LE PRINTEMPS DE LA MONADE
L'hiver s'est effacé des terres de Styrie,
Le damier s'est couvert de myrtes et de roses.
Sous le souffle bleuté d'un Zéphyr qui sourit,
Le Songe de Poliphile en nos âmes se pose.
Vois la douce Vénus, de flammes d'or vêtue,
Au centre du jardin où le crocus fleurit.
Flore sème l'espoir que la rigueur a tue,
Orangers et bleuets couronnent notre abri.
Est-ce l'Éden fermé des antiques mystères,
Le Cantique enivrant où l'amante attendait ?
Cupidon bande l'arc au-dessus des parterres,
Pour unir à jamais ce que l'ombre scindait.
Mercure, Thot-Hermès, messager des sagesses,
Dissipe le brouillard vers le ciel étoilé.
Il sublime la chair et nos pures tendresses,
Pour un envol de l'âme, un absolu voilé.
Laisse le vent d'azur frissonner dans les plis,
Il souffle la réponse au cœur de l'En To Pan.
Au chant des nymphes d'or, le destin s'accomplit :
L'Irréductible vit son éternel Printemps.
© 2026 Irréductibles 2303 #pmdrobeen
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