Au crépuscule du monde.
Je poursuis ma série de coups de gueule concernant notre manière de vivre et ses conséquences à long terme. De la science-fiction ? J'espère que ce monde-là ne sera que fiction.
Au crépuscule du monde.
Le ciel comme d'un vieil écran de veille
Charrie la fumée, dessine un linceul sans pareil.
Les moineaux au sol, écrasés, silencieux,
Comme des drones abattus, devenus vieux.
Le bitume sue la mort noire et brûlante,
L'air irrespirable traîne un parfum de fonte.
Ils cherchent une brise, un dernier réconfort
Mais le vent ne ramène que des cendres de mort.
C'est la fin du cycle, le dernier été,
Où le soleil nous mord comme un chien enragé.
Plus personne ne prie, plus personne ne court
Dans ce monde de verre qui explose à son tour.
Le climat n'est plus fou, il est devenu juge
Et nous sommes l'erreur qu'il expulse du refuge.
Les océans débordant pour noyer les cathédrales
Transforment nos villes en tombes horizontales
Les poissons flottent ventre à l'air,
Les yeux vides fixant un ciel de fer.
Les enfants ne jouent plus, les cris étouffés
Sous leurs masques, l'esprit surchauffé.
Rationnant les gouttes d'eau, un à un, pas à pas
Vers un échafaud qu'ils ne pourront éviter.
C'est la fin du cycle, le dernier été,
Où le soleil nous mord comme un chien enragé.
Plus personne ne prie, plus personne ne court
Dans ce monde de verre qui explose à son tour.
Le climat n'est plus fou, il est devenu juge
Et nous sommes l'erreur qu'il expulse du refuge.
Maintenant le silence a remplacé les cris.
Sous une lune rouge, dans un monde appauvri,
Les machines se taisent, rouillées par le sel.
L'humanité n'est plus qu'un souvenir cruel,
Une tache sur la glace, une erreur de calcul
Que la planète efface d'un geste au crépuscule.
Il ne reste que l'ombre de ce qu'on a été
Dans ce décor qui n'est plus notre propriété
C'est la fin du cycle, le dernier été,
Où le soleil nous mord comme un chien enragé.
Plus personne ne prie, plus personne ne court
Dans ce monde de verre qui explose à son tour.
Le climat n'est plus fou, il est devenu juge
Et nous sommes l'erreur qu'il expulse du refuge.
En écoute ici : https://soundcloud.com/words2sounds/au-crepuscule-du-monde

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Texte exempt d'intelligence artificielle, je ne suis pas musicien... Musique par SUNO.
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