Les nouvelles de Magtogoek #20

Crédit image : © Waves of Wonder on Facebook
Capture d'image sur un reel, éditée sur Microsoft Photos, Paint et sur Fotor.com
Les nouvelles de Magtogoek
D'où vient ce nom, "Magtogoek" ?
Magtogoek , c'est le nom algonquin du fleuve Saint-Laurent - oui, celui où se trouvent les chutes du Niagara, qui part des Grands Lacs pour se jeter dans l'Atlantique et qui marque la frontière entre le Canada et les États-Unis. Les Algonquins, natifs amérindiens de la région, ont rendu hommage, en lui donnant ce nom, à la puissance de son courant et à l'abondance de ses eaux imprévisibles.
Pourquoi avoir choisi ce nom, "Magtogoek" ?
Pas parce que je suis Québécoise, Canadienne ou autrement Nord-Americaine - je ne le suis pas, je suis Européenne. Mais parce que l'image du "Fleuve Aux Grandes Eaux" me paraît être la métaphore idéale pour mon inspiration, qui est aussi luxuriante que la forêt vierge et qui part un peu dans toutes les directions, avec beaucoup de projets en cours et pas encore forcément achevés.
-------------------------------------------------------------
Édition #20
13/10/2026
Ce que j'ai publié la dernière quinzaine
(pour ceux qui n'ont pas eu le temps, qui étaient loin d'un ordi, qui ont éteint leur smartphone ou qui l'ont perdu, ou qui n'ont pas eu l'occasion d'aller sur Panodyssey ces derniers temps)
Jour numéro 13 : Fragile dans la Creative Room PanTober2026
👉🏻 Épisode 93 : La clé d'un mystère,
Épisode 94 : Jalousies et excuses,
Épisode 95 : Se taire à jamais,
Épisode 96 : Réactions en sens divers,
Épisode 102 : Voies et moyens, Épisode 103 : De l'amour pour sa ville ?,
Épisode 104 : Seppi dans la Creative Room Lucilinburhuc – La Légende de Luxembourg
Ce sur quoi je travaille actuellement
👉🏻 Je suis arrivée finalement à programmer tous les épisodes de Lucilinburhuc à paraître jusqu'au Jour des Morts ⚰️. Après une séquence Halloween 🎃/Toussaint 🪦 plus intense, je pense vous laisser deux ou trois jours de repos avant d'amorcer la descente finale. Oui, il y aura encore quelques révélations sur le sort de Siegfried et de Mélusine... puis il y aura le sort de ceux qui restent... et de la ville de Lucilinburhuc 🙂
👉🏻 La programmation des épisodes déjà prêts me laissant le temps pour d'autres projets, je compte me partager entre la rédaction de la "suite et fin" de Lucilinburhuc, un retour sur le #PanTober2026, peut-être aussi sur le #PanodysseySpark si l'inspiration me vient... et peut-être aussi une petite surprise onirique pour Halloween 🎃 (en plus des déboires de notre cher comte S. 😉.)
Ce que je pense faire dans un futur proche
👉🏻 On dit qu'il faut toujours terminer ce qu'on a commencé. Pour ma part, j'essaie de me tenir à ce principe, et même si la progression est souvent chaotique et cahoteuse, j'y arrive en général avec plus ou moins de bonheur. Une fois Lucilinburhuc (enfin) terminé, ou peut-être en parallèle si j'en ai l'énergie, je compte reprendre et finaliser l'analyse de cette vidéo consacrée à l'impact des algorithmes sur nos existences dans la Creative Room Al Khwarizmi mon amour. Ce n'est que l'un de mes nombreux projets inachevés, mais il faut bien commencer par quelque chose, non ? Au moins le matériau de base est d'ores et déjà là 🙂 et a juste besoin d'être mis en forme, et parfois un peu développé 🙂
👉🏻 Et puis, je n'oublie pas avoir promis à Gabriel Dax un commentaire étendu sur la question de savoir si la perfection est vraiment aussi souhaitable qu'on l'a longtemps cru... Et si l'imperfection, si humaine, c'était la vie ? tout simplement ?
Ce que j'ai commenté de plus important
(Rejoignez la conversation 🙂)
👉🏻 De miniature à... de PascalN – Le contemplateur éphémère qui nous montre avec humour qu'au fond, on a beau se sentir l'âme d'un justicier, on est et on reste toujours le méchant de quelqu'un...
👉🏻 #Pantober2026 – Jour 4 : Cactus de Harold Cath, un véritable feu d'artifice de mots et de sonorités que je ne saurais émuler ici 🎇
👉🏻 Jour n°4 #Cactus de Bozena Wisniewska-Le Talludec, un bel hommage aux mots d'enfants et à la façon dont ils se révèlent parfois accidentellement pertinents
👉🏻 Premier Octobre 2026 de Clementine de Rivenael, une jolie et intéressante synthèse sur l'histoire et l'évolution de l'image de la pomme dans notre culture
👉🏻 Fin de saison de Homme du nord, un jardinier qui nous vient du Québec, sensible et attentif à la Nature, qui nous introduit à l'arrière-saison d'une manière douce et poétique
👉🏻 #PanTober2026 Jour 3 : Miniature de Line Marsan, qui nous fait part d'un vertige cosmique que je partage et qui nous fait prendre conscience de notre insignifiance par rapport à l'Univers
👉🏻 Velux de Aline Gendre qui nous revient avec le cri de détresse et d'angoisse d'une femme qui se sent en train de se perdre et qui ne veut pas se contenter de s'en aller comme ça, sans tenter au moins un dernier combat...
👉🏻 Tous ces petits bruits de PascalN – Le contemplateur éphémère qui rend si fidèlement les petits heurs et malheurs de notre quotidien
👉🏻 Pangram, la main armée de l'Inquisition numérique ? de Harold Cath qui, au-delà des controverses sur les outils de détection de l'utilisation de l'IA dans la création de textes, nous propose un exemple d'outil qui nous permet d'établir la parentalité de nos textes d'une manière plus probante
👉🏻 Pantober2026 – Jour 8 : Puant de Harold Cath, une brève introduction aux complications de la politique belge 🇧🇪 à laquelle je souscris ! Hélas pas l'aspect le plus réjouissant ni le plus ragoûtant de notre par ailleurs bien sympathique pays... 😏
👉🏻 La forme vient-elle avant le poème ? de Philippe Maréchal, une belle réflexion sur la composition, le processus de création et l'art poétique 🙂
👉🏻 Bélier, Oh My God ! de Madson Whitelay, une belle réflexion poétique mais bien informée sur son thème astral ✨🌟
👉🏻 Adieu, Francis : ce que les arbres savaient avant moi de Antoine Mekhail, un magnifique hymne au végétal et à la Nature
👉🏻 Sauvetage... de PascalN – Le contemplateur éphémère, publié pour le jour 11 du #Pantober2026, qui nous rappelle une grande maxime de sagesse : prévenir vaut mieux que guérir...
👉🏻 Pantober 2016 – Jour 11 : Sauvetage de Harold Cath, ou comment utiliser les aboiements d'un chien pour dénoncer la superficialité et parfois le sordide des informations des médias dits "mainstream"
👉🏻 Le vrai hic... de PascalN – Le contemplateur éphémère, publié pour le jour 10 du #Pantober2026, une farce et un véritable festival de jeu avec les sonorités
👉🏻 Pays des chimères et des merveilles de Jean-paul Vialard, une méditation poétique sur un âpre paysage montagneux qui garde les traces du volcanisme dont il est issu
👉🏻 Dagny de Bozena Wisniewska-Le Talludec, un texte qui saura vous faire ressentir ce que signifie "avoir vu un fantôme" 😯
Des découvertes intéressantes
👉🏻 Linktober 2025 de Stephanie Sailly, un joli petit morceau de bravoure qui reprend les mots du #Linktober de l'année dernière dans de petites saynètes qui s'enchaînent comme une histoire à personnages récurrents
👉🏻 La Creative Room L'Écho du reflet d'Anastasia Saint-Ange, une nouvelle à épisodes contant à la première personne l'histoire d'un couple, Heather et John, créée à l'occasion de l'Octobre Rose 🩷
Ce qui se passe d'important par ailleurs
👉🏻 Petit rappel pour les Plumes italophones ou italianisantes, se tiendra les 17 et 18 octobre 2026
à Catania la première édition de la Foire Italienne de l'Auto-Édition. L'entrée sera gratuite 🙂, ce qui ne gâte rien pour des auteurs et autrices aux moyens souvent réduits. Après, à chacun(e) de décider s'il y a lieu d'en être le produit 😉... ou s'il y a plutôt lieu d'émuler l'initiative – car vu le nombre de Plumes intéressées par l'auto-édition et la difficulté pour les auteurs auto-édités d'avoir accès aux salons, l'initiative me paraît de prime abord avoir un intérêt certain 🙂
👉🏻 Un appel à textes communiqué par Harold Cath pour ceux et celles qui sont inspiré(e)s par la vision de ce que pourrait être notre monde en 2050. Les conditions de participation sont indiquées en commentaire.
Confidence de Plume
Montrer patte blanche
Si j'ai aimé l'article de Harold Cath, dont le titre renvoie à Pangram mais dont le contenu n'est pas consacré à une énième controverse sur l'(in)efficacité des détecteurs d'IA, c'est parce qu'il nous indique une piste qui peut nous permettre, à nous autres auteurs, de reprendre la main dans le processus.
Adrien Grelet nous signale (dans un commentaire d'un post du capitaine, qui aime autant Pangram que peut le faire Thelyson Orélien) avoir un ami développeur qui songe lui aussi au même type de solution... qui à mon sens aurait tout à fait sa place sur Pano en complément de la Notice IA que le monde entier nous envie (ou pas) 😆.
Nous aimons célébrer l'auto-édition comme la révolution qui va nous permettre enfin de nous affranchir de la tutelle des maisons d'édition et du processus de prescription de fait des comités de lecture, en rendant une chance à chacun de présenter ses œuvres au public qui, en dernière analyse, rendra sur elles le vrai verdict définitif (et encore faut-il tenir compte à cet égard non seulement du lectorat contemporain, qui surfe plus ou moins sur les vagues de la mode, de la tendance et du goût du jour, mais aussi de la postérité – même si beaucoup d'auteurs se sentent dès ce moment moins directement concernés, puisque le verdict de la postérité ne sera la plupart du temps pas rendu de leur vivant).
Il faut en effet savoir que selon les statistiques, en maison d'édition, seul un ouvrage sur 6000 est retenu après première lecture à la soumission de l'opus – et ce chiffre ne prend en compte que la toute première lecture, il ne tient pas compte des filtres ultérieurs des comités de lecture successifs qui sélectionneront ceux auxquels la maison d'édition décidera de consacrer ses ressources, et ceux à qui elle décidera finalement de n'adresser qu'un refus poli. D'où l'intérêt de l'auto-édition, que notre ère du numérique rend de plus en plus accessible à un nombre de plus en plus élevé d'auteurs.
Mais il devient de plus en plus évident que cet affranchissement ne peut se faire de manière effective que moyennant un degré minimum de professionnalisme, ce qui inclut l'appel fait aux spécialistes de la correction orthotypographique, de la relecture (alpha et bêta lecture), du graphisme, de la mise en page, du maquettage, de l'imprimerie, de la diffusion (logistique), de la distribution (contacts avec les librairies) et de la promotion/post-publication (service presse, chroniqueurs, publicité, merchandising) – autrement dit : à condition que l'auteur(e) devienne lui-même (ou elle-même) sa propre maison d'édition. Eh oui, éditer, c'est un métier – ou plus précisément : c'est gérer toute une série de métiers. (Attention à cet égard au piège des maisons d'édition à compte d'auteur, qui ne sont en réalité que des prestataires de services groupés qui sont loin de couvrir toute la chaîne de l'édition, mais qui ne s'en font pas moins passer pour les éditeurs à part entière qu'ils ne sont pas : la preuve qu'ils ne sont que des prestataires de services, c'est qu'ils font payer l'auteur d'entrée de jeu et qu'ils lui demandent en plus d'acheter une quantité passablement importante de son propre bouquin pour qu'il le distribue lui-même.)
À l'ère de l'IA, et aussi à l'ère de la suspicion qui s'ensuit de manière bien compréhensible à partir du moment où certains soi-disant "auteurs" se vantent d'être capables de générer tout un roman en une ou deux heures grâce à l'IA et à un prompt bien construit, le professionnalisme d'un(e) auteur(e), auto-édité(e) ou même publié(e) par une maison traditionnelle à compte d'éditeur, inclut désormais de prouver qu'il (ou elle) est bien l'auteur(e) d'un opus d'origine authentiquement humaine.
Alors bien évidemment, certain(e)s vont râler à cette seule idée. Protester en disant que ce n'est ni leur travail ni leur rôle, que toute cette suspicion généralisée n'est qu'une insulte à leur égard et à celle de la profession, et qu'ils (et elles) n'ont pas à se justifier de leur travail.
Mais au fond, depuis combien de temps déjà les dérives de l'anonymat (arnaques, trolling, harcèlement et autres) n'ont-elles pas poussé de nombreux sites, et notamment ceux des prestataires de services ou même des fournisseurs et fabricants de biens, à demander à leurs visiteurs, à leurs prospects et à leurs clients de montrer patte blanche, en fournissant au strict minimum une adresse e-mail fonctionnelle où ils peuvent envoyer un code de vérification ou un lien d'accès pour rétablir un mot de passe oublié ?
Bien avant l'ère numérique, cartes d'identité et passeports ont vu le jour pour lutter contre les usurpations d'identité, pour permettre aux individus de prouver qu'ils étaient bien qui ils prétendaient être.
Devoir prouver que l'on est bien qui on prétend être et que l'on a bien fait ce que l'on prétend avoir fait n'est donc pas quelque chose de nouveau. Depuis longtemps, l'existence de la tromperie et de l'escroquerie génère le besoin de preuves – dans tous les domaines.
Alors, à l'heure où certain(e)s, sur les réseaux sociaux, se vantent de reconnaître au premier coup d'œil un texte généré par IA en se basant sur des preuves qui, la plupart du temps, n'en sont pas, ou ne sont tout au mieux que des indices, à l'heure où d'aucun(e)s s'effraient de devoir renoncer à enseigner ou à utiliser certaines figures de styles parce que l'IA aurait fait sur elles une véritable OPA, et à l'heure où d'autres prétendent se baser sur de soi-disant détecteurs d'IA qui sont... eux-mêmes des IA et qui basent leurs évaluations sur des éléments exclusivement statistiques, sans doute est-il temps, et même grand temps, qu'en la matière les auteurs humains reprennent enfin la main... et le problème par l'autre bout.
Plutôt que d'en laisser d'autres tenter de prouver de manière globale que nos textes, malgré toutes nos affirmations, ont bien été générés par l'IA, prouvons plutôt chacun de notre côté que les nôtres, au moins, n'ont pas été générés par l'IA et sont bien authentiquement humains. Si nous avons effectivement fait appel à l'IA à un moment donné (après tout, la plupart d'entre nous le font de plus en plus, ne serait-ce que pour la correction orthotypographique ou pour l'illustration), prouvons ce que l'IA a fait – et aussi, même surtout, ce qu'elle n'a pas fait.
Si des outils fiables et infalsifiables existent pour nous permettre de prouver notre bonne foi et la validité de nos textes, pourquoi ne pas y faire appel ?
Personnellement, je ferais en la matière plus facilement confiance à une blockchain (technologie dont l'infalsifiabilité a déjà été maintes fois démontrée) qu'à une IA de plus qui prêchera pour sa paroisse... et puis, demander à une IA de détecter une autre IA ne revient-il pas à demander à un menteur de dénoncer un autre menteur... ou de nous révéler la vérité ?
Et tant pis si cela se résume finalement à montrer patte blanche à des gens qui, de toute façon, douteront toujours de tout et de tous – et surtout de la bonne volonté de tout un chacun.
Bien sûr, cette réflexion vient d'être menée sur les textes, mais elle peut aussi s'appliquer, bien sûr avec les adaptations nécessaires, au graphisme, à la musique, à la photo, à la vidéo et à toute autre forme de création et d'art 🙂
Et comme toujours, vos retours sont très appréciés, que ce soit sur retour du courriel ou sur Panodyssey - toujours fidèles au slogan : Sincérité et Respect !
À bientôt pour de prochaines nouvelles de Magtogoek,
Votre autrice dévouée,
© Jackie H, 2026
Tous droits réservés selon toutes législations et conventions nationales et internationales en vigueur, qu'il s'agisse d'individus humains, d'organisations ou d'intelligences artificielles
Texte entièrement rédigé par un être humain.
non-commercial use only
Contribuisci
Puoi sostenere i tuoi scrittori preferiti


Commento (1)
Daniel Muriot 13 ore fa
Intéressante confidence d’auteur, chère Jaqueline.
Montrer patte blanche est-elle à ce point une obligation ?
Rendez-vous demain, si ma mémoire ne me joue pas de tour, pour un Jeud’IA qui présente mon avis sur la question.
Jackie H 12 ore fa
Montrer patte blanche est-elle à ce point une obligation ?
Faudrait poser la question à Thelyson Orélien...