Congratulazioni! Il tuo sostegno è stato inviato con successo all'autore
avatar
En un mot commençant
Fiction
Poetry and Songs
calendar Pubblicato 18 apr 2026
calendar Aggiornato 18 apr 2026
time 3 min
PascalN verified
Pascaln 1 ora fa

Pour commencer et pour finir — oui des fois ça arrive — je dirai simplement que j'aime tout de ce texte. Le fond et forme. Merci pour le partage.

En un mot commençant

On dit toujours qu’il faut commencer par le commencement,

Comme si on savait toujours par quel bout la parole s’éprend,

Je ne sais comment c’est, mais je sais que dire ça s’apprend,

Et ça commence par aligner bout à bout sujet, verbe, complément.


On dit qu’au commencement était le Verbe, et que le Verbe était Dieu,

Mais Dieu est un nom propre, et si tu veux mon avis il est crasseux,

Ceux qui le louent à défaut de l’acheter ont-ils prévu de me jeter la pierre ?

Il fallait bien commencer quelque part, et je ne suis pas un adepte de la prière.


On dit que la phrase simple commence toujours par une Majuscule

Et se termine par un Point, et qu’elle peut être ponctuée par des virgules,

Qu’elle peut être d’accroche, exclamative, subordonnée ou verbale,

Elle est faite de lettres d’amour, de motivation, en minuscules ou capitales.


On dit qu’un discours éloquent commence toujours par un long silence,

Tous les silences ne font pas le même bruit, certains font preuve d’insolence,

On dit que le silence est d’or, mais la parole d’argent est-elle devenue sale ?

Sa langue qu’on a pas dans la poche, c’est l’assurance d’un vide abyssal.


On dit souvent qu’il est important de terminer ce qu’on commence,

D’aller au bout des choses même si ça ne va pas dans le bon sens,

J’ai laissé tant de choses en suspens, inachevées dans un placard,

Car je ne remettais pas à aujourd’hui ce que je ne ferais pas plus tard.


J’ai laissé tant de vers, de rimes et de joyaux orphelins,

J’ai laissé de côté tant de strophes au sens sibyllin,

J’ai cru tant de fois avoir saisi l’embryon d’un potentiel trésor,

J’ai imaginé tant de fois une licorne sous l’ombre d’un dinosaure.


On dit que pour chaque fin il y a un nouveau départ,

Je vois la fin mais j’ignore comment ça démarre,

Maramé, on a beau parler le même langage,

Une Tour de Babel a pris nos mots en otage.


Parler, écrire, dire, c’est devenu si simple, si anodin, une triviale poursuite,

Par mail, SMS, Whatsapp, Snapchat, chat vocal ou des émojis à la suite,

Comment rendre aux mots leur noblesse et leur quintessence,

Lorsqu’on ignore soi-même par quoi il faut qu’on commence ?

Commento (1)

Devi effettuare l'accesso per commentare Accedi
PascalN verif

Pascaln 1 ora fa

Pour commencer et pour finir — oui des fois ça arrive — je dirai simplement que j'aime tout de ce texte. Le fond et forme. Merci pour le partage.

Hide answers Show answers
Proseguire l'esplorazione dell'universo Poetry and Songs

donate Puoi sostenere i tuoi scrittori preferiti

promo

Download the Panodyssey mobile app