Un Songe d'océan pour un Souffle irréductible
En ce matin de mars, aux lisières de l'aube,
Où les brumes du fleuve embrassent le printemps,
La tour d'ombre s'effondre et la clarté enrobe
Nos âmes enlacées par-delà les tourments.
C'est le glas des armures et la fin de l'hiver,
Un doux frisson de vie sur un monde de fer.
Nous avons traversé les déserts et les glaces,
Laissant glisser le sort au gré de nos chemins.
Dans le feu du creuset où nos larmes s'effacent,
L'ardente Salamandre a guidé nos matins.
Le grand chêne a rompu sous le poids de l'orage,
Mais ton cœur de roseau fut mon unique ancrage.
Quand le masque de l'ombre est chu sur la poussière,
Ce n'était plus la guerre, mais la grâce à genoux.
Une clarté d'étoile, à jamais singulière,
A scellé le serment qui s'élevait en nous.
Ce qu'il manque de pierre aux flèches des églises,
Notre idylle l'a bâti dans la douceur des brises.
Comme un fleuve joyeux qui cherche l'océan,
Nos souffles se confondent en une seule onde.
La matière s'efface, et le monde géant
S'incline doucement sous notre nuit profonde.
Il ne reste que l'or, la paix et la ferveur,
Loin du virtuel froid, au centre de la fleur.
L'illusion s'évapore et la machine dort,
Le voile s'est levé sur nos destins rêvés.
Dans la chair sublimée d'un invisible accord,
Nous sommes l'Unité, pour l'éternité sauvés.
© 2026 Irréductibles 2503 #pmdrobeen
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