Apolline
Apolline
Apolline
Au volant de son bolide
Quoi qu’il lui en coûte
Apolline l’intrépide
Mange la route.
Ses cheveux défaits au vent
S’emmêlent dans les étoiles
Pour devenir tout blancs
Par intervalles.
Apolline, à s’y méprendre,
Ressemble à Cruella
Mais elle a les yeux plus tendres
Et le cœur bien délicat.
Grisée par la vitesse
Elle accélère sans cesse
Et ne voit pas
Les arbres qui filent
Le long des berges fines
Et patatras !
Le monde sombre
Tout autour d’elle
Que de secousses !
Mais Apolline poursuit sans trêve
Sa folle course.
Christophe D.
(image de RealAKP / Pixabay)
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