Les nouvelles de Magtogoek #7

Crédit image : © Waves of Wonder on Facebook
Capture d'image sur un reel, éditée sur Microsoft Photos, Paint et sur Fotor.com
Les nouvelles de Magtogoek
D'où vient ce nom, "Magtogoek" ?
Magtogoek , c'est le nom algonquin du fleuve Saint-Laurent - oui, celui où se trouvent les chutes du Niagara, qui part des Grands Lacs pour se jeter dans l'Atlantique et qui marque la frontière entre le Canada et les États-Unis. Les Algonquins, natifs amérindiens de la région, ont rendu hommage, en lui donnant ce nom, à la puissance de son courant et à l'abondance de ses eaux imprévisibles.
Pourquoi avoir choisi ce nom, "Magtogoek" ?
Pas parce que je suis Québécoise, Canadienne ou autrement Nord-Americaine - je ne le suis pas, je suis Européenne. Mais parce que l'image du "Fleuve Aux Grandes Eaux" me paraît être la métaphore idéale pour mon inspiration, qui est aussi luxuriante que la forêt vierge et qui part un peu dans toutes les directions, avec beaucoup de projets en cours et pas encore forcément achevés.
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Édition #7
14/04/2026
Ce sur quoi je travaille actuellement
J'ai terminé le grand "ravalement" de façade" de tous mes textes dans toutes mes Creative Rooms, et je suis en train d'ajouter à tous notre fameuse Notice que le monde nous envie (ou ne va pas tarder à nous envier) 😆.
Dans Lucilinburhuc, l'histoire à la bande-son, j'ai remis les liens musicaux tout en haut de chaque épisode et ajouté une note explicative sur la possibilité d'écouter le morceau lié à chacun tout en lisant le texte. Ça, plus la correction des tirets dont j'ai déjà parlé, plus l'ajout de ma propre Notice maison – tout cela, vu le nombre d'épisodes, ça a pris du temps... mais maintenant c'est terminé. Ce fut tout de même l'occasion de relire mes textes, certains avec plaisir je ne m'en cache pas, d'autres avec plus de doutes... Quoi qu'il en soit, vous pouvez maintenant y jeter un coup d'œil.
J'ai également mis en œuvre la Notice Panodyssey dans la CR consacrée au Linktober 2025, que je vous invite à visiter également à cette occasion si ce n'est déjà fait.
Et le processus continue, sur toutes les CR où ce n'est pas encore fait, parce que je n'ai pas envie de laisser des textes qui m'ont coûté sueur et réflexion se faire croquer comme de vulgaires souris par des chats numériques sans réagir ! 😡
Ce que j'ai commenté de plus important
(Rejoignez la conversation !)
👉🏻 De l'ancrage dans le réel de Anne-Sophie Dubois sur la façon dont le quotidien et le pratique nous maintient connectés au réel... et aussi sur celle dont il est souvent méprisé
👉🏻 Cap ou pas cap ? de Anne-Sophie Dubois sur la différence entre guerre et compétition
Des découvertes intéressantes
👉🏻 Le feuillet de mars de Line Marsan ayant titillé ma curiosité, je suis allée découvrir l'univers d'Anne-Sophie Dubois dont j'avais vu passer un ou deux messages de présentation sur le fil d'actu. Historienne, HPI, surfeuse (sur vagues, pas seulement sur Web), chroniqueuse littéraire sur radio SUN, TDAH, et beaucoup d'autres choses encore 🙂, elle m'a accrochée par une voix bien à elle, bien vivante, et une façon faussement légère d'aborder des sujets parfois bien lourds. Une voix appelée à compter sur Panodyssey !
👉🏻 Comme suite au grand ravalement général de mes publications dans le cadre de l'intégration de la Notice, plus une activité consacrée à des projets pas encore visibles sur Panodyssey, j'avais au total le cerveau plutôt fatigué, je me suis reposée ces deux derniers jours à la lecture de la CR Retour dans le Sud de Pèire Cazals. Un style sobre et fluide qui ne fait pas obstacle à la narration, une thématique – le racisme et la discrimination – hélas plus actuelle que jamais, soutenue par un effort de documentation visiblement très sérieux, une identification aux victimes qui en fait un texte engagé – jusqu'au choix de la protagoniste principale, une Afro-américaine dont le point de vue est le seul à échapper au narrateur omniscient qui présente tous les autres personnages car elle est la seule à parler pour son propre compte – une structure narrative non-linéaire, la présentation de points de vue variés, un démontage précis de la mécanique de l'action et malgré tout cela une histoire immersive qui emporte son lecteur dans un autre univers sans effort apparent : je ne peux que vous en recommander la lecture !
Confidence de Plume
Parfois, rien de tel que l'écriture pour se retrouver face à soi-même – et pas besoin de parler de soi, de raconter sa propre vie, de tenir son journal intime, ni d'écrire ses mémoires, son autobiographie ou le témoignage vécu de ses propres épreuves pour cela.
Dans le projet de fiction qui m'occupe en parallèle de
👉🏻 la suite (et fin) de Lucilinburhuc,
👉🏻 la participation à #PanodysseySpark (en veilleuse en ce moment),
👉🏻 le ravalement de façade de mes textes publiés,
👉🏻 la mise en œuvre de la Notice
👉🏻 et bien d'autres projets encore (dis, tu pourrais pas me lâcher un peu le cerveau Magto ?)
– dans ce projet, disais-je donc, j'ai eu l'idée d'améliorer un peu sa structure en encadrant sa première partie d'épisodes consacrés à une problématique semblable et qui lui donne sa signification.
Pour cela, j'ai imaginé qu'au début, au lieu de mettre en scène un repas entre vieilles copines consécutif à une séance d'emplettes et dont je ferais le prétexte à toute une évocation du bon vieux temps qui part un peu dans tous les sens, je pourrais plutôt présenter une des protagonistes en train de donner un discours qui serait consacré à cette problématique qui donne son sens à la première partie et qui pourrait me permettre d'y intégrer certains épisodes d'une autre façon.
Or, après avoir écrit le laïus en question, j'ai dû penser à sa remise en contexte.
Parce que dans le monde réel, un discours est toujours prononcé à une occasion précise dans un contexte précis : un événement, une fête, une inauguration, une commémoration, le baptême d'une rue, d'une place, d'un bâtiment, d'une salle, d'un espace, etc.
Donc j'ai dû me poser la question de savoir à quelle occasion quelqu'un pouvait bien prononcer un discours consacré au thème auquel je pensais (et dont je ne vous parlerai pas plus avant ici 😆).
Alors, brainstorming – euh, remue-méninges (nous sommes en francophonie)... sur les occasions possibles de prononcer un discours – en général. Celui que j'ai rédigé aurait de fait mieux sa place dans le type de contexte que je viens d'évoquer que dans celui, par exemple, d'un meeting politique – parce qu'il ne s'agit pas du tout d'un discours politique. Il s'agit plutôt d'un discours moral et philosophique dont le but est de mettre en avant certaines valeurs.
C'est là que j'ai réalisé qu'à toutes les occasions que j'ai listées plus haut, plusieurs discours sont souvent prononcés, par plusieurs personnes différentes...
... et que je me suis rappelé ce sentiment de vanité et d'ennui qui m'envahit toujours à ces occasions où la plupart des orateurs consacrent une part si importante de leurs laïus à se congratuler mutuellement et à se remercier à n'en plus finir, avant d'enfin aborder les éventuelles questions de fond qui sont à l'origine de la célébration qui leur permet d'ainsi discourir.
Puis je me suis mise à réfléchir.
Et je me suis remise en question.
Parce que j'ai réalisé qu'en fait, ces occasions, et ces discours, tiennent aussi de la célébration sociale. De la célébration commune d'un résultat qui n'a pu être obtenu que par la mise en commun d'efforts et de travaux réalisés par plusieurs personnes et parfois par plusieurs groupes.
Et j'ai réalisé que dans ce contexte, il est normal, finalement, que chacun rappelle le rôle qu'il a joué dans l'élaboration de l'ensemble, et aussi qu'il remercie les autres, qui de leur aide, qui de leur collaboration, qui de l'honneur qui leur a été fait d'être admis à y participer...
Tout simplement parce que c'est poli de dire "merci".
Parce que la politesse huile les relations humaines et facilite le vivre-ensemble.
Et parce que la plupart du temps, on ne fait pas les choses tout seul ni juste parce qu'on l'a décidé. Même si c'est au nom de valeurs élevées, ou poussé par la perception d'une nécessité ou d'un besoin.
On n'a pu arriver à le faire que parce qu'on y a été aidé. Par quelqu'un d'autre.
Et on n'a pu y participer que parce qu'on y a été invité. Par quelqu'un d'autre.
Dans les deux cas, c'est d'une politesse élémentaire que de faire preuve de gratitude en disant "merci".
Même si tous ces "merci" en sens divers n'ont de sens que pour leurs destinataires.
Même si seuls les participants à l'effort commun en réalisent toute la portée.
Même si pour la foule qui ne fait qu'assister à l'événement, tout cela paraît vain, hypocrite et vide de sens.
Même si de l'extérieur, ça sonne comme un passage obligé. Comme une figure imposée. Comme un rituel social auquel on ne peut pas se soustraire. Comme un exercice obligatoire.
Et en prenant conscience de cela, je me suis dit qu'au fond, c'est moi qui ai un problème avec tout l'aspect social de la chose, dans lequel je ne vois qu'un rituel vide de sens et peut-être plus hypocrite qu'il ne l'est véritablement...
Et voilà comment un projet d'écriture m'a mise face à moi-même et à ma compréhension limitée de tout l'aspect social de la vie, alors que je n'étais en train d'y parler ni de moi-même ni de mon parcours ni de mon existence actuelle, mais de tout un tas d'événements qui n'ont rien à voir avec moi et qui en plus ne sont même pas réels puisqu'il s'agit de fiction !
Et comme toujours, vos retours sont très appréciés, que ce soit sur retour du courriel ou sur Panodyssey - toujours fidèles au slogan : Sincérité et Respect !
À bientôt pour de prochaines nouvelles de Magtogoek,
Votre autrice dévouée,
© Jackie H, 2026
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Commento (1)
Pèire Cazals 19 ore fa
Merci pour ta lecture et pour ton commentaire très valorisant.
Jackie H 19 ore fa
De rien 🙏🏻