Bérénice
Bérénice
BÉRÉNICE
Bérénice se demande ce qu’elle fait ici
Mais il n’y a rien d’autre à faire, alors elle fait comme si
Comme s’il fallait faire ce que les autres attendent
Et dire les mots choisis, ceux que l’on souhaite entendre.
Jamais elle ne se fâche, jamais elle se s’oppose
Elle accepte chocolats, parfums, bouquets de roses
Et chaque fois qu’un don vient encombrer ses mains
C’est un peu d’elle au fond qui s’envole au matin.
Bérénice en fait se volatilise
Son cœur, ses yeux, sa bouche, ses membres appairés
S’estompent graduellement avant de s’effacer
Au fil des jours tranquilles et des nuits indécises.
Bientôt Ô Bérénice, tu ne seras plus
Qu’une vague silhouette, un souvenir diffus
Tu seras dans les fleurs que l’on t’aura offertes
Dans l’odeur des parfums qui imprégnaient ton être
Et dans le chocolat que tu mâchais longtemps.
Mais tendre Bérénice, où es-tu à présent ?
Christophe D.
(Image d'Ylanite KOPPENS / Pixabay)
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Jackie H hace 18 días
La trop gentille mais effacée, qu'on ne remarque pas ou alors juste pour lui offrir des cadeaux de convenance parce que c'est la convention de la vie sociale, mais que l'on oublie petit à petit, qui se perd elle-même et dont la disparition ne laissera aucune trace... sauf peut-être celle d'un immense regret : celui d'avoir été mais de n'avoir pas existé...
Imane Tamli hace 19 días
Pauvre Bérénice ou very-nice ! Très jolie portrait, silencieux et bouleversant