide.
Même mon nouveau chéri ne répond plus à mes sollicitations. Nous nous étions pourtant fixé rendez-vous pour une première rencontre. C’est bizarre, je ne me souviens plus à quelle date.
Je vous ennuie avec mes pertes de mémoire, j’en veux même au calendrier auquel je n’ai plus arraché les jours : il affiche ostensiblement le 6 mai. Mais de quelle année ?
Je voudrais pouvoir vous rencontrer, venir montrer à vos gardiens que vous n’êtes pas seul et qu’ils n’ont pas tous les droits. Expliquez-moi donc où vous êtes retenu, je sais que j’ai du temps pour moi, du moins je le crois.
À vous lire.
Lou-Ann
***
L8 – Leeroy.
Bonjour ma Lou-Ann,
Je n’ai pas tout compris des propos de votre dernier courrier : je ne connais rien d’autre que l’argent liquide, le cash comme on dit chez moi. De plus vous me parlez du 6 mai, cela doit donc faire fort longtemps que vous n’avez plus prêté attention à votre calendrier, car pour ce qui me concerne l’automne est fort avancé déjà.
Je vous remercie pour votre sollicitude, mais ma situation s’est bien améliorée : je n’ai plus vu mes gardiens depuis si longtemps. Je suis même dans l’impossibilité de compter les jours de calme qu’ils m'octroient. Puis ce procès qui n’arrive pas, j’ai envie de donner ma version, mes motivations pour ce que j’ai fait, qu’ils comprennent ma rage intérieure.
Vous allez également me prendre pour un illuminé, je ne sais plus pourquoi je dois être jugé. J’attends et je ne me souviens que de Rob, de sa mort, de son lynchage, comme un chien. Un chien noir qui aurait porté la rage.
Mais, cette question de calendrier, de saison me bouleverse. Ma chère Lou-Ann depuis combien de temps m’écrivez-vous ? Je n’arrive plus à tenir le compte des jours, des mois.
Toutes mes pensées vers vous.
Leeroy.
***
L9 – Lou-Ann.
Leeroy,
J’ai peur. Je suis perdue. Je me sens… Hors du temps, un peu comme vous.
Je vous ai entretenu dans mon dernier courrier de ces absences de contacts avec mes proches. De ce rendez-vous avec… Je ne connais plus son nom, je me souviens d’un visage, différent de celui de ses photographies, celles qu’il m’avait envoyées.
Ensuite, ce calme, ce froid. Mon appartement ne me parle plus, ne me ressemble plus, les pièces ne sont pas comme je les avais décorées, elles sont vides, elles sont grises, le calendrier a disparu comme l’aquarium et mon poisson rouge.
En vérité, je ne suis pas chez moi.
Je crois, je sens, au fond de mon être, que je ne rentrerai jamais chez moi.
Je soupçonne qu’il m’est arrivé quelque chose de grave, quelque chose d’innommable et je n’arrive pas à savoir ce que c’est.
Leeroy, j’ai la trouille.
Quelqu’un m’a fait du mal, beaucoup de mal et je crois que je n’ai pas survécu.
Leeroy, aidez-moi.
Lou-Ann.
***
L10 – Leeroy.
Ma douce Lou-Ann,
Je me permets cette familiarité parce que je pense que, malgré l’éloignement de nos mondes, de nos lieux de vie, de nos histoires si particulières, il est indéniable que nous partageons une foule de choses en commun. À commencer par cette capacité à nous écouter, à nous comprendre, à nous protéger mutuellement.
Parce que savoir écouter l’autre dans ce qu’il a de plus terrible, de plus enfoui, savoir prendre le temps de la compréhension, c’est là que réside notre relation.
Je suis persuadé que tout ce que vous me décrivez découle d’un extrême épuisement. Vous semblez avoir perdu la connexion avec la réalité de votre vie et je suis persuadé qu’avec un peu de repos, un bon verre de bourbon et du recul, vous retrouverez vos repères.
S’il vous était arrivé quelque chose, expliquez-moi comment nous pourrions échanger, comment vous pourriez m’écrire si régulièrement, comment vous ressentiriez aussi le désir de prendre l’initiative et de me rencontrer.
Nous sommes là, tous les deux, bien présents l’un pour l’autre, indéfectibles, passionnément accrochés à nos vies. Ne ressentez-vous donc pas cette douceur de vivre que nous allons retrouver, que nous allons enfin savourer lorsque nos cauchemars, nos accidents de vie, nos idées noires seront derrière nous.
Reprenez-vous, levez-vous, vivez pour vous, pour moi, pour nous… Il existe toujours un après pour les cabossés de la vie.
Votre Leeroy, de tout cœur avec vous.
***
L11 – Leeroy.
Ma toute douce Lou-Ann,
Je n’ai pas reçu de réponse à mon dernier courrier. Ai-je été trop loin dans la familiarité avec laquelle je me suis adressé à vous ?
J’écris cela, mais je sais que vous n’êtes plus là, qu’il vous est arrivé un malheur grave comme vous l’aviez supposé.
Vous savez, des souvenirs sont remontés du tréfonds de mon âme.
Ce parfum de bois mouillé : la petite forêt qui entoure Buckton.
Rex : mon souffre-douleur qui me battait, le policier qui m’a arrêté.
Moi, ce pauvre animal blessé, une balle dans le coude, une dans l’épaule, une autre dans la hanche. Cela ne lui suffisait pas pour encore avoir envie de me faire du mal.
Je me revois soutenu sur cet escabeau, la corde tendue autour du cou. Ce visage empli de compassion, Rob ? Ou un inconnu sans doute, Rob est mort depuis si longtemps.
Je suis mort parce que ma couleur de peau était une infamie dans cette Amérique faussement puritaine et complètement dépravée de 1946… Oui, cette année m'est revenue.
Ainsi, si je suis mort, c’est que vous l’êtes certainement aussi. Depuis le début de ces échanges, nous sommes morts, enterrés, nos os blanchis à six pieds sous terre.
J’en suis tellement désolé pour vous. Je n’ai pas tout compris à votre histoire, pour ma part, je suis mort d’avoir vengé Rob de ces hommes blancs. Cette classe d’hommes qui lui a interdit d’aimer une femme blanche. Je suis mort de l’avoir vengé en leur prenant deux de leurs filles par le plaisir, le stupre, la luxure et puis la violence. J’ai mérité ma mort, Rob ne méritait pas ce qui lui est arrivé.
Vos mots me manquent, même dans la mort, vous avez su me redonner espoir en l’espèce humaine, jusqu’à ce que je comprenne qu’elle n’avait pas évolué et que, vous aussi, vous en aviez subi les conséquences. J’en suis si désolé pour vous.
Leeroy
***
Épilogue : Âmes croisées.
Leeroy :
Lou-Ann ? C’est vous ?
C’est si triste ici, ce gris, ce brouillard qui ne veut pas se lever et pourtant je vous ressens.
Lou-Ann :
Leeroy, je ne vous vois pas, mais je sais que vous êtes là, sans lettres ni stylo, là, quelque part.
Leeroy :
Nous étions sans doute destinés à errer ici, à nous rencontrer sans nous voir, à disserter sans nous toucher. Je n’ai plus peur, je n’ai plus froid, nous sommes morts, mais vous êtes là.
Lou-Ann :
Avant de quitter mon appartement, j’ai retrouvé mon calendrier : 6 mai 2020 et un visage haineux m’est apparu. Je crois que j’ai été victime d’un cyberprédateur.
Leeroy :
Ma pauvre Lou-Ann, je ne comprends pas tous vos mots. Je suis pétri de remords, je suppose avoir fait du mal à des jeunes filles comme cela s’est passé pour vous. Je n’en connais même plus les motivations, ils m’ont pendu pour cela et ils ont sans doute eu raison de le faire. Mais plus je vous sens proche, plus ces souvenirs douloureux s’effacent de ma mémoire.
Lou-Ann :
J’ai trop fait confiance, j’étais une écervelée, incapable de raisonner autrement qu’avec des sentiments de gamine. Il m’a séduite, il m’a droguée et puis… Comme vous, tout s’efface rapidement, maintenant que je vous sens près de moi.
Leeroy :
Voyez-vous cette lueur étincelante qui vient d’apparaître là-bas au fond de ce tunnel ? Une force m’attire vers elle. Je voudrais tant résister et rester avec vous.
Lou-Ann :
Je la vois également, Leeroy, le tunnel aussi. Marchons ! Sans doute nous retrouverons-nous là-bas pour de bon. Vous savez, j’ai en souvenir une phrase qui me revient à l’instant : « Il ne faut cesser de s'enfoncer dans sa nuit : c'est alors que brusquement la lumière se fait. »
Marchons, Leeroy, marchons.

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Ceci étant posé, pas touche aux textes, aux idées, aux images, tout cela ne t'appartient pas, le droit d'auteur est une réalité dont tu dois tenir compte.
Tu as envie d'en utiliser tout ou partie, prends contact, demande.
Une demande vaut une réponse et il y a toujours moyen de trouver un terrain d'entente.
Viens, je ne mords pas ;-)
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Comment (1)
Pascaln — Le Contemplateur Éphémère 10 hours ago
Waouh Harold, quelle inspiration ! Pour un résultat brillant tant dans la rédaction que le cheminement jusqu'à l'épilogue que j'avoue avoir senti venir doucement. Deux mots : Bravo et j'adore.
Et un troisième finalement : Merci !
Harold Cath 10 hours ago
Merci Pascal, ton commentaire me touche. 🙏