Quelqu’un a oublié d’éteindre les cris dans le sous-sol
Quelqu’un a oublié d’éteindre les cris dans le sous-sol
Une nouvelle née d'une simple phrase énoncée pour un jeu littéraire sur Panodyssey. J'en ai fait mon titre parce que j'aimais bien cette idée d'éteindre les cris. C'est un exercice qui m'amuse énormément. Partir de presque rien, respirer un bon coup en laissant venir, puis poser mes doigts sur le clavier. Ensuite, ce sont ceux qui sont dans la cave de mon cerveau qui prennent la relève. Je vous livre le résultat tel qu'il est apparu sur mon écran.
G. DAX

Photo de Timothy Barlin sur Unsplash
Quelqu’un a oublié d’éteindre les cris dans le sous-sol
La Bialetti sifflait son café comme un chef de gare avant le départ du train. C’était un rappel pour tous. Le dernier moment de convivialité familiale avant l’embarquement pour une journée inconnue et nécessairement mortelle. Personne n’y échappait, c’était juste une question de temps. Ainsi, Laurent parlait à son journal. Victoria ne parlait pas à son mari. Et Louise profitait de l’absence de son frère pour lui chiper des céréales bourrées de chocolat, de sucre et de diverses saloperies codifiées pour ne pas être lues.
— Pascal ! Viens prendre ton petit déjeuner !
Laurent posa Le Monde sur la table, retira ses lunettes et observa sa femme avec toute la curiosité d’un biologiste animalier devant une nouvelle espèce. Avant qu’elle réitère son appel, il préféra couper son intention.
— Tu as besoin de gueuler si fort ?
Stupéfaite, Victoria ferma sa bouche et souleva ses sourcils si haut que ses globes oculaires pouvaient presque en tomber de leur orbite.
— Pardon ? fit-elle, en ajoutant beaucoup trop de a dans sa prononciation.
Louise estima la météo à venir dans la cuisine et, selon son modèle de prédiction, une dépression allait frapper le territoire entre la table et le plan de travail. Elle remisa donc les céréales de son frère au rayon des futilités et s’inventa un
Questo è un articolo Prime
Per accedervi, iscriviti alla Creative Room Le pêle-mêle de nouvelles di Gabriel Dax
Vantaggi dell'iscrizione:
Accesso completo a contenuti esclusivi e archivi
Accesso preferenziale a futuri contenuti
Commenta le pubblicazioni dell'autore e unisciti alla sua community
Ricevi una notifica per ogni nuovo articolo
Iscriversi significa sostenere un autore a lungo termine
Iscriviti alla Creative Room
Contribuisci
Puoi sostenere i tuoi scrittori preferiti


Commento (5)
Daniel Muriot 1 mese fa
Je me suis régalé.
La vie de cette famille tellement banale qui bascule avec une candeur toute enfantine... Ça donne envie de lever le voile sur l'obscurité angoissante de cette cave.
Gabriel Dax 1 mese fa
Ne me tente pas à écrire une suite. 😅
Daniel Muriot 1 mese fa
Non, je ne te tente pas. Promis. :D
Jackie H 1 mese fa
Meuh non meuh non 😆😆😆
Jackie H 1 mese fa
En tout cas j'ai bien ri ! (un peu beaucoup en retard c'est vrai mais comme on dit, mieux vaut tard que jamais 😁)
Gabriel Dax 1 mese fa
L'essentiel est de rire, qu'importe s'il est en retard, il est toujours bienvenu.
Pascaln 2 mesi fa
Bon pour le coup, me voilà à poil sans pyj... Maman gueule toujours et les cris du sous-sol résonnent encore. C'est malin Gabriel, mais plaisant à lire, merci Gabriel.
Gabriel Dax 2 mesi fa
Satanés cris. Il va bien falloir aller y jeter un œil un jour. Au propre ou au figuré.
Pascaln 2 mesi fa
C'est une évidence. Et ce n'est pas avec ma contribution de ce 3ème we que le peux prétendre le contraire... Chut !
Gabriel Dax 2 mesi fa
Dont je viens d'ailleurs de voir que mon commentaire n'a pas été publié. Là-bas. Je me disais bien qu'il y avait eu une mouche dans le potage, pour ne pas dire couille.
Il n'est pas, là. Il a disparu sans un cri. Je vais le graver cette fois, sur la Bidoche de monsieur Métronome s'il le faut.
Pascaln 2 mesi fa
ouille ouille ouille...