facebook I. Paragraphe I
Félicitations ! Ton soutien à bien été envoyé à l’auteur
I. Paragraphe I

I. Paragraphe I

Publié le 6 juil. 2021 Mis à jour le 6 juil. 2021
time 2 min

Sur Panodyssey, tu peux lire 5 articles par mois sans être connecté. Profite encore de 4 articles à découvrir ce mois-ci.

Pour ne pas être limité, connecte-toi ou créé un compte en cliquant ci-dessous, c’est gratuit ! Se connecter

I. Paragraphe I

           Quand j’ai fini mes années lycéennes, je pensais avoir grandi. Je pensais être finie et accomplie. Je pensais qu’en intégrant une faculté à haute renommée que j’allais montrer à mes bourreaux du passée, aux personnes qui m’ont harcelé, qu’ils m’avaient sous-estimée, qu’ils ne m’ont jamais connu, qu’ils ne m’auront jamais connu et qu’ils ne me connaîtront jamais. Cependant, une fois que j’ai rejoins l’université, le plus gros des bourreaux est apparu: moi-même. Peut-être qu’avant je me cachais derrière ma modestie, mais au fond de moi je pensais être un minimum douée à l’école. On me l’a dit, je l’ai cru. J’ai donc fais de la réussite scolaire un de mes plus grand accomplissement, durant mes années lycéennes. Je pensais qu’en rendant fiers mes parents, que j’allais être bien. J’en ai fais mon objectif. Mais malheureusement, plus le temps passait, pendant la première année universitaire, plus je me suis rendue compte que je m’étais éloignée de mon objectif. Je me voilais la face, je n’étais plus la bonne élève que j’étais avant ou devrais-je dire, je n’ai jamais été une bonne élève. Cette année scolaire je désespérais d’avoir juste la moyenne à l’université. Je me suis rendue compte du fossé qui régnait entre moi et les personnes « bien nées ». Comment une jeune immigrée aurait-elle pu imaginer un seul instant pouvoir prétendre dans la cour des grands? Si vous me demandiez à l’ancienne ce qu’étais ma citation préférée je vous aurais répondu: « Quand on veu, on peut ». J’ai toujours lié ma réussite à cette situation. Si j’obtenais une bonne note c’est car je la voulais, car j’ai travaillé pour l’avoir. C’est ce qui me semblait le plus naturel. Cependant, au fur et à mesure, j’ai réalisé que même si je voulais quelque chose, je ne pouvais pas l’avoir seulement car je le souhaitais. J’ai travaillé sans relâche, peut-être pas assez, mais je me suis battue, or ce n’est pas parce que je me suis battue que j’ai eu ce que je souhaitais. Pendant le deuxième semestre, j’ai travaillé les mathématiques comme si ma vie en dépendais, j’étais extrêmement confiante en mes capacité. Cependant, quelle fut ma surprise quand j’ai découvert ma note de partiel. C’était une erreur, il n’y avait pas d’autres explications. Or quand je suis partie consulter ma copie, je me suis rendue compte, que c’était moi l’erreur, pas la note. Et je me suis demandée, à quelle moment ai-je osé prétendre que j’étais enfin en capacité d’accomplir quelque chose même si je travaillais dur? 

 

(Giga brouillon)

4
Coup de coeur
J'adore cet article
0
Coup de génie
Brillant
0
Coup de main
Cet article m'a été utile
0
Coup de pub
Je souhaite promouvoir cet article
1
Coup de chapeau
Un sujet très intéressant
0
Coup de balai
Ne correspond pas aux standards Panodyssey
4
0
0
0
1
0
Partager l'article
copylink copylink

Commentaire (0)

Tu peux soutenir les auteurs indépendants qui te tiennent à coeur en leur faisant un don

Prolonger le voyage dans l'univers Éducation
Are Human Sciences worthwile?
Are Human Sciences worthwile?

In an interview with Pierre Bourdieu conducted by Roger Chartier, the French sociologist said that “sociol...

Julien Guyomard
4 min
Comment lire (vraiment) plus ?
Comment lire (vraiment) plus ?

Nous sommes le 15 juin au moment où j’écris cet article, et cette année j’ai déjà lu plus de 30 l...

Younes Bennani
5 min
Nazes-Contact
Nazes-Contact

Aspharox SASSIUM gratta sa treizième oreille, marque chez lui d'une extrême cogitation.Le gros lampion sur le mur parall&egra...

Chantal Perrin Verdier
3 min

donate Tu peux soutenir les auteurs qui te tiennent à coeur