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4/Précieux : quality time

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Publié le 5 janv. 2022 Mis à jour le 22 mars 2022
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4/Précieux : quality time

Avant-propos

Cette fiction est inspirée de personnes du collectif Open Opale, ainsi que de faits qui se sont réellement passés depuis sa création. Après une journée d'introspection fin 2021 avec Claire, Elias, Nina, et Adrien, les éléments ont été recombinés, mixés avec de la fiction afin de faire sentir comment fonctionne le groupe.

La fiction

« On est pas là pour se faire chier ni pour enfiler des perles ». Cet adage du premier Week-end Of Open Heart en 2019 reste prégnant à chaque retrouvaille. Cette semaine, une dizaine de personnes se rejoignent dans la Drôme pour partager un temps de vie commune et de télétravail. C’est la première fois qu’Opaline participe à un événement de cette durée. Elle est habitée par un mélange d’excitation et d’appréhension.  

C’est l’heure du repas. De bons plats sont cuisinés à l’improvisation avec des ingrédients locaux, bio de préférence. La prise en charge des repas est tournante. Bien que certains préfèrent cuisiner et d’autres faire la vaisselle, tout le monde y trouve son compte. Le vin est de la partie, de qualité bien entendu, tout comme une boisson au gingembre, pour les personnes sans alcool. 

Peu de temps avant le service, le silence règne un instant à table. Opaline s’interroge sur la signification de cette absence de son. Les cordes vocales sont en pause, les regards se croisent, les visages arborent des sourires au coin des lèvres. Un ennui ? Opaline n’est pas du style à briser le silence par malaise, elle patiente, commençant à s’amuser de la situation.

Une phrase quelconque est lancée, puis un jeu de mots est dégainé à l’instinct : « lorem ipsum ipsum lorem »*. C’est l’hilarité pour deux personnes, les autres secouent la tête d’une stupeur surjouée, raillant la finesse de l’élan comique. Un crescendo de calembours finit par contaminer l’ensemble du groupe. Opaline ne peut pas retenir un ricanement empathique. « J’ai rien compris », ponctue l’un d’eux. Il aime se moquer de son habitude à ramener le groupe à l’essentiel, habitude qu’il a prise lorsque les discussions partent dans les nuages. 

Les blagues pourries ont un avantage selon Opaline, il n’y a pas besoin d’être un comique pour se joindre à la fête. Elle-même se risque à un mot décalé, pas nécessairement drôle, mais qui se fond bien dans l’ambiance. Il paraît qu’un des protagonistes note certaines anecdotes dans un petit carnet. Le groupe espère bien assister à son futur one-man-show. En réalité, l’enfilage de perles est parfois agréable. Un homme taquin demande à Opaline si elle a déjà essayé une séance de post-its quantiques ? L’idée l’a fait rire. Selon lui, les post-its parlent en se décollant d’eux même, Transformation  en profondeur de la société garantie ! 

Les couverts sont écartés après le dîner. Alors qu’une femme enregistre un message vocal pour un ami qui n’a pas pu se joindre à la fête, une guitare est sortie. « Hit the road Jack », « Hotel California », puis « All you need is love », les voix se lâchent, les chanteuses et les chanteurs se régalent. Plutôt timide lorsqu’il s’agit de chanter en public, Opaline se laisse entraîner pour finalement s’en donner à cœur joie, le jugement semble absent. Certaines personnes se lèvent, laissant leur corps exprimer des mouvements intuitifs. Opaline balance son corps en chantant, elle se sent libre. Dans un coin, un individu masse le dos d’un autre, prenant soin de relâcher les tensions de la journée.

Certaines personnes vont se coucher, elles ont besoin de plus de sommeil que d’autres. L’occasion est bonne pour échanger quelques câlins au passage. De bons gros hugs qui font circuler l’énergie. Deux séances d’éveil sont prévues pour le lendemain : Yoga ou danse libre. Ceux qui ne sont pas du matin les retrouveront pour le café. Malgré sa tendance à la FOMO (peur de manquer quelque chose), Opaline décide de se reposer. Chaque instant au contact de ses nouveaux copains est l’occasion de passer un bon moment. Pas de risque d’être oublié si elle manque un événement, tant qu’elle entretient un minimum le lien. Le brunch du mois dernier lui avait déjà donné le ton.

*Ce qui se rit dans un cercle reste dans un cercle. Principe de capilotraction présentielle.

--- Par Adrien Tardif

Post-face

Cette fiction n'est pas un manuel, simplement une grille de lecture qui illustre en partie les éléments décrits dans le guide sur les contours de la culture. Cette fiction a pour intention d'aider à s'imprégner de l'énergie Open Opale, puis de naviguer au contact des liens déjà existants. C'est également un retour d'expérience sur certaines pratiques Opale.

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