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La pièce montée, mon chou... (Acte 3, scène 4)

La pièce montée, mon chou... (Acte 3, scène 4)

Publié le 10 août 2022 Mis à jour le 16 août 2022
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La pièce montée, mon chou... (Acte 3, scène 4)

1er aout  :

« Je te partage ma pensée philosophique du jour …

La pensée vient d’ailleurs…?

C’est mon postulat du moment…

Nous sommes conditionnés par l’histoire de l’humanité et l’histoire de notre histoire singulière.

En simplifiant un peu nous pourrions dire que les femmes portent par exemple la douleur et les joies de toutes les femmes comme la maternité, l’enfantement dans la douleur, la domination masculine, le pouvoir secret, la force intérieure, la croyance d’un monde meilleur…

Et que les hommes tiennent les postures de leurs ancêtres avant eux, se tenir droit, chasser, protéger, défendre, se méfier des femmes et les adorer paradoxalement (Ahhh les femmes…) et tant d’autres à laquelle viennent se rajouter notamment celles de leur père et grand père qui de façon plus précise sont venus les étayer dirons nous ou plutôt formater définir une personnalité.

Quand on rajoute à cela une société tour à tour, chrétienne, gauchiste, moralisatrice, raciste, craintive ou hygiéniste… et toutes ses cases de pensées pré mâchées auxquelles on nous demande d’adhérer sous peine d’être marginal ou complotiste ou pire Libre, si nous refusons le moule, alors oui, on peut se demander d’où vient notre pensée ?

La tienne, la mienne, sortir du clivage, de la dualité qu’on nous impose, prendre conscience que rien ne nous appartient vraiment et regarder comment on fait tomber chaque schéma l’un après l’autre pour regarder derrière tous les voiles, qui est ce Moi ou ce Toi au milieu, réellement, même l’observer juste un peu…

Petite référence à la danse des 7 voiles de Salomé pour Jean Baptiste…

Plaisir des yeux mais issue fatale ? Pour qui ? 

Que nous enseigne t on la, que quand on se dépouille de toutes les apparences, alors la nudité spirituelle et corporelle engendre la faille chez l'autre, la faille qui ferait défaillir, qui causerait notre perte…

Voir l’autre sans protection et se tenir debout devant lui sans fard…

Piège ou sincérité… Faiblesse ou force…

Cela dépendrait il de devant qui je me dépouille ou plutôt de comment j’assume mon dépouillement…

Qu’est ce qui reste de l’individu que je suis nettoyé de toutes les idées qu’on m’a collé dans la tête et auxquelles je crois plus ou moins fort puisque j’en ai fait ma personnalité…

Quand les murs de mes croyances autour de moi s’effrite, l’individu que je suis à peur…

Que restera t il de moi si je me dépouille de tout cela… ?

Serais-je encore quelqu’une si je me regarde en face et que je me rends compte que je ne suis que le produit d’une superposition d’attitudes et d’images empruntées aux autres, à l’humanité, à des mouvements, à des courants, à des concepts ?

Si ma personnalité n’est qu’un petit scénario que je me raconte à moi même et que je délivre aux autres alors… qui suis-je vraiment ?

Elle est énergique, bienveillante, dynamique, affable, douce, sensuelle, tenace…

Comme l’autre sera chrétien, de droite, alcoolique, fragile, mère de famille, infirmière, bénévole, gastronome, fidèle, serviable, courageux, violent, anarchiste, musicien, poète …

Et si je ne suis plus tout cela… si je ne suis plus toute la pièce montée, chou par chou, collé entre eux par la crème et le caramel, si je ne peux plus montrer cette image… que me reste t il…?

C’est la tour du tarot de Marseille…

Laisser la muraille s’effondrer, renaître, sortir des conditionnements, me dépouiller de tout ce que j’ai appris, non pas en me croyant au dessus des autres mais humblement, avec juste la conscience que rien ne m’appartient vraiment et que derrière toutes les couches il y a le vrai Moi…

Et alors …

Alors je viens demain matin, et le passé qui nous lie resurgira sous mes yeux.

Est ce pour cela que j’ai encore envie d’un moment tranquille pour juste partager avec toi ce qui sera là pour nous ?

Est ce parce que je ne peux pas abandonner ?

Parce que ce serait aller contre la personnalité que je me suis forgée de ne rien en dire ou faire ?

Ou est ce parce qu’envers et contre tous les schémas de pensées qui font Ma tour, le fond de moi ressens sincèrement un lien ?

Un lien que mon équipe corps mental esprit ne se résous pas à dissoudre même avec la conscience du Non que tu m’opposes… et que je tente de respecter…

Je ne demande donc rien… mais je serais là.

Je serais toujours là pour toi si tu en as envie.

Et en te racontant cela… n’ai je pas encore mon costume de moi ? 

Allez j’assume… »

Je n’ai pas assumé…

Et j’ai posté une belle photo. Il l’a regardée. Je m’en contente. Je ne suis pas bloquée.

Les miettes c’est presque bon quand on a faim.

 

2 aout :

J’ai rêvé de lui cette nuit…

Il devait avoir rendez-vous pour le travail.

Je faisais la cuisine à côté.

Je ne l’avais pas vu.

Il avait des grosses lunettes qui mangeaient son visage et lui donnait l’air sévère.

Je parlais avec son collègue.

Il m’a fait un petit coucou, et puis carrément une petite grimace complice.

 

Je suis retournée finir ma cuisine plus loin. Il m’a rejoint… me surprenant en arrivant dans mon dos.

Et puis … la danse…

Les souffles qui se mêlent et se respirent.

Longtemps j’ai avalé son souffle au bord de ses lèvres par petites goulées pour le laisser rentrer en moi à nouveau.

Une façon de s’interpénétrer en douceur… je sens sa bouche frémissante, son odeur, toute la charge émotionnelle contenue qui passe dans ce mélange de nos airs…

Et puis la digue s’effondre et nos corps veulent se pénétrer de partout…

Nous avons commencé par la bouche et nos langues et puis son sexe est venu remplir le mien… et c’était sa place…

Bien sûr dans ces moments tout semble tellement réel que je me demande si ça l’est… et que forcément je me rends compte que je rêve… alors j’ai prolongé un peu le moment …

Et j’ai été prendre une douche froide !

 

3 aout : 

Je ne sais plus quand c’est arrivé

L’étau s’est desserré…

Et puis je ne sais pas pourquoi il est revenu et ça sert fort à nouveau…

Emmêlée dans la toile, je ne suis pas l’araignée, je suis sa proie.

Je suis ma propre proie, je me dévore de l’intérieur, je me délite et me consume, je m’éparpille et m’évapore pour cet homme maigre, radin, malade de l’estomac, du cœur et de la tête.

Je me répands pour quelqu’un qui n’a rien, rien pour moi, rien de rien.

 

J’ai rencontré un homme sur un chantier.

Il te ressemble mais il ne me plaît pas.

Son corps ressemble au tien, son visage aussi, cheveux bouclés, longiligne…

A son prénom ne manque qu’une syllabe pour faire le tien…

« Non mais avouez ! »

Mais il ne dégage rien pour moi.

Il ne sent pas, il n’est ni beau ni laid, il n’est pas toi, même si quelque chose de lui te rappelle à moi.

Mais c’est peut-être ça l’histoire, que toujours quelque chose ou quelqu’un te ramène à mon souvenir.

Il a des pieds comme toi ! Peut être que c’est juste des pieds de mecs dans des tongs après tout.

Mais ce ne sont pas tes pieds.

Je n’aime pas les pieds. Je n’aime pas ses pieds. J’aime tes pieds.

Il a la boucle plus disciplinée que toi, genre mise en pli parfaite et je souris seule de penser à des conneries pareilles.

Le temps passe et je le regarde passer.

Quand est-ce arrivé ?

Comment retrouve-t-on le gout des autres ? Des gens ? Des choses ?

Le monde a perdu de sa saveur. Je ne sais pas quoi y faire.

 

Tout est en boucle et récurrent.

Tout s’en va et tout revient et je me lasse.

Surement est ce de moi que je me lasse.

Ce Moi qui ne trouve pas la solution pour retrouver le gout.

Ce Moi qui recommence sans arrêt les mêmes techniques devant les mêmes problèmes sans les résoudre.

Dans tout ce que je fais il y a ce gout de rien, ce gout de « ce n’est pas ça le vrai gout ».

Il ne peut pas être parti avec toi.

Mais à travers toi, j’ai pris conscience de ce manque de saveur.

La vie est devenue comme une succession de moments qui se ressemblent.

Peut être que tu as raison, recommencer pour vivre l’euphorie plus le drame, est ce bien utile ? Sommes-nous condamnés à cela ?

 

Comment j’inverse la programmation ?

Je sais bien qu’il est immuable ce lien. Ça je le sais.

Mais je dois changer sa forme.

Pas pour toi, pas pour t’avoir, mais pour me retrouver moi, pour me trouver moi.

 

C’est par toi que ça passe. A travers toi, j’éprouve comment marche l’humain que je suis dans ce monde qui me semble chaque jour un peu plus faux.

Quand bien même il est faux, c’est comme un jeu dont il faut trouver les règles.

J’ai cru les avoir. Qui a changé ? Les règles ou moi ?

Pourquoi je n’y trouve plus mon compte dans ce film qu’on me joue et dont je suis le personnage principal ?

Pourquoi je n’ai pas tes règles ? Est ce possible que ce ne soit pas les mêmes pour toi que pour moi ?

 

Je l’ai vu Elle. J’ose l’écrire ici. Je ne l’ai dit à personne. J’ai eu l’occasion et j’ai voulu savoir.

Et c’est drôle (ou pas) comme j’imagine vos corps se heurter alors que les nôtres s’épousent si bien....

Arfffff.... 

A suivre

 

---

PS 1 : Si vous n'aimez mes textes, poésies, pamphlets, photos, merci de commenter pour m'aider à avancer, à m'améliorer mais si vous appréciez, que cela vous parle ou éveille quelque chose en vous, entamons le dialogue, encouragez moi à continuer et pensez à liker chaque post qui vous a plut!

Merciiiiii

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https://www.lesnuitsblanchesdelame.com/  

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