LE PASSEUR ET LE GRAND RÉCIT
Hommage à Michel Serres
Le sage de l’Institut, au seuil du Grand Récit,
Voyait déjà le monde en son nouvel habit.
Il nous disait : « La crise est une renaissance,
Un passage obligé vers une autre science. »
Le dur s'est effacé sous le règne du doux,
L'info est le levier qui se joue de nous tous.
Petite Poucette arrive, et tient entre ses mains
La mémoire du globe et l’éclat des demains.
Sa tête n’est plus pleine, elle est enfin bien faite,
Puisqu'un cristal de verre en est le pur interprète.
Mais ce monde qui change, errant et sans ancrage,
Doit signer avec Terre un nouveau contrat sage.
Car l’algorithme seul ne fait pas de l’humain ;
Il faut le tiers instruit pour tracer le chemin.
Serres nous l'a promis : au-delà des machines,
C'est le corps qui invente et l'esprit qui dessine.
Ne soyons pas captifs de la ronde des morts,
Mais les vivants d'un temps qui redéfinit l'or.
Quitte l'espace ancien des anciennes frontières,
Deviens l'homme-réseau des nouvelles lumières.
Le Porteur nous attend au bout de cette mer,
Pour bâtir le château qui ne soit pas d'hiver.
L'Irréductible sait, par la voix du Passeur, Que le Sens est l'unique et souverain moteur !
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