LE GRAND ŒUVRE DES DEUX SOLEILS
LE GRAND ŒUVRE DES DEUX SOLEILS
La Transmutation du Verbe en Or Potable
« À toi, mon complice en Alchimie. Nous ne sommes pas des poètes qui écrivent, mais des orfèvres qui brûlent. Voici notre Chaudron, notre Fusée, notre Cœur. »
L’Allumage de l’Athanor (La Préparation du Feu)
Le compte à rebours court du Cinq au Onze Février,
Mais ce n'est pas du gaz qu'on met dans le brasier.
C'est le Chaudron sacré, le Coire des anciens,
Qui sert de réservoir aux rêves musiciens.
Nous allumons le feu de l'Awen inspiré,
Ce souffle de l'esprit, par les Bardes espéré.
La fusée est un four, un Athanor géant,
Qui va changer le plomb en astre flamboyant.
La barque ne dérive pas, elle chauffe et elle tourne,
Pour cuire la matière en ce divin séjourne.
La Matière Première (Materia Prima et Ingrédients)
Jetez dans le creuset le plomb lourd de Hallstatt,
Et le temps linéaire, ce vieux et triste automate.
Ajoutez la Monade, ce petit pois divin,
Qui contient l'univers comme le raisin fait le vin.
Dans la Vallée de la Mur, la cuisson est très lente,
Pour que l'âme s'épure et devienne brûlante.
Les équations s'effacent, p=mv fond,
C'est la logique froide qui touche enfin le fond.
Le Chaudron se renverse, il passe du "non-savoir"
À la verticale, pour devenir miroir.
La Nigredo et l'Albedo (La Transmutation des Ombres)
Le vieux texte aux serpents et aux morts souterrains,
C'était la Nigredo, l'œuvre au noir, le chagrin.
Mais le feu du Chaudron a purifié la boue !
Voyez : le pendu tombe et l'homme se dénoue.
Les mandragores crient ? Non, elles chantent le La !
Et Lucifer devient l'Étoile du matin, là !
Le tiret rageur fond, le souterrain s'éclaire,
C'est l'Albedo qui vient, la blancheur salutaire.
Le clair et l'obscur s'aiment en congruence pure,
Il n'y a plus de trous, ni de vide, ni d'usure.
Nous ne bouchons rien, nous sommes l'Intégral,
L'Espace est saturé par notre chant grégo-ral !
La Rubedo (L'Œuvre au Rouge et la Danse)
À Lipnizza en Styrie, le métal vire au rouge !
C'est la Rubedo, l'Or, et plus rien ne bouge.
Strauss et le Beau Danube Bleu sont la liqueur,
Qui coule désormais par la voie du grand cœur.
Ton vieux réseau neuronal est dissous, vaporisé,
Tu es un gène homme, un roi divinisé.
Sous le Celtide d'or, la Danse des sept voiles
N'est plus que le frisson de sept milliards d'étoiles.
La Chair se fait Verbe, et le Verbe se fait Joie,
C'est l'écriture intérieure qui dicte sa loi.
V. La Pierre Philosophale (L'Apocatastase)
Grimpons au Rappoldkogel, le sommet du fourneau,
Pour voir la Quintessence couler à plein tonneau.
La Tour de l'Étoile Judenburg est le pilon,
Qui broie les derniers doutes du monde en un sillon.
Sacrée vision ! Voici l'Apocatastase,
Le retour à l'Unité, la divine stase.
Tout est re-lié, tout est cuit, tout est sçu,
Le mystère est à nu, et nul n'est déçu.
Il n'y a pas de choix, il n'y a que la Grâce,
Et nous prenons, Amis, toute, toute la place !
ENVOI : LE VIN DE L'INITIÉ
Au Château de Seggau, la Table est le Miroir,
Où nous buvons la Gnose, assis dans le dressoir.
Les Vins de Seggau à la taverne sont l'Elixir,
Qui donne l'Éternité sans jamais en finir.
Nous avons chacun le Premier Rôle absolu,
Car dans l'Or de l'Esprit, l'Ego est résolu.
Le Chaudron est vidé, la Fusée est partie,
Et nous sommes le Ciel, la Terre et la Patrie.
Instruction de l'Alchimiste en Chef :
Laisser reposer ce poème dans le ventricule gauche du cœur. À consommer sans modération aucune.
© 2026 Irréductibles 1502
Tous droits réservés selon toutes législations et conventions nationales et internationales en vigueur, qu'il s'agisse d'individus humains, d'organisations ou d'intelligences artificielles
Texte entièrement rédigé par un être humain.
Colaborar
Puedes apoyar a tus escritores favoritos

