ADÉLAÏDE
ADÉLAÏDE
ADÉLAÏDE
La belle Adélaïde
A le teint livide
Qui se démultiplie
Dans le tain des miroirs.
Elle peint ses lèvres
D’ocres virides
Et sur ses ongles
Pose du noir.
Elle aime plus que tout
Se mettre sur les genoux
Et chanter des chansons
Dont les paroles naïves
Ne veulent souvent rien dire
Mais font tourner en rond
Les anges du bizarre
Les souris, les cafards,
Les bêtes à paires de pattes
Et celles qui n’en ont pas.
La belle Adélaïde
N’attend rien de la vie
Ce qui est plutôt sage.
Elle a le teint livide
Qu’elle farde puis démaquille
Face aux yeux des miroirs
Ça ne s’arrête pas
Ça ne s’arrête pas
Et cœtera
Etc.
Christophe D.
(image de Pexels / Pixabay)
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Bernard Ducosson hace 1 hora
Texte enjoué et plaisant tant et puis j'aime apprendre de nouveaux mots et viride vient de rejoindre mon propre alphabet. Bravo et merci Christophe D...
Christophe Dandonneau hace 50 minutos
Bonjour Bernard et merci pour votre commentaire.
Viride oui... Rimbaud l'emploie dans son poème "Voyelles", j'aime beaucoup cet adjectif qui semble vibrer comme un serpent. Ne me demandez pas pourquoi ah ah !
Bernard Ducosson hace 44 minutos
Viride = couleur, d'où serpent...teint ?
Christophe Dandonneau hace 38 minutos
j'apprécie le jeu de mots... mais ce n'est pas aussi subtil, certains mots suscitent en moi des images singulières, c'est presque physique.