Sous les jupes des filles
Sous les jupes des filles
Je viens compléter un souvenir d'enfance tenace que j'ai eu beaucoup de plaisir à exposer le 13 février 2022, veille de la Saint-Valentin.
Depuis début 2026, j'ai abandonné l'écoute de FranceInfo (trop de pubs) et j'ai trouvé MRadio (beaucoup moins de pubs, concentrées aux heures stratégiques, 0 pub au milieu de la nuit).
Cette radio ne passe que des chansons françaises (dommage pour ABBA, Queen, Les Beatles, Bob Dylan, Simon &Garfunkel, Dire Straits et bien d'autres), variations de jeunes chanteurs et chanteuses d'aujourd'hui et des hits des années 80.
Je reste pour l'instant sur cette radio, mais je vais de temps temps "m'offrir" un peu de Nostalgie.
Alors bien évidemment ces chansons de mon adolescence ravivent les souvenirs.
Il y a notamment "sous les jupes des filles" d'Alain Souchon.
Je repense à cette petite fille qui nous avait dévoilées ses jambes et sa culotte en fin d'année.
«Classe de CE2, souvenir avec les filles car passé exceptionnellement dans l'école des filles. Notre place dans la classe correspondait à nos résultats scolaires, et on bougeait tous les deux mois en fonction de nos notes. Je me maintenais au milieu, mais c’était sympa de changer de « partenaire », car les tables d’écoliers étaient groupées par deux (avec une double barre métallique qui séparait et maintenait les deux chaises ensembles, et faisait un tout avec le grand bureau pour deux). On était tous « amoureux » de la première de la classe (Dominique Rumeau), mais elle n’avait d’yeux que pour le meilleur des garçons qui était aussi bon qu’elle et qui était toujours assis à coté d’elle. Je me souviens de plusieurs filles qui s’intéressaient à mon frère jumeau et à moi. Elles faisaient tout un mic-mac des notes pour essayer de se trouver assises avec nous. Certaines y sont arrivées et je crois me souvenir qu’il y avait de grosses jalousies entre-elles, mais nous n’y prêtions pas beaucoup attention. En fin d’année, pendant la journée de la fête de la fin d’année, une de ces filles qui nous tournaient autour avec beaucoup de caractère a réussi à nous inviter dans notre classe pendant que tout le monde jouait dans la cour, juste mon frère et moi (un de nos copains qu’on ne quittait jamais s’était vu exclu et restait derrière la porte dans le couloir). La petite fille, tout en maintenant la porte fermée, nous à placé à 1m d’elle face à elle, et puis brusquement elle a soulevé sa belle jupe à frou-frou pour nous montrer ses jambes et sa culotte (comme les danseuses du french-cancan), et dans la seconde qui suivait elle avait filé. À huit ans, mon frère et moi étions plutôt naïfs et nous n’avons rien fait à la suite de cette « déclaration ».»
Elle avait du courage et de la détermination, et mon frère jumeau et moi étions biens naïfs à l'époque.
On pourrait songer que des enfants jumeaux ont des problèmes de communication et des difficultés d'affirmation d'identité, mais dans le cas de mon souvenir, je pense que la petite fille avait bien plus de "problème" que nous.
Imaginez !
Elle aimait un garçon, et elle en avait deux pour le prix d'un.
Mais lequel choisir ?
Elle n'avait pas résolu ce dilemme et attendu la fin d'année pour se déclarer, sans choisir.
Le lendemain de cette journée de fête d'école, nous étions définitivement séparés d'elle, car nous retournions l'année suivante dans la partie de l'école officiellement attribué aux garçons. Et même si elle habitait sûrement le même quartier que nous, Toulouse était bien peuplée et je ne l'ai jamais revue. Je n'ai aucun souvenir de son prénom, encore moins de son nom. Peut-être qu'elle nous a croisé dans les années suivantes mais sans jamais se remanifester.
La chanson de Souchon m'émoustille, car dans mon souvenir cette petite fille était mignonne et gracieuse. Je la "revois", bien habillée, bien physiquement ni maigre ni grosse, ni vulgaire ni timide ou effacée.
Et nous avions respecté son très beau geste en n'en révélant rien à notre ami d'alors qui était resté dans le couloir. Sans doute parce qu'il aurait été jaloux et qu'il aurait pu aussi se moquer de nous. J'imagine qu'à cet âge, 7-8 ans, des garçons et des filles amoureux se prenaient dans les bras et se faisaient des bisous.
Récemment, j'ai abordé ce souvenir avec mon frère jumeau. Il s'en souvient mais moins intensément que moi.
Bruno
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