Légende et notes bas de pages ACDM
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LEGENDE :
Les différentes bombes utilisées étaient désignées par des clés :
C-1 = (Ypérite de 50 kg);
C-2 = (Ypérite de 10 kg);
C-3 = (Phosgène de 26 kg);
C-4 = (Chloropicrine de 10 kg);
C-5 = (Ypérite de 20 Kg) ;
Etc.
[1] Les Crimes de guerre :
« D’après le Statut de Rome, toute infraction aux Conventions de Genève du 12 Août 1949 perpétrée contre toute personne ou tout bien est considéré comme crime de guerre :
a) L’homicide intentionnel ;
b) La torture ou les traitements inhumains, y compris les expériences biologiques ;
c) Le fait de causer intentionnellement de grandes souffrances ou de porter gravement atteinte à l’intégrité physique ou à la santé ;
d) La destruction et l’appropriation de biens, non justifiées par des nécessités militaires et exécutées sur une grande échelle de façon illicite et arbitraire ;
e) Le fait de contraindre un prisonnier de guerre ou une personne protégée à servir dans les forces d’une puissance ennemie ;
f) Le fait de priver intentionnellement un prisonnier de guerre ou toute autre personne protégée de son droit d’être jugé régulièrement et impartialement ;
g) La déportation ou le transfert illégal ou la détention illégale ;
h) La prise d’otages ».
[2] Le Génocide :
« D’après le Statut de Rome, est un crime de génocide tout acte qui a l’intention de détruire, tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux :
a) Meurtre de membres du groupe ;
b) Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe ;
c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ;
d) Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ;
e) Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe ».
[3] Les Crimes contre l’humanité :
Les crimes contre l’humanité sont définis comme quelconques des actes suivants lorsqu’ils font partie d’une attaque généralisée ou systématique dirigée contre toute population civile, et en connaissance de cette attaque :
a) Meurtre ;
b) Extermination ;
c) Réduction en esclavage ;
d) Déportation ou transfert forcé de population ;
e) Emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique en violation des dispositions fondamentales du droit international ;
f) Torture ;
g) Viol, esclavage sexuel, prostitution forcée, grossesse forcée, stérilisation forcée ou
toute autre forme de violence sexuelle de gravité comparable ;
h) Persécution de tout groupe ou de toute collectivité identifiable pour des motifs d’ordre politique, racial, national, ethnique, culturel, religieux ou sexiste au sens du paragraphe 3, ou en fonction d’autres critères universellement reconnus comme inadmissibles en droit international, en corrélation avec tout acte visé dans le présent paragraphe ou tout crime relevant de la compétence de la Cour ;
i) Disparitions forcées de personnes ;
j) Crime d’apartheid ;
k) Autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé physique ou mentale. D’autres définitions de chacune des définitions précédentes sont précisées dans l’Article 7, paragraphe 2 du Statut de Rome.
[4] Notamment, la Convention de Strasbourg entre le France et la Prusse (1675), la Déclaration de Bruxelles entre plusieurs pays d’Europe (1874), (signée mais non ratifiée), la Convention de la conférence internationale de la Haye (1899), le Traité de Versailles (1919) et surtout le Protocole de Genève (1925), puis plus tard la Convention de 1972 et la Convention de 1993.
[5] Pour le texte de la lettre, voir María Rosa de Madariaga, España y el Rif. Crónica de una historia casi olvidada, 2ª ed. 2000, p. 573-574.
[6] Au sujet de l’ypérite ou gaz moutarde, le bureau de la non-prolifération, du département d’Etat américain, écrit qu’il s’agit d’un « agent liquide qui émet une vapeur nocive causant des brûlures et des cloques lorsqu’elle est en contact avec la peau. Lorsqu’elle est respirée, l’ypérite endommage les voies respiratoires ; ingérée, elle cause vomissements et diarrhée. Elle attaque et endommage les yeux, les muqueuses, les poumons, la peau et l’appareil sanguin. (…) ; Ses effets à long terme les plus graves sont dus au fait que, sous forme de gaz, elle est cancérigène et mutagène. Il n’existe pas d’antidote contre l’ypérite ». C’est nous qui soulignons. Voir Service d’information du département d’Etat des Etats Unis. http://usinfo.state.gov/français/pubs/irak/weapons.htm Voir églt., Armes chimiques Agents vésicants (Ypérite). http://membres.lycos.fr/armch/agentsvesicants.htm?
[7] Parmi les premières sources figure David S. Woolman. Abd-el-Krim y la guerra del Rif. Oikos Tau, 1971.
[8] Rudibert Kunz & Rolf-Dieter Müller.«GiftgasgegenAbd el Krim.Deutschland, Spanien und der Gaskrieg in Spanisch-Marokko 1922-1927».[Gaztoxiquecontre Abdelkrim. L’Allemagne, l’Espagne et la guerre du gaz dans le Maroc espagnol]. Freiburg ,1990.
[9] María Rosa de Madariaga. España y el Rif. Op. Cit. María Rosa de Madariaga. En el barranco del lobo. Op. Cit.
[10] Maria Rosa De Madariaga et Carlos Lázaro. Guerra química en el Rif. (1921-1927). Historia 16, avril 2003, pages 52 à 85.
[11] Ángel Viñas. Hitler y el estallido de la guerra civil, Antecedentes y consecuencias. Allianza editorial. Madrid.
[12] SebastianBalfour. Abrazo mortal. Op. Cit.
[13] Mimoun Charqi. Mohamed Abdelkrim El Khattabi :L’Emirguérillero. Collection histoire & lectures politiques. Rabat. 2003. Pages 153 et suivantes. Rachid Raha, Ahmed El Hamdaoui et Mimoun Charqi. La guerre chimique contre le Rif. Actes du colloque de Nador. Février 2005. Edition Le Monde Amazigh.
[14] Archives générales militaires de Madrid. Anciennement Service historique militaire (SHM), carpeta N° 8, legajo N° 335.
[15] Fred Pearce. Guerre et environnement : réactions en chaîne. Le Courrier. Unesco. Mai 2000. Sur les mutations géniques et le caractère mutagène, Jérôme Le Jeune et Raymond Turpin écrivent : « Ces mutations invisibles avec les techniques actuelles et n’interférant pas avec la mécanique méiotique sont à l’origine de la plupart des maladies héréditaires connues chez l’homme ». « (…), il n’est pas inutile de rappeler que de nombreuses substances chimiques sont elles aussi mutagènes. Il n’estd’ailleurs nullement impossible que ces mutagènes chimiques jouent dès maintenant un rôle dans notre espèce, bien qu’on ne l’ait pas encore mis en évidence.
Depuis 1942 et la découverte par Auerbach et Robson de l’activité mutagène du gaz moutarde ou « ypérite », la liste des agents radiomimétiques n’a cessé de s’accroître. (…) ». In : Les effets génétiques des rayonnements ionisants. Luigi GEDDA. « De geneticamedica » – Pars III ; Edizionidell’istituto « gregoriomendel » – Roma 1961. Pages 10 et 11.
http://www.fondationlejeune.org/Content/hercher/Do… Voir églt., Mimoun Charqi. Armes chimiques de destruction massive sur le Rif. Déc. 2014.
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