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Je vous vouvoie, je louvoie, je me vois...(Acte 3, scène 5)

Je vous vouvoie, je louvoie, je me vois...(Acte 3, scène 5)

Publié le 11 août 2022 Mis à jour le 16 août 2022
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Je vous vouvoie, je louvoie, je me vois...(Acte 3, scène 5)

Le 6 aout :

« La vie est un roman... » avait il écrit dans la nuit…

Elle lut ses mots au réveil.

Encore embrumée par quelques rêves, elle se demanda dans quel chapitre allaient-ils à nouveau se recroiser…

Elle lui sourit dans la clarté naissante de ce petit matin frileux.

[*Notons qu’elle aurait put laisser son esprit divaguer, sur le bonheur permanent et l’amour passion, mais il lui sembla de bon ton de remettre à plus tard une question aussi épineuse.]

Elle espéra que la Transfiguration de ce jour, lui rendit miraculeusement la vue d’un profil plus lumineux. Ce personnage gris par défaut la rendait un peu aboulique…

Elle se promit néanmoins de rester humble et digne si ce prodige avait lieu…

Elle se félicita d’avoir réussit à placer ce mot qu’elle essayait de lui refourguer à tout prix.

En peine de réponse malgré la pertinence de ses mots, elle continua d’écrire pour se soulager.

Leur lien sentait bon comme le miel et la menthe, tonique et sucrée.

Il avait le goût du piment et du citron acide et piquant.

Elle savait sa douceur et force.

Il pourrait bien lui opposer sans relâche, son apathie comme sa dérision, et même sa désertion, rien n’y ferait…

Dans son fort intérieur, l’immuabilité des sentiments s’était installée malgré la solitude dans laquelle, bien souvent, il la laissait se débattre.

C’est sans glaive qu’inlassablement elle revenait, sans combattre… juste pourvu de sourires et de tendresse…

L’espoir d’être un jour reconnue pour ce qu’elle était là maintenant dans une sorte d’opposition lassivo passive.

Parfois la tristesse était la, comme une vieille amie sauvage qu’elle essayait en vain d’apprivoiser…

Parfois elle lui laissait un peu de répit et une forme d’espoir revenait.

Que pouvait elle faire d’autres que d’accepter tant bien que mal, que décidément non, elle n’acceptait pas…

 

7 août :

Il avait envahi ses rêves. Il était bronzé. Ses cheveux avaient poussé et effleuraient ses épaules.

Il répondait avec une voix grave et calme à un journaliste qui l’interviewait sur ses connaissances musicales.

Il était chez lui, dans son antre, entouré de matériel musical.

Elle imagina que c’était son bureau.

Elle ne connaissait pas sa nouvelle maison.

Pourquoi voyait-elle cette scène ? Était-elle dedans ? En avait-elle juste l’observation ?

Elle chercha un message qu’elle ne trouva pas…

Lui raconter ce rêve pour lui montrer ce qu’il pouvait faire pour être heureux et épanouie, ce serait faire le chemin à sa place et puis, il n’entendrait pas, et puis, il refermerait sa coquille.

Le lien ne tenait qu’à un fil comme toujours …

Il n’avait bien sûr pas répondu ni à son message, ni à sa requête …

Finalement elle lui transmit.

Au pire quoi…

« Je te transmets mon rêve de cette nuit. L’image était sans équivoque et douce.

Tu étais interviewé dans ton bureau par un journaliste pour tes compétences en production sonore (mixage, enregistrement…) et tes connaissances musicales.

Il y avait des vinyles, des CD, des cassettes, des platines, des bandes, des micros, des instruments, une batterie je crois et toutes sortes de choses que je ne connaissais pas.

Ta voix se posait de façon claire pour parler du matériel et des divers artistes dont tu t’étais entouré.

Tu avais les cheveux plus longs, quelques boucles dans ton cou.

Tu étais tout bronzé et serein.

« The place to be for you » pour utiliser une expression du moment mais j’aime bien aussi l’image d’une antre, « ton antre ».

Voilà. »

 

8 août :

Est ce que tu m’as bloquée Virgil ?

Est ce qu’enfin je t’ai fait craquer ?

Parce que moi je ne peux pas m’arrêter.

Allez vire moi, bloque-moi, supprime-moi de tes contacts et de ta vie, efface-moi de la surface, qu’enfin je m’assomme devant ta passivité, qu’enfin ton désintérêt me saute aux yeux et crève l’écran de mes illusions.

Depuis presque 4 ans, il y en a eu des phases comme ça.

Dis-moi quelque chose qui fasse le stop, un truc méchant, navrant ou pire insignifiant.

Fait quelque chose qui te ramène à la condition d’homme parmi les autres, qui lève le costume brillant dont je t’habille.

Et je compte les jours, et je regarde comment je fais, et je vois les pensées défiler et m’obscurcir.

Peut être que je devrais te dire de le faire ? Mais ça ne résoudrait pas mon problème puisqu’il faudra bien que cela vienne de moi.

 

12 aout  :

J’ai fait deux jours sans alcool… et j’ai chassé toutes les pensées de lui.

Je vais mieux. Est ce un leurre ?

Je sais que je ne peux le glisser sous le tapis comme la poussière, mais je me repose de moi, de lui, parce que je ne peux pas dire que je l’aime et en être malade, ça n’a pas de sens.

Aimer ça ne peut pas être synonyme de souffrance.

Aimer ça ne peut pas rendre triste.

C’est l’été, j’ai froid, j’ai fermé ma maison pour me protéger du soleil et j’ai mis un gros pull. J’adore cette intemporalité.

Je me sens hors du monde. Je suis dans mon antre.

Cette matrice extérieure me blesse et m’encombre.

Je me faufile dedans. Je ressens les postures et les attitudes pour paraître, vivre, avoir l’air de…

Dans mes murs, je suis juste moi avec moi.

Fin de l'Acte 3...

Bientôt l'Acte 4... les changements s'opèrent...

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PS 1 : Si vous n'aimez mes textes, poésies, pamphlets, photos, merci de commenter pour m'aider à avancer, à m'améliorer mais si vous appréciez, que cela vous parle ou éveille quelque chose en vous, entamons le dialogue, encouragez moi à continuer et pensez à liker chaque post qui vous a plut!

Merciiiiii

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