Les lettres d'amour...
Elle écrivait des lettres d'amour sur papier glacé,
Sur lequel elle encrait ses pensées les plus inavouées.
Dissimulés dans un vocabulaire ancien,
Des « je t'aime » qui se dévoilaient à mesure des mots,
Pour qui les recevait, peut-être un peu trop.
Elle écrivait des lettres d'amour,
Elle écrivait comme nous le faisions avant,
En ces temps où se courtisaient les amants.
Elle écrivait des lettres,
Des lettres qui partaient d'un bon sentiment,
Des lettres sans écho, sans retour, pourtant.
Elle écrivait des lettres d'amour sur papier glacé,
Des lettres destinées à finir dans une boîte,
Tandis que l'amour ne cessa jamais de battre.
@lapilafolie
Note de l'auteur :
Je tenais à remercier une plume en particulier, ici présente sur Panodyssey, dont la lecture de l’une de ses pensées m’a inspirée. Sans besoin de la nommer, cette plume se reconnaîtra.
Ma poésie est faite des instants du quotidien, des gestes banals, parfois bancals et qui pourtant, portent en eux une profondeur sur laquelle on ne s'arrête pas forcément. Tel un arrêt sur image, je zoome là où le regard aurait tendance à se détourner par habitude.
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Commentaire (1)
Pascaln il y a 20 jours
Rhooooo... un bien joli poème que voilà, avec un petit plaisir personnel, je l'avoue un peu de rouges aux joues, car je pense reconnaître la pensée gentillement citée dans la note d'auteur. Merci beaucoup.
Lapil'à'folie il y a 20 jours
C’est moi qui vous remercie. Il est rare, de nos jours, de croiser — même, et surtout, virtuellement — des plumes avec cette note d’antan, qui nous rappellent ce geste simple qu’est celui d’écrire à autrui ; plus rare encore que les gens s’arrêtent un instant et prennent le temps de lire sans survoler, pour y plonger intensément.
Comme vous le disiez dans un commentaire, il y a une forme de médiocrité qui s’est installée dans les échanges, dans les messages.
Même quand elle porte cette petite note de vieux français, la langue française est pourtant si riche, si belle.
Je reprendrais ici l’expression d’un chef cuisinier avec qui j’ai eu l’opportunité de travailler : « Ça me pique les yeux. »
S’il faisait référence au manque de respect des règles d’hygiène, je trouve qu’elle s’applique tout aussi bien à ce contexte.
Fort heureusement, il existe encore des plumes qui persistent et résistent, qui s’appliquent à la faire vivre, n’en déplaise aux modernes des messages instantanés qui gardent les séquelles des textos à 15 centimes qu’il nous fallait abréger pour économiser, ou qui ont cédé aux vocaux qui pullulent de partout.
Pascaln il y a 19 jours
Pour répondre de façon concise à votre commentaire. J'ajouterai simplement que oui, c'est un vrai, simple et réel plaisir de pouvoir échanger, ne serait-ce qu'à l'écrit avec des personnes respectueuses qui s'expriment tout simplement dans un français correct. Merci pour cela.